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Avec le peuple grec : unité pour dire NON à l’austérité, à la dette “publique” et aux “institutions”, dans toute l’Europe !

La décision du premier ministre grec et dirigeant de Syriza, Alexis Tsipras, de soumettre à un référendum les dernières injonctions du club des créanciers, appelé « les institutions » (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds Monétaire International), a été accueillie par un rugissement de haine antidémocratique par M.M. les « autorités européennes ». Feignant de prendre cette annonce pour un « coup de théâtre », leur réaction a consisté, sans délai, à proclamer qu’il n’y avait aucun accord, ce qui est une claire menace que la BCE bloque tout prêt financier à la Grèce à l’échéance du mardi 30 juin, de façon à la contraindre au « défaut » envers le FMI, et à asphyxier tout fonctionnement de l’Etat en stoppant dans les prochains jours le roulement des titres de dette publique permettant de payer au jour le jour salaires des fonctionnaires et pensions, et en poussant les banques grecques à geler toute sortie de fonds de façon à provoquer par anticipation une panique dés maintenant. Ceci à la réunion des ministres des Finances de la zone euro, d’où le représentant du 19° pays membre, le ministre grec Varoufakis, fut purement et simplement expulsé !
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Par Vincent Présumey • Internationale • Dimanche 28/06/2015 • 0 commentaires  • Lu 235 fois • Version imprimable

Capital et religion.

IIe partie

Religions, État, laïcité : le premier problème qu’il nous faut intégrer, c’est que ces trois objets ne sauraient être analysés si l’on ne fait pas intervenir le quatrième personnage, qui s’insinue par dedans, par dehors, par-dessous, par-dessus et par le travers, je veux parler du capital. → plus

Par Vincent Présumey • Débat • Lundi 22/06/2015 • 0 commentaires  • Lu 404 fois • Version imprimable

Quelques considérations générales pour introduire une série de réflexions sur les rapports entre religions, Etats et laïcité.

« L’ignorance n’a jamais servi de rien à personne » (maxime de Karl lorsqu’il était fâché ; provient de Spinoza, Ethique, I, appendice, critiquant ceux qui « se réfugient dans la volonté de Dieu, cet asile de l’ignorance »)

 

 

Le présent article introduit une série d’articles de réflexions et d’analyses que je soumets à propos des rapports entre religions, Etats et laïcité.

 

Religions, Etats, laïcité : aborder ces sujets, dans le premier quart du XXI° siècle, reste extrêmement risqué. Dans un certain nombre d’Etats, le simple fait de contester que l’Etat ait le droit ou le devoir d’employer son pouvoir à imposer des dogmes religieux et des pratiques de vie quotidienne que ces dogmes sont supposés exiger, est dangereux, physiquement et corporellement dangereux, et ceci non pas seulement en Arabie saoudite, Iran et autres pays où les Etats prétendent appliquer la charia, mais en Myanmar (Birmanie) bouddhiste, dans de nombreux territoires des Etats-Unis d’Amérique du Nord où c’est l’ « opinion publique » organisée en groupes de pression dominants qui vous poursuivra de sa vindicte, sans oublier bien des pays catholiques comme l’Irlande  -ou du moins l’Irlande d’il y a peu car le peuple est en train de changer cela-, sans oublier la Russie orthodoxe, les soi-disant « Républiques populaires » du Donbass et de Louhansk où l’orthodoxie est d’Etat, sans oublier l’Inde où l’actuel premier ministre fut autrefois un chef violent des milices hindoues, sans oublier plusieurs régimes où liberté religieuse et liberté de conscience existent dans la constitution et dans les lois, mais pas forcément, pas toujours et pas partout dans la réalité ; sans oublier non plus la Chine, on y reviendra, où l’Etat n’a pas de religion mais a son avis sur la moralité de chaque citoyen, ou plutôt de chaque sujet. Les lois réprimant tel ou tel comportement sexuel et les lois, ainsi que les pratiques et coutumes, infériorisant les femmes, ont encore une prévalence géographiquement majoritaire sur la planète et toutes s’appuient sur les religions.

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Par Vincent Présumey • Débat • Lundi 15/06/2015 • 0 commentaires  • Lu 459 fois • Version imprimable

Du bon usage du libéralisme

Ou en quel sens nous ne pouvons pas ne pas nous dire libéraux

Le titre que je donne à ces réflexions n’est nullement de la provocation. Sinon une provocation à réfléchir sérieusement à l’usage des mots dans le débat politique et philosophique actuel. Le mot « libéralisme », en bien ou en mal, est utilisé en tant de sens différents qu’il finit pas ne plus faire sens. Il en va de même avec l’antilibéralisme. Voilà déjà une dizaine d’années, dans Revive la République (éditions Armand Colin), j’avais montré que les libéraux ne l’étaient guère et que les antilibéraux étaient souvent très libéraux. Orwell, dans 1984, expose comment la domination totalitaire doit nécessairement s’accompagner d’une perversion de l’usage du langage, de la « double pensée » et de la suppression des mots qui permettaient de formuler de « mauvaises pensées ». Sous la domination du prétendu libéralisme euro-américain, nous sommes aujourd’hui dans une configuration tout à fait orwellienne. Ce que je vais essayer de montrer derechef. → plus

Par Denis COLLIN • Actualités • Vendredi 12/06/2015 • 0 commentaires  • Lu 600 fois • Version imprimable

Grèce : l’eurogroupe mène la guerre sociale.

Le retour de Tsipras à Athènes après le nouvel échec des négociations entre le gouvernement grec et l’eurogroupe dit clairement les enjeux. Juncker, le grand spécialiste de fraude fiscale, ses commanditaires et ses acolytes et le FMI qui supervisent tout cela ne veulent pas le remboursement de dette grecque. Ce qu’ils veulent, c’est que le gouvernement grec fasse exactement ce qu’ils lui commandent et notamment « réforme », c’est-à-dire liquide le régime des retraites. Le point nodal est là. Il dit clairement ce dont il s’agit : non pas une négociation « économique » bien une opération de la guerre de classe que mènent les dirigeants européens contre les travailleurs de tous les pays d’Europe. Avec la Grèce, il faut faire un exemple. Une victoire contre le peuple grec leur donnerait les mains libres pour s’en prendre ensuite aux autres peuples et imposer l’idée que tous les citoyens d’Europe doivent accepter la fin de la démocratie au profit du gouvernement direct du capital. Inversement, la résistance du peuple grec montre qu’on peut s’opposer à l’ordolibéralisme qui la doctrine commune de la droite et de la gauche européennes. → plus

Par Denis Collin • Actualités • Samedi 06/06/2015 • 1 commentaire  • Lu 539 fois • Version imprimable

Leonide Pliouchtch est mort : quelques écrits.

En hommage à Leonide Pliouchtch, quelques bonnes feuilles de son autobiographie, Dans le carnaval de l’histoire (Seuil, 1977) – un choix subjectif et rapide, fait dans les heures ayant suivi l’annonce de sa mort.
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Par Vincent Présumey • Histoire • Vendredi 05/06/2015 • 0 commentaires  • Lu 426 fois • Version imprimable

Encore sur la droite et la gauche

Pour ce vers « du passé faisons table rase » je n’ai jamais été un admirateur de l’Internationale même si on m’a expliqué qu’il fallait comprendre dans le contexte de la chanson, qu’il s’agissait du passé d’exploitation. Comme s’il pouvait y avoir un bon passé à côté d’un mauvais ! → plus

Par Jean-Paul Damaggio • Débat • Mercredi 03/06/2015 • 0 commentaires  • Lu 535 fois • Version imprimable

10 ans après ... le NON au référendum sur le TCE

Il y a dix ans, donc, le peuple français, consulté par voie référendaire disait "NON" à l'adoption du traité constitutionnel européen. L'immense majorité des partis politiques, presque tous les grands médias, les personnalité de tous bords avaient fait campagne pour le "OUI", menaçant le pays des pires calamités en cas de victoire du NON. Rien n'y fit. Après des semaines de débat dans tout le pays, après des assemblées nombreuses de citoyens qui s'étaient le plus souvent donné la peine de lire ce pansum imbuvable qu'était le texte soumis au vote, le peuple souverain dit NON à plus de 54%. Avant que Sarkozy fraichement élu et appuyé par Hollande et la hiérarchie socialiste ne fasse adopter par le voie du congrès le traité de Lisbonne qui reprenait les grandes lignes du TCE rejeté en 2005. Les "grands" ont donc décidé de fouler au pied la déclaration des droits de l'homme et du citoyen' qui affirme que "la souveraineté réside essentiellement dans la nation". La grande fracture entre le peuple et ses représentants est bien là, toujours béante.
Nous nous étions engagés vigoureusement pour le NON. Voici quelques articles publiés à l'époque.

Grandes manoeuvres européennes (Jacques Cotta, 9 novembre 2004)

De quelques contre-vérités concernant le projet de constitution européenne (Tony Andréani, 10 novembre 2004)

Ce que constituer veut dire (Christophe Miqueu, 30 janvier 2005)

La libre association contre le carcan constitutionnel (Denis Collin, 9 mars 2005)

Non au TCE (Jacques Cotta, 9 mars 2005)

Quelques réponses simples à quelques arguments fallacieux (Jacques Cotta, 22 avril 2005)

Le jour où l’histoire peut basculer. (Tony Andréani, 7 mai 2005)

L’Europe, battre Chirac Raffarin, refonder la gauche (Jacques Cotta, 13 mai 2005)

De quelle couleur est le NON ? (Denis Collin, 15 mai 2005)

L’État-nation est-il une « merde » ? (Denis Collin, 15 mai 2005)

Il n’y a pas que la troisième partie ! (Denis Collin, 21 mai 2005)

Billets de campagne (Christophe Miqueu, 25 mai 2005)

 



Par la-sociale • Actualités • Vendredi 29/05/2015 • 0 commentaires  • Lu 550 fois • Version imprimable

Bilan général des élections en Espagne

Il y avait des élections municipales et des élections dans les autonomies (régionales).

Le mode de scrutin est à la proportionnelle depuis la mort de Franco engendrant d'un côté, un nombre considérable de partis politiques ayant des élus (50 partis), et de l'autre un bipartisme pour ceux qui préfèrent le vote dit "utile". Contrairement à ce qu'on entend, le bipartisme a toujours été malmené par les autonomies. Il est rare que PP et PSOE aient eu la majorité absolue. Il a fallu le plus souvent des alliances avec les Catalans centristes de CiU par exemple. Comme dans tous les pays européens ce bipartisme est en recul pour quels résultats ?

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Par Jean-Paul Damaggio • Internationale • Mardi 26/05/2015 • 0 commentaires  • Lu 590 fois • Version imprimable

École : un débat de fond nécessaire

Réflexions à propos de la réforme du collège

Le décret réformant le collège, publié par le gouvernement Hollande le soir même de la grève et des manifestations des professeurs le 19 mai, ravive le débat sur l’école qui secoue périodiquement la France. Le gouvernement refuse tout dialogue. La réforme est impérative et urgente. Les prises de position hostiles à la réforme se sont multipliées, aussi bien à gauche, de Régis Debray à Aurélie Filipetti qu’à droite de Bayrou et d’Ormesson à Bruno Le Maire. Le socialiste Julien Dray a même tenté de mettre en garde son ami Hollande : il pourrait y avoir un million de personnes dans la rue à la rentrée prochaine si le gouvernement ne recule pas ! Comme de coutume, l’affaire est présentée comme un affrontement entre les « conservateurs », les « immobilistes », voire les « réactionnaires » d’un côté, tous tenants d’un élitisme coupable, et les partisans du « progrès », de « l’égalité », des « réformes », etc., de l’autre. Cette présentation médiatique des choses évidemment travestit la réalité. Les prétendus partisans de l’égalité – dont les enfants fréquentent souvent les meilleures écoles (privées le cas échéant) dénient aux élèves « issus des milieux défavorisés » le droit de participer à la grande culture et entérinent les rentes de situation de la caste privilégiée sous couvert de réforme. La droite n’est pas moins hypocrite qui, après quelques hésitations, s’engagent dans la lutte contre la réforme Najaud-Belkacem, alors que celle-ci s’inscrit rigoureusement dans le prolongement des réformes Fillon, avec la fameuse « école du socle », et Chatel dont certaines recettes élaborées pour le lycée sont transférées au collège, l’accompagnement personnalisé, par exemple. Au-delà des prises de position partisanes conjoncturelles, on remarquera ainsi une étonnante continuité des réformes entreprises depuis un demi-siècle. Ainsi entre les réformes Fillon et Chatel prend place la loi Peillon dite de « refondation » de l’école, adoptée, rappelons-le par toute la gauche, Front de Gauche inclus, et qui permet d’avancer très largement sur deux directions : une plus large autonomie des établissements avec l’abandon d’horaires et de programmes nationaux impératifs et, en second lieu, la mise en pièce des savoirs disciplinaires. Comme l’a dit Mme Parisot, ancienne présidente du MEDEF et soutien fervent de la réforme, « Les professeurs du secondaire doivent accepter que leur mission dépasse largement leur seule discipline. » → plus

Par Denis Collin • École • Lundi 25/05/2015 • 0 commentaires  • Lu 1148 fois • Version imprimable
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