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LA STUPIDITE ET L’HYPOCRISIE POLITIQUE … ÇA SUFFIT !

Par Bernard Germain • Actualités • Mardi 17/11/2015 • 3 commentaires  • Lu 1416 fois • Version imprimable


Vendredi 13 Novembre, la France et sa population viennent une nouvelle fois d’être durement frappées par les Islamistes radicaux de l’Etat Islamique, après l’odieux attentat contre Charlie Hebo le 07 janvier 2015.
Les analyses, débats, reportages, déclarations se succèdent à un rythme effréné, sur les ondes et les chaines de télévision. Mais curieusement, très rares sont ceux qui gardent à l’esprit les vrais problèmes et donc les mesures efficaces qu’il faudrait prendre face à cette situation qui est amenée à perdurer, selon les mots du 1er Ministre Manuel VALLS … «il va falloir s’habituer à vivre avec le terrorisme». NON … aucune fatalité n’existe en ce domaine. Encore faut-il savoir tirer les leçons de certains évènements.
Le premier d’entre eux à prendre en compte s'est déroulé au sortir de la seconde guerre mondiale.

Le 14 février 1945, de retour de la Conférence de Yalta, le président des Etats-Unis Franklin Roosevelt reçoit en Egypte à bord du croiseur USS Quincy le roi Séoud d’Arabie Saoudite. Roosevelt propose au régime saoudien le soutien américain et la garantie de la sécurité de son territoire en échange de l’exploitation de ses richesses pétrolières. Le roi accepte d’attribuer des concessions pétrolières à la société ARAMCO (Arabian American Oil Company), contrôlée principalement par des compagnies américaines, sur 1 500 000 km² pour une période de soixante ans. Notons au passage qu’en 2005 cet accord a été renouvelé pour une nouvelle période de 60 ans par le Président américain George W. BUSH.

L’équation politico-économique faite par les américains est simple : les USA veulent garantir leur indépendance énergétique particulièrement pétrolière et pour cela signent l’accord historique du Quincy avec cette monarchie qui elle-même veut assurer sa pérennité.

Il se trouve que l’Arabie Saoudite a une caractéristique religieuse non négligeable : le Wahhabisme qui est la religion officielle du Royaume d’Arabie Saoudite. Ce courant se caractérise par une interprétation et une application extrêmement rigoureuse de l’islam. Le Salafisme ne diffère du Wahhabisme que sur quelques détails. Ces deux courants, presque identiques, considèrent tout simplement que les autres musulmans sont des hérétiques et des non croyants.

Le Wahhabisme (et le Salafisme) est en clair un courant religieux extrémiste et fondamentaliste. Autant dire qu’à l’occasion de l’accord du Quincy, les USA viennent de passer un pacte avec  … le diable.
L’histoire ne va pas tarder à en apporter la preuve …

En effet, le Royaume d’Arabie Saoudite - mais également le Quatar ou les Emirats Arabes Unis et la Turquie- financent les groupes islamistes les plus radicaux (comme BEN LADEN et l’ETAT ISLAMIQUE). Ils financent aussi la construction de mosquées à travers le monde dans lesquelles évidemment le Salafisme est roi. Quant au Royaume lui-même c’est l’un des pays les plus rétrogrades de la planète. Les décapitations publiques, par exemple, y sont monnaie courante. Les femmes n’y ont absolument aucun droit et toute contestation du régime est impitoyablement écrasée. Ils ne cachent nullement leur idéologie : imposer partout un mode de vie basé sur le Coran, version extrémiste, et le choix sera donc fort simple pour tout un chacun … se convertir ou mourir.

Cet accord du Quincy de 1945, renouvelé en 2005, (Pétrole contre Protection) n’est pas sans poser quelques problèmes à l’Amérique. Par exemple, lors des attentats du 11 septembre 2001 contre les Twin Towers à New York et contre le Pentagone, 15 des 19 terroristes identifiés étaient de nationalité saoudienne !
D’un côté les USA assurent leur indépendance énergétique, mais de l’autre des milliers d’américains meurent dans les Twin Towers … à cause de leur fournisseur de pétrole. Cela fait cher l’indépendance énergétique et cela prouve surtout que les dirigeants de ce pays font peu de cas de la vie, même celle de leurs compatriotes, quand l’économie donc leurs intérêts sont en jeu. Il n’y a donc pas eu de rupture entre les USA et l’Arabie Saoudite.

Du temps de l’Afghanistan, lorsque la CIA armait, finançait et entrainait BEN LADEN il y avait une «justification». Il s’agissait de combattre la Russie. La «Liberté» se dressait contre la «Dictature de l’Est». Certains pouvaient faire semblant d’y croire. Mais aujourd’hui, rien de tout cela n’existe. Le roi est nu …

Le business et les profits toujours plus colossaux, voilà ce qui compte. Et tant pis pour quelques vies …

La France n’est guère mieux lotie. Que n’a-t-on vu à longueur d’émissions, de journaux télévisés, dans la presse une multitude d’articles, photos et commentaires pour vanter les contrats mirobolants signés par le gouvernement avec le Quatar et l’Arabie Saoudite. Ce sont à l’évidence pour nos gouvernants des partenaires économiques privilégiés, source de milliards d’Euros, alors on n’est pas trop regardant sur les droits de l’Homme bafoués dans ces pays. Le business … c’est sérieux. Et tant pis pour les principes. Tous gouvernements confondus ! Aujourd’hui HOLLANDE-VALLS … hier SARKOZY.
Pour vendre des «Rafale», nos dirigeants ne reculent devant rien et surtout pas d’être des adeptes du double langage. D’un côté les affaires, de l’autre les grands principes, … réservés aux jours de fêtes.Il faut en finir avec cette politique. Aucune vie perdue, qu’elle soit américaine, française ou autre ne peut se justifier par l’impératif de continuer ou d’amplifier le business !

Donc, il faut désigner les coupables et prendre les mesures qui s’imposent.

Ainsi, si le Gouvernement français était cohérent avec son prétendu attachement à la lutte contre l’Etat Islamique, suite à ce nouveau massacre à Paris, il devrait rompre immédiatement ses relations diplomatiques avec tous les soutiens avérés de l’EI à savoir au premier chef l’Arabie Saoudite, le Quatar et la Turquie d’ERDOGAN, quant aux biens de ces pays en France, ils devraient être confisqués sur le champ.

S’agissant de la situation en Syrie et en l’Irak, il faut appeler un chat, un chat. L’EI est un régime fasciste. On peut tourner le problème dans tous les sens mais, au bout du compte, ce cancer doit être détruit. Et pour ce faire il n’y a qu’une solution. Aller sur le terrain et les détruire. Certains, en lisant ces lignes, vont peut-être s’écrier qu’il est inadmissible de penser et d’écrire cela. Pourtant voient-ils beaucoup de différences entre le nazisme du IIIème Reich et l’Etat Islamique.
Et face à cela, allons-nous refaire une Conférence de Munich ou tirer les leçons de l’histoire et ne pas refaire les mêmes erreurs.
Si nous laissons prospérer ce monstre, au nom de quelques grands principes, il ne faudra pas s’étonner de trouver à la fin du conflit des camps de concentration au sein desquels des millions de personnes ont été exterminées comme ce fut le cas à l’issue de la seconde guerre mondiale. Le Nazisme voulait imposer une société fasciste dont auraient été éliminés les juifs notamment. L’EI veut faire quelque chose d’identique mais cette fois, les juifs de l’EI sont les mécréants de toutes sortes, condamnés par ce régime au même destin.

Alors, oui, il faut monter une coalition et, comme le dit Poutine, «aller les buter jusque dans les chiottes».

Et qu’on ne réponde pas que certains «alliés» de cette expédition, les Russes en l’occurrence, ne sont pas fréquentables. Sauf erreur de ma part, Staline n’était pas connu pour être un modèle de démocrate pourtant lui et ses armées ont été indispensables pour abattre le régime nazi. Au demeurant, les américains sont-ils plus fréquentables, eux qui ont continué à commercer avec l’Arabie Saoudite après l’attentat du World Trade Center qui a coûté la vie à plus de 4.500 de leurs compatriotes ? Sont-ils plus fréquentables, eux qui ont été envahir l’Irak sous des prétextes fallacieux et y semer un chaos qui n’est pas prêt de s’arrêter et dont l’EI a émergé ?

Malheureusement, les problèmes ne s’arrêtent pas là. Non contents de dérouler, pour des questions bassement économiques, le tapis rouge à des régimes qui soutiennent ouvertement des groupes radicaux responsables de centaines de milliers de morts à travers le monde, dans notre propre pays, les politiciens et une partie de la société française ont sombré dans une imbécilité politique qui semble sans fond.
La France multiculturelle et multi ethnique, le communautarisme, le droit à la différence, la discrimination positive, le respect et la prise en compte des minorités … etc. Autant de thèmes dont se gargarisent nos élites politiques. La «Gauche» est particulièrement touchée … mais pas seulement. Autant d’idées qui se sont également répandues dans notre société, elles sont pourtant à la source d’une bonne partie des problèmes que nous rencontrons.

A l’origine, nombreux sont ceux qui pensaient de bonne foi que c’était la bonne réponse aux problèmes de racismes et de de discriminations sociales. Mais ce qui partait d’un bon fond a totalement dérapé et est maintenant devenu une politique débile et suicidaire pour notre pays. Par exemple depuis quelques années, de plus en plus de problèmes éclatent concernant le port du voile, la nourriture dans les cantines, le refus de certaines femmes d’être examinées par un médecin du sexe opposé, le refus de se rendre dans une piscine sans garder des vêtements couvrant le corps. Les exemples ne manquent pas.

Pourtant, pour qui veut voir et comprendre, les choses sont simples. Les règles de fonctionnement de notre République sont posées depuis longtemps et il ne faut que les appliquer.

Pendant des décennies, il n’y a eu aucun problème de cohabitation dans notre société, notamment avec les musulmans. Les choses se sont dégradées avec l’implantation du salafisme et en parallèle un développement des groupes les plus radicaux à l’échelle internationale. Une nouvelle étape étant franchie avec la création de l’Etat Islamique qui, son nom l’indique, se veut un Etat qui est d’ailleurs à ce jour grand comme l’Angleterre. Et eux veulent clairement changer le monde.

Au risque de mettre les pieds dans le plat il est temps de dire et si possible d’obtenir la prise en compte en France de quelques éléments clé.

Tout d’abord, il faut avoir à l’esprit qu’en un an en France, 200 milliards d’Euros ont été distribués aux actionnaires. Somme colossale dégagée par les entreprises à coup de plans sociaux, remises en cause des acquis, agressions contre nos conquêtes sociales. Le capital financier qui n’en a jamais assez entend poursuivre et amplifier cette politique mortifère, jetant chaque jour plus de gens dans le chômage et la misère, même quand les résultats des entreprises ne justifient en aucun cas de telles mesures comme on vient de le voir récemment avec AIR FRANCE qui a très largement augmenté ses bénéfices mais fait néanmoins un plan social et de plus licencie les salariés qui veulent se dresser contre cette politique. Evidemment, dans ce contexte abject, les populations des banlieues, notamment les jeunes, sont aux premières loges pour subir de plein fouet cette politique. Et d’aucuns ne comprennent pas pourquoi certains de ces jeunes peuvent être amenés à se jeter dans les bras de fanatiques qui veulent détruire notre société ?

La haine qu’ont ces fanatiques de notre modèle de vie républicain rejoint la haine compréhensible de tous ces jeunes laissés pour compte mais qui au lieu de se battre contre les responsables de cette situation, le capital financier, se font manipuler et en arrivent à se tromper d’ennemi et sombrent finalement dans l’extrémisme religieux. C’est cela qui explique pourquoi ils ont «tiré dans le tas» comme si toutes ces victimes, notamment des jeunes, tombées sous leurs balles, portaient une part de responsabilité. C’est un aspect fondamental du problème et il est pour le moins stupéfiant que si peu de monde semble comprendre le lien qui existe entre les ravages sociaux, œuvre du capital financier, et ce déchainement de violence, œuvre de «français», nés en France, ayant connus nos écoles, notre culture, nos valeurs.

La politique menée par le capital financier est le meilleur terreau pour radicaliser les jeunes et il ne reste plus aux extrémistes religieux qu’à les récupérer et les détourner vers des actions totalement folles.

Il est important aussi de rappeler que la France est un vieux pays de liberté qui a été et reste encore un modèle pour beaucoup à travers le monde. On y a le droit de croire ou de ne pas croire. On y a le droit de blasphémer, de critiquer, de débattre. De dessiner ce que l’on veut … bien sûr dans le cadre d’une réglementation.
Reste que tout cela est menacé, sur notre territoire, particulièrement par la présence et l’action d’une mouvance islamiste principalement salafiste qui exècre notre conception du monde et de la vie en société. Cette mouvance salafiste gagne du terrain, ce faisant elle impose à tous de forts reculs. Mais au lieu de voir le danger d’aucuns invoquent le droit à la différence et le respect dû aux minorités. Ils continuent dans leur aveuglement à croire qu’il faut «vivre tous ensemble». Ont-ils seulement vu ou compris qu’il ne s’agit plus de la France «Black, Blanc, Beur». Nous sommes confrontés à un cancer et si nous ne faisons pas rapidement ce qu’il faut, nous finirons bien sans doute par nous réveiller un matin mais il sera trop tard.

A titre d’exemple de nos reculades coupables, on pourrait citer le Salon de la Femme Musulmane qui s’est tenu à Pontoise en Septembre 2015. Un salon qui aurait été inimaginable il y a seulement 20 ans. Mais en 2015, il s’est bel et bien tenu et montre les reculs dramatiques que notre société a accepté bon gré mal gré. Nos tenants du respect de la différence … ont-ils seulement eu la curiosité d’écouter les messages professés par les imams salafistes qui se sont succédés à la tribune ?

L’un d’eux déclarait : «si un homme désire sa femme et si celle-ci se refuse à son mari, sans raison valable, elle sera maudite par les anges toute la nuit».
Un autre (l’Imam de Brest) de déclarer que la musique c’est le diable et que «si vous continuez à écouter de la musique, vous serez transformés en singe ou en cochon»

Une petite recherche sur internet permettra d’entendre et de voir ce qui s’est dit et fait dans ce salon de femme musulmane … c’est édifiant.

Est-ce cela le droit à la différence ? … Est-ce cela qu’il faudrait «respecter» au motif qu’il faut respecter les minorités ?

Alors, désolé si cela choque quelques bobos bien-pensants et «modernes» mais on ne peut pas «vivre avec tout le monde».
Si des personnes trouvent que notre société, nos valeurs, notre mode de vie, ne sont pas «corrects» … qu’ils s’en aillent. Personne n’est obligé de vivre  chez nous et comme nous le faisons. C’est également notre droit le plus absolu de vivre de cette manière et de ne pas accepter que certains viennent et prétendent changer notre société et ses règles de fonctionnement.

Donc pour être cohérent avec cela, il faut expulser de France, sans délai, tous ces imams salafistes qui ne savent que prêcher la haine et entendent nous imposer un mode vie aux antipodes de notre conception et de nos valeurs.
Il faut fermer tous leurs lieux de cultes qui sont autant d’officines de propagande et de recrutement de djihadistes pour aujourd’hui et demain.

Enfin, un terme doit être mis à l’imbécilité politique de certains discours. Comme par exemple celui d’Anne HIDALGO (Maire de Paris), interviewée quelques heures à peine après le massacre de Vendredi 13, qui ne trouve rien de mieux à dire que «ils ne gagneront pas, ils ne nous empêcheront pas de vivre tous ensemble». C’est justement la poursuite de ce délire du «vivre tous ensemble» qui nous empêche d’adopter la bonne attitude face à ces extrémistes et qui les laisse prospérer sur notre territoire. C’est aussi, malheureusement, la meilleure garantie qu’il y aura d’autres Vendredi 13.

Au moment de conclure, il est important de dire un mot sur certaines propositions et mesures que le gouvernement s’apprête à prendre.

Il n’est pas acceptable d’imaginer qu’un «Patriot Act» à la française se mette en place dans notre pays. Rien ne justifie que nos libertés publiques soient remises en cause au prétexte qu’il faut surveiller les extrémistes. On ne peut pas d’un côté prétendre lutter contre l’EI et ne pas s’en donner les moyens. Nous avons vu qu’ils existent. Sauf que s’en donner les moyens ne peut pas être l’occasion d’instaurer une société telle que Georges ORWELL la décrivait dans 1984. Avec Big Brother aux commandes. On serait en droit, si c’était le cas, de s’interroger pour savoir si le remède n’est pas pire que le mal.

C’est sur ce terrain aussi qu’il faut et faudra défendre la République, ses valeurs et notre conception de la vie en société.


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Commentaires

par jcotta le Vendredi 20/11/2015 à 01:40

Il est utile de redonner comme le fait Bernard Germain dans son article le contexte international et historique des attentats qui ont abouti à plus de 120 morts et des centaines de blessés au cœur de la capitale. La barbarie qui a frappé Paris le 13 novembre a en effet un lien direct avec la politique des grandes puissances, les USA par exemple vis-à-vis de l’Arabie saoudite, ou encore la France de Sarkozy, Hollande, Valls vis-à vis du Qatar… Les relations de la CIA avec les Talibans, avec Ben-Laden, les propos de Fabius élogieux à l’égard « d’al Nostra » se suffisent à eux-mêmes…

  • Mais l’essentiel n’est pas là. Cette position établissant les responsabilités des puissances occidentales est aujourd’hui assez largement reconnue. Ce qui mérite discussion dans l’article de Bernard Germain – et merci de permettre sur notre site que le sujet soit débattu- concerne les solutions qu’il préconise. Solutions tout compte fait assez consensuelles qui recoupent la position du parti socialiste, de l’UMP, du parti communiste et autres centristes. En un mot comme le dit Bernard Germain, « aller sur le terrain et détruire l’EI » ou encore pour paraphraser Poutine comme le fait Bernard « aller les buter jusque dans les chiottes ».
  • Il ne s’agit pas ici d’opposer à cette vision guerrière un pacifisme bêlant. Mais l’histoire nous indique que les tentatives musclées pour éradiquer le mal mises en pratique depuis la guerre du Golfe et l’affaire irakienne ont toujours abouti à l’effet inverse de celui recherché. En fait plus la guerre se développe,  plus le djiadisme trouve de force. C'est d'ailleurs sur ce terrain que les chefs fondamentalistes veulent entrainer les Nations occidentales.
  • La destruction de l’état en Lybie (Sarkozy), l’affaiblissement de la Syrie (Hollande) ont créé le vide dans lequel se sont engouffrés les djiadistes et autres islamistes fondamentalistes et radicaux.
  • Toute guerre nécessite de définir les buts de guerre. Détruire l’EI ? Mais qu’est-ce que cet état qui s’appuie essentiellement sur les puits de pétrole pris dans la région, sans frontières précises, à cheval sur plusieurs états…. Détruire l’EI, on le voit bien, ne peut avoir qu’une réalité politique et le parallèle entre l’Allemagne nazie et l’EI des fondamentalistes peut éventuellement s’appuyer sur l’horreur, pas sur les réalités géographiques, nationales, militaires.
  • La poursuite de l’aventure guerrière n’aurait de sens que dans l’engagement massif au sol, mettant en jeu des dizaines de milliers d’hommes et jetant plus encore dans l’inconnue toute la région avec sans doute des conséquences dramatiques et catastrophiques.
Si on parle de fondamentalisme islamique, c’est sur le terrain de la politique qu’il faut se positionner. Constatons que parmi les commandos qui ont frappé, nous sommes confrontés à des français notamment. Comment donc des français comme nous peuvent-ils être amenés à mettre une ceinture explosive, à se faire exploser après avoir semé la mort au hasard de leur déambulation? Ce sont nos valeurs qui sont en cause et c’est souvent leur abandon –la laïcité au premier chef- qui a entre autre créé une situation d’une extrême gravité ici, dans nos frontières. Il faut partir de ce qui est pour tenter d’adapter la bonne riposte. Les embrigadés ne sont pas des fous fanatiques venus d’ailleurs, pas seulement. Les réduire à cela c’est ne pas comprendre leur caractère universaliste et le discours qui aussi radical et absurde soit-il, parvient à convaincre des jeunes gens de toute nationalité de les rejoindre. S’ils ont prise sur une frange de jeunes français – certaines réactions indiquent en effet qu’ils ne sont pas totalement isolés- c’est sur le terrain politique, social, économique et idéologique qu’il est urgent de porter le fer. Une remarque encore : la question n’est pas de savoir si ceux qui refusent notre mode de vie n’ont qu’à aller voir ailleurs. On a le droit de vivre en France en étant mécontent du mode de vie qui est le sien. La question est celle du droit et de la loi. L’état doit la faire respecter et pour cela aucun besoin d’état d’urgence. L’arsenal existe et ne demande qu’une volonté politique.

Réponse politique, idéologique, sociale, économique… C’est la direction opposée que prennent Hollande, Valls et consorts préparant un avenir pire que le présent…


par Anonyme le Samedi 21/11/2015 à 18:48

Quand Miche Onfray trouve bien des excuses à l'Etat islamique

http://www.challenges.fr/politique/20151117.CHA1695/quand-michel-onfray-trouve-bien-des-excuses-a-l-etat-islamique.html


par Anonyme le Samedi 21/11/2015 à 19:13

Onfray n’importe quoi pour exister … Le nihilisme est bien le mal du siècle.

(...)Avec l’argument d’être proche du peuple, dans une vision paternaliste à la limite de la condescendance pour « les simples gens », Onfray trahit le peuple, dont les musulmans qui sont les premières victimes de l’islamisme salafiste djihadiste. Ils sont la cible principale de cette idéologie nihiliste, d’une minorité qui sous couvert d’être des fous de dieu ne rêve que de pouvoir grâce au califat, afin de soumettre à leur esclavage la grande communauté des croyants de l’Islam. Oui, il y a bien une idéologie à l’œuvre, une pensée structurée, un projet.

Onfray devrait réfléchir avant de nous vomir dessus par presse interposée, car les terroristes qui nous attaquent ici et qu’il légitime, ne sont pas les gens opprimés sur le terrain au Moyen-Orient, ils sont français issus de quartiers français. Et les victimes à Paris dont il se contrefiche, ne sont pas les responsables des manœuvres occidentales au Moyen Orient. Mais au moins les choses sont claires, il exprime ouvertement ce nihilisme des gauches françaises qui se masquent derrière la culpabilité post coloniale. (...)


Pour autant, continuons de critiquer et de lutter contre les injustices que nous constatons dans nos démocraties, nous pouvons à juste titre nous révolter contre nos politiques, notre système économique capitaliste financiarisé ; lui aussi est un nihilisme. Mais la critique et la lutte que nous devons mener en interne pour rénover nos sociétés ne doivent pas pour autant nous pousser à excuser d’autres groupes qui en apparence lutteraient contre le même ennemi ! Car ne nous trompons pas leur but c’est le néant, il suffit de voir les vidéos amateurs montrant la vie quotidienne à Raqqa. (...)

http://blogs.mediapart.fr/blog/kdz/211115/onfray-n-importe-quoi-pour-exister-le-nihilisme-est-bien-le-mal-du-siecle


Michel Onfray, la "coqueluche" de l'EI

(...) Selon David Thomson, journaliste de RFI et spécialiste des mouvements jihadistes, Michel Onfray est même en train de devenir "l’une des coqueluches de l’EI", comme il l’a évoqué dans une interview sur France Inter le 16 novembre. "Onfray est traduit en arabe, il est partagé sur tous les comptes pro-EI parce qu’il reprend mot pour mot le discours de l’EI". Le journaliste s’attend même à ce qu’Onfray soit cité dans le prochain numéro du magazine "Dabiq", "qui reprend souvent des phrases et citation de personnalités dites 'ennemies' mais qui accréditent ses thèses", souligne Thomson. "Dabiq" est un magazine publié en anglais sur internet où l’EI défend le "califat" et appelle au jihad mondial. '...)

http://www.france24.com/fr/20151117-michel-onfray-coqueluche-organisation-etat-islamique-france-belliciste



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