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10 ans après ... le NON au référendum sur le TCE

Il y a dix ans, donc, le peuple français, consulté par voie référendaire disait "NON" à l'adoption du traité constitutionnel européen. L'immense majorité des partis politiques, presque tous les grands médias, les personnalité de tous bords avaient fait campagne pour le "OUI", menaçant le pays des pires calamités en cas de victoire du NON. Rien n'y fit. Après des semaines de débat dans tout le pays, après des assemblées nombreuses de citoyens qui s'étaient le plus souvent donné la peine de lire ce pansum imbuvable qu'était le texte soumis au vote, le peuple souverain dit NON à plus de 54%. Avant que Sarkozy fraichement élu et appuyé par Hollande et la hiérarchie socialiste ne fasse adopter par le voie du congrès le traité de Lisbonne qui reprenait les grandes lignes du TCE rejeté en 2005. Les "grands" ont donc décidé de fouler au pied la déclaration des droits de l'homme et du citoyen' qui affirme que "la souveraineté réside essentiellement dans la nation". La grande fracture entre le peuple et ses représentants est bien là, toujours béante.
Nous nous étions engagés vigoureusement pour le NON. Voici quelques articles publiés à l'époque.

Grandes manoeuvres européennes (Jacques Cotta, 9 novembre 2004)

De quelques contre-vérités concernant le projet de constitution européenne (Tony Andréani, 10 novembre 2004)

Ce que constituer veut dire (Christophe Miqueu, 30 janvier 2005)

La libre association contre le carcan constitutionnel (Denis Collin, 9 mars 2005)

Non au TCE (Jacques Cotta, 9 mars 2005)

Quelques réponses simples à quelques arguments fallacieux (Jacques Cotta, 22 avril 2005)

Le jour où l’histoire peut basculer. (Tony Andréani, 7 mai 2005)

L’Europe, battre Chirac Raffarin, refonder la gauche (Jacques Cotta, 13 mai 2005)

De quelle couleur est le NON ? (Denis Collin, 15 mai 2005)

L’État-nation est-il une « merde » ? (Denis Collin, 15 mai 2005)

Il n’y a pas que la troisième partie ! (Denis Collin, 21 mai 2005)

Billets de campagne (Christophe Miqueu, 25 mai 2005)

 



Par la-sociale • Actualités • Vendredi 29/05/2015 • 0 commentaires  • Lu 114 fois • Version imprimable

Bilan général des élections en Espagne

Il y avait des élections municipales et des élections dans les autonomies (régionales).

Le mode de scrutin est à la proportionnelle depuis la mort de Franco engendrant d'un côté, un nombre considérable de partis politiques ayant des élus (50 partis), et de l'autre un bipartisme pour ceux qui préfèrent le vote dit "utile". Contrairement à ce qu'on entend, le bipartisme a toujours été malmené par les autonomies. Il est rare que PP et PSOE aient eu la majorité absolue. Il a fallu le plus souvent des alliances avec les Catalans centristes de CiU par exemple. Comme dans tous les pays européens ce bipartisme est en recul pour quels résultats ?

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Par Jean-Paul Damaggio • Internationale • Mardi 26/05/2015 • 0 commentaires  • Lu 199 fois • Version imprimable

École : un débat de fond nécessaire

Réflexions à propos de la réforme du collège

Le décret réformant le collège, publié par le gouvernement Hollande le soir même de la grève et des manifestations des professeurs le 19 mai, ravive le débat sur l’école qui secoue périodiquement la France. Le gouvernement refuse tout dialogue. La réforme est impérative et urgente. Les prises de position hostiles à la réforme se sont multipliées, aussi bien à gauche, de Régis Debray à Aurélie Filipetti qu’à droite de Bayrou et d’Ormesson à Bruno Le Maire. Le socialiste Julien Dray a même tenté de mettre en garde son ami Hollande : il pourrait y avoir un million de personnes dans la rue à la rentrée prochaine si le gouvernement ne recule pas ! Comme de coutume, l’affaire est présentée comme un affrontement entre les « conservateurs », les « immobilistes », voire les « réactionnaires » d’un côté, tous tenants d’un élitisme coupable, et les partisans du « progrès », de « l’égalité », des « réformes », etc., de l’autre. Cette présentation médiatique des choses évidemment travestit la réalité. Les prétendus partisans de l’égalité – dont les enfants fréquentent souvent les meilleures écoles (privées le cas échéant) dénient aux élèves « issus des milieux défavorisés » le droit de participer à la grande culture et entérinent les rentes de situation de la caste privilégiée sous couvert de réforme. La droite n’est pas moins hypocrite qui, après quelques hésitations, s’engagent dans la lutte contre la réforme Najaud-Belkacem, alors que celle-ci s’inscrit rigoureusement dans le prolongement des réformes Fillon, avec la fameuse « école du socle », et Chatel dont certaines recettes élaborées pour le lycée sont transférées au collège, l’accompagnement personnalisé, par exemple. Au-delà des prises de position partisanes conjoncturelles, on remarquera ainsi une étonnante continuité des réformes entreprises depuis un demi-siècle. Ainsi entre les réformes Fillon et Chatel prend place la loi Peillon dite de « refondation » de l’école, adoptée, rappelons-le par toute la gauche, Front de Gauche inclus, et qui permet d’avancer très largement sur deux directions : une plus large autonomie des établissements avec l’abandon d’horaires et de programmes nationaux impératifs et, en second lieu, la mise en pièce des savoirs disciplinaires. Comme l’a dit Mme Parisot, ancienne présidente du MEDEF et soutien fervent de la réforme, « Les professeurs du secondaire doivent accepter que leur mission dépasse largement leur seule discipline. » → plus

Par Denis Collin • École • Lundi 25/05/2015 • 0 commentaires  • Lu 631 fois • Version imprimable

L’union ne fait pas la force

L’article de Denis Collin, comment résister ? ouvre de multiples pistes de réflexions en affrontant quelques tabous de la vulgate révolutionnaire. Le comment conduisant au « avec qui ? » je voudrais apporter ces quelques réflexions.
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Par Jean-Paul Damaggio • Débat • Mercredi 20/05/2015 • 0 commentaires  • Lu 293 fois • Version imprimable

Collège : pour remettre les pendules à l'heure, grève !

... Et soudain, on entend parler partout de la réforme du collège, presque toujours pour raconter n'importe quoi. Il y aurait des anciens et des modernes. Les anciens sont d'odieux réactionnaires qui s'inquiètent de la substitution de l'islam à la chrétienté dans les programmes d'Histoire de la fin de l'école primaire et de la classe de Sixième, rien que ça ! Ou alors, dans une représentation plus positive, ils sont de preux intellectuels défendant les savoirs. Petit problème : Sarkozy serait parmi eux.Les modernes, eux, sont au gouvernement et ils font de la pédagogie, comme chacun sait : leur seule préoccupation c'est "l'enfant", et donc les modernes pestent contre "les conservatismes", "les immobilistes" et les "réactionnaires", soupçonnant le mot "prof" d'être synonyme de tout cela. C'est ainsi que les modernes, inspirés sans aucun doute par l'amour de "l'enfant", l'enfant qui ne doit pas s'ennuyer, se posent eux aussi en preux chevaliers appelés à pourfendre "l'élitisme conservateur", et à soupçonner que ne pas vouloir voir supprimer des enseignements d'allemand ou de latin, c'est défendre les privilèges de la bourgeoisie ou de ce qu'il en reste, à propos de laquelle on voudrait nous faire croire qu'elle fait du latin ou de l'allemand ...→ plus

Par Vincent Présumey • Actualités • Jeudi 14/05/2015 • 3 commentaires  • Lu 528 fois • Version imprimable

Comment résister ?

De Marx à Machiavel, mode de production capitaliste et stratégie populiste de résistance

Le mouvement ouvrier organisé a représenté la dernière grande eschatologie de l’histoire humaine. Son action était censée, du moins dans l’esprit de ses porte-parole, annoncer des temps meilleurs et même la rédemption finale de l’humanité débarrassée de la guerre, de la violence et de l’exploitation. L’espérance chrétienne prenait une forme laïque et même athée et cette espérance devait se réaliser ici et maintenant. Entre le retour des formes les plus atroces du fanatisme religieux et le dieu marché, omniprésent, tout-puissant et omniscient, il n’est plus guère de place pour une visée universaliste, chantant des lendemains meilleurs. L’espérance des uns, ce sont les soixante-douze vierges qui attendent les valeureux égorgeurs, les pieux esclavagistes, les héros à la kalachnikov ; l’espérance des autres, c’est l’éternel présent du triomphe du marché et de l’équivalent général, l’éternel présent, c’est-à-dire la mort. → plus

Par Denis Collin • Débat • Mardi 28/04/2015 • 7 commentaires  • Lu 943 fois • Version imprimable

Elections départementales et clientélisme

Par excellence, si je puis dire, les élections départementales sont la meilleure expression du clientélisme, sauf qu’en 2015, quand le FN y fait aussi des scores importants, les électeurs et électrices signent, pour le moins, le recul de ce système (aucun élu FN ne peut apporter le moindre service). En conséquence, pourquoi ne pas interroger cette évidence de la démocratie ?

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Par Jean-Paul Damaggio • Actualités • Dimanche 26/04/2015 • 1 commentaire  • Lu 490 fois • Version imprimable

Le mensonge comme idéologie politique

Quelques réflexions sur l'histoire du PS

On le sait, la politique et la vérité ne font pas bon ménage. Le mensonge semble un ingrédient nécessaire à la politique comme le sel et les épices dans la cuisine. Le siècle passé a donné naissance à des régimes qui ont élevé le mensonge de masse au rang de système de gouvernement. Mais il semblait que dans les démocraties le mensonge devait rester confiné. Ce qui est frappant, cependant, c’est la montée en puissance du mensonge effronté et du cynisme dans le discours politique ainsi que le recours systématique aux procédés de la novlangue : les mots-clés du discours signifient exactement le contraire de ce qu’on pense ordinairement qu’ils signifient... Sarkozy avait été un exemple très frappant de cette nouvelle forme du discours politique. Un exemple que j’avais relevé à propos de l’entrée de la Turquie dans l’UE : « une fois de plus, l’UMP et son « lider maximo » pratiquent avec un culot extraordinaire l’art du double langage si bien épinglé par Orwell. Nous avons eu l’occasion de rappeler la formule d’Anton Ciliga à propos de l’URSS, « le pays du mensonge déconcertant ». C’est ce qu’est devenue la France depuis quelques années. » (, 4/6/2009). L’expression de Ciliga m’est revenue à l’esprit plus récemment à propos de la question scolaire (http://la-sociale.viabloga.com/news/les-socialistes-et-l-ecole). En écoutant Mme la ministre de l’éducation nationale (?) affirmer que non seulement sa réforme du collège ne menaçait par les langues anciennes mais au contraire les renforçait, je me suis dit que désormais tout était possible ! On supprime les cours de latin et de grec et cela les renforce... Il est vrai que les socialistes qui s’apprêtent à voter la loi Macron signent, Hollande et Valls en tête, une motion quii affirme s’opposer à toute extension du travail du dimanche...

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Par Denis COLLIN • Actualités • Mercredi 22/04/2015 • 4 commentaires  • Lu 634 fois • Version imprimable

En hommage à Günther Grass

Lettre bernoise 69

Ade Günther!

Adieu Günther !
 
Trouve-toi un coin fumeur au paradis, tire sur ta pipe en paix.
 
A 87 ans, tu mérites le repos éternel. Tiens-toi à l’écart des âmes bien-pensantes qui te révoltaient ici-bas. Prends langue avec Jérôme Bosch, Rabelais, Grimmelhausen et des types de ton acabit. Réservez-vous une Stammtisch, (une table d’habitués) dans la meilleure auberge du Seigneur. Invitez-y vos personnages truculents, malséants, grimaçants, ceux qui font fuir les pisse-vinaigre, les rabat-joies, les peines-à-jouir et autres Spaß­brem­sen.

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Par Gabriel Galice • Lettres genevoises • Jeudi 16/04/2015 • 0 commentaires  • Lu 481 fois • Version imprimable

À propos de la Russie, de Poutine et des « poutinolâtres »

Faire place à la raison

L’énigme russe semble laisser désemparés les commentateurs qui, spontanément, retrouvent les vieux réflexes : il y a le camp du bien, les « démocraties » occidentales et le camp du mal, l’horrible autocrate russe, Poutine. À moins que les valeurs ne soient inversées : il y a le camp impérialiste qui agresse le camp anti-impérialiste dont Poutine serait un des môles de résistance. J’ai quelques bons amis qui sont tombés dans cette tambouille-là sans même se rendre compte qu’ils restaient prisonniers de la pensée dominante en se contentant simplement de changer les signes plus et moins. Sans parler du fait que, défendre le diable, ça fait toujours quelques frissons garantis dans les salons. → plus

Par Denis Collin • Internationale • Vendredi 03/04/2015 • 6 commentaires  • Lu 1148 fois • Version imprimable
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