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Vivent les Communes… quand même !


La séquence, courte et violente, qui vient de se dérouler à Westminster restera dans les annales constitutionnelles. Elle a opposé un stratège de bac à sable, ni meilleur ni pire que toute sa génération (et on passera très vite sur Cameron, dont on ne sait où il cache son ridicule depuis qu’il a initié ce référendum de confort de 2016 et déclenché la crise), et ce qu’il faut bien encore qualifier – mon anglophilie dut-elle se trahir – de plus vieux parlement du monde dans la plus vieille démocratie représentative. Mais je ne ferai pas l’éloge de ce que Churchill qualifiait de meilleur système par défaut, ni n’en détaillerai les inépuisables ressources comme les failles irrésolues.
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Par Jean-Philippe Immarigeon • Internationale • Jeudi 05/09/2019 • 1 commentaire  • Lu 579 fois • Version imprimable

Italie, Grande-Bretagne, quelques réflexions sur la situation en Europe


 Deux événements marquent l’actualité européenne. L’explosion du gouvernement « gialloverde » en Italie et l’annonce d’une coalition M5S-PD sous la direction de Giuseppe Conte, d’une part, la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement pour l’empêcher de bloquer la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, d’autre part. Le premier de ces événements était prévisible parce que les orientations de la Lega et du M5S étaient, au fond, contradictoires, même si la souveraineté italienne et la méfiance vis-à-vis de l’UE semblaient former une base commune à ces deux partis dits (bêtement) populistes. La décision de Boris Johnson, toute constitutionnelle qu’elle soit, ne manque pas d’étonner. Les Britanniques ont voté pour le Brexit parce que rien ne peut être au-dessus du Parlement britannique et surtout pas cette damnée « commission » de l’UE et voilà que le Parlement est brutalement rabaissé avec l’accord de la Reine, venue pour rappeler que la monarchie n’est pas simplement un décor en carton-pâte. → plus
Par Denis Collin • Internationale • Vendredi 30/08/2019 • 3 commentaires  • Lu 663 fois • Version imprimable

Povera Italia


On ne peut s’empêcher de reprendre l’expression de Francesco Guicciardini confronté aux « horrende guerre » qui ensanglantent son pays à la fin du XVe et au début du XVIe siècle. Certes aujourd’hui, plus de « calata dei Francesi » (la descente de l’armée de Charles VIII en 1494 qui commence les longues guerres d’Italie), plus d’intervention directe de l’empereur d’Allemagne dont les soudards ne mettent plus Rome à sac. Mais une lente reculade sur tous les plans et une décomposition politique qui ne peut qu’affliger tous les amoureux du « bel paese ». La crise politique qui conduit à l’éclatement du gouvernement « gialloverde » (M5S – Lega) est une nouvelle étape sur cette route infernale. Seuls les incurables optimistes (ou les idiots qui voyaient dans ce gouvernement un gouvernement fasciste) peuvent s’étonner de l’issue de cette tentative étrange. → plus
Par Denis Collin • Internationale • Lundi 26/08/2019 • 2 commentaires  • Lu 1001 fois • Version imprimable

Podemos face à Pedro Sánchez


En 2016 le PSOE semblait, comme le PS français en perte de vitesse. D’une part une déroute du PSOE aux élections autonomiques de septembre 2016 en Galice et a Pays Basque et de l’autre Rajoy qui semble éternel. Les dirigeants se sont divisés entre l’abstention ou l’opposition au dirigeant du PP qui était sans majorité. Finalement ils ont opté pour l’abstention (139 voix contre 96), et Rajoy est resté au pouvoir. Pedro Sánchez est écarté par les hiérarques du PSOE et le soutien parlementaire apporté par les élus du parti à Rajoy provoque en peu de temps le départ de 20 000 militants (sur 190 000 revendiqués). Retournement de situation avec le Congrès du PSOE qui a fini par se tenir : Sánchez 50% des voix son opposante Susana Diaz 40%. Sur une ligne de gauche Sánchez reprend le parti en main et sur une ligne de gauche, il propose le 24 mai 2018 une motion de censure qui fait tomber Rajoy !
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Par Jean-Paul Damaggio • Internationale • Mercredi 03/07/2019 • 1 commentaire  • Lu 1088 fois • Version imprimable

Pour la libération de Louisa Hanoune


 Algérie. Louisa Hanoune, secrétaire géénrale du Parti des Travailleurs, ancienne députés, militante infatigable pour la souveraineté du peuple algérien ,pour les droits démocratiques, pour la constituante et pour la défense des intérêts des travailleurs algériens a été arrêtée pour une tribunal militaire à Blida. Arrestation arbitraire qui donne un signe clair de l'orientation des maîtres de l'Algérie d'aujourd'hui qui, après s'être débarrassés de l'encombrant Bouteflika, n'ont aucune intention de laisser la parole au peuple. L'appareil bureaucratici-militaire qui gouverne l'Algérie depuis 1965 et vit de la rente pétrolière est prêt à tout pour garder le pouvoir. Nous sommes résolument aux côtés de Louisa Hanoune et de ses camarades et nous appelons à signer la pétiion ci-dessous:
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Par la-sociale • Internationale • Mardi 14/05/2019 • 1 commentaire  • Lu 1056 fois • Version imprimable

L’Union européenne et la double catastrophe qui s’annonce


La catastrophe économique et sociale

Il faut regarder les choses en face, et prendre de la hauteur. L’UE va vers une catastrophe financière, et par suite économique. Le fait majeur, même s’il n’est pas propre à l’UE, est l’accumulation des dettes privées, bien plus grave que celle des dettes publiques[1]. Elles s’élèvent, pour ne prendre que le cas de notre pays, à 133% du PIB. Cela signifie que, du ménage le plus modeste aux plus grandes entreprises, le niveau des dettes est tel qu’il sera impossible de les rembourser ou bien qu’on ne pourra le faire qu’en vendant des actifs, c’est-à-dire en sacrifiant l’investissement, donc en bloquant la croissance. Pire : si tout le monde se met à vendre, les prix de ces actifs s’effondrent, ce qui conduit à un krach financier, déjà plusieurs bulles étant en préparation[2]. Une situation qui alarme le FMI, mais où les grands financiers, eux qui savent quand il ne faut pas vendre, voient une occasion de racheter et de dépecer des milliers de PME prêtes à sombrer.

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Par Tony Andréani • Internationale • Lundi 29/04/2019 • 0 commentaires  • Lu 1512 fois • Version imprimable

Sur les traités européens: être précis


Peut-on dire que les traités européens sont sans légitimité démocratique? Au sens strict non. Ils ont été adoptés selon les procédures légales et en tant que traités ils sont naturellement au sommet de la pyramide des normes.

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Par Denis Collin • Internationale • Jeudi 04/04/2019 • 0 commentaires  • Lu 1139 fois • Version imprimable

Crise au Venezuela : les impasses du "caudillisme"

ou pourquoi le refus de toute intervention extérieure ne saurait nous dispenser d'un bilan sérieux du chavisme


Commençons par dire non à toute intervention étrangère au Venezuela. Le droit international suppose la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État tiers. Et de ce point de vue l’implication tant du gouvernement américain que des autres gouvernements latino-américains ou des gouvernements européens est tout simplement une violation du droit international auquel ils sont censés avoir souscrit en adhérant à l’ONU. Notons en passant que les gouvernements « populistes » et « nationalistes » en Europe ont également appuyé l’interventionnisme au Venezuela. Preuve que tous ces gens (Salvini, Orban ou Bolsonaro) ne sont pas du tout des souverainistes et défenseurs de la nation. → plus
Par Denis Collin • Internationale • Lundi 25/02/2019 • 1 commentaire  • Lu 1599 fois • Version imprimable

La terre tremble pour les Cinq Etoiles

Chronique des derniers événements en Italie


Deux faits importants dans la vie politique italienne. D’un côté, l’affaire Salvini-Diciotto et de l’autre l’élection régionale des Abruzzes. En tant que ministre de l’intérieur, Salvini avait interdit le débarquement des réfugiés recueillis par le bateau « Diciotto ». La justice, considérant que quelques principes de droit international avaient été violés a demandé la comparution de Salvini. Mais le ministre ne pouvait comparaître sans un vote du Parlement. Dilemme pour les M5S : soit rester fidèles à leurs principes antérieurs et laisser Salvini face aux juges, ce qui aurait brisé l’alliance gouvernementale et aurait précipité des élections qui auraient étrillé le M5S, soit refuser de traduire Salvini en justice. Pour ne pas décider, Di Maio s’en est remis au vote sur le réseau Rousseau des inscrits du M5S. 55000 Italiens, dans des conditions incontrôlables par ailleurs, ont donc décidé du sort de Salvini et ont « sauvé » l’alliance Lega/M5S. Dans le même moment politique l’autre élément important est l’élection régionale des Abruzzes. La coalition de droite menée par la Lega, avec Forza Italia et les Fratelli d’Italia (dernier rejeton du MSI mais qu’on ne peut plus guère qualifier de néofasciste) rafle la mise avec plus de 49% des suffrages et à l’intérieur de la coalition, c’est la Lega qui triomphe avec 27%, laminant au passage les amis de Berlusconi. Le M5S de son côté atteint à peine 20%, mais perdant plus de la moitié de ses électeurs par rapport à la législative de mars 2018. Il devance certes le PD (11%) mais la coalition du centrosinistra atteint tout de même 31% des voix. Si on se projette dans des législatives anticipées, le M5S n’occuperait plus du tout la position centrale et on retrouverait un bon vieil affrontement centradestra/centrosinistra, mais avec la coalition de droite sous l’hégémonie de Salvini. Bref, l’alliance Lega/M5S est sur un terrain très fragile et ses jours pourraient bien être comptés, même si, pour le moment Salvini n’a pas intérêt à apparaître comme celui qui brise ce gouvernement toujours populaire.   → plus
Par Denis Collin • Internationale • Jeudi 21/02/2019 • 1 commentaire  • Lu 1376 fois • Version imprimable

Le Salvador : nouvelle défaite de la gauche ?


En ce 3 février 2019, Le Salvador a tourné une page de son histoire.
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Par Jean-Paul Damaggio • Internationale • Lundi 04/02/2019 • 0 commentaires  • Lu 1270 fois • Version imprimable

A propos de Battisti


 Battisti remis en les mains de la justice italienne: c'est une bonne chose. Cet homme fait partie de ces criminels prétendument "prolétariens", "marxistes léninistes" et autres "Brigate Rosse" qui ont joué dans les "années de plomb" leur partition dans le concert organisé pour en finir avec le mouvement ouvrier dans ce pays. Les services secrets, la mafia, les mouvements fascistes et les agents de la CIA occupaient l'autre partie de la scène. Le PCI de Berlinguer avait senti le danger mortel que représentaient ces prétendus "prolétaires armés" comme Battisti. Battisti a été longtemps protégé par la gauche. Mitterrand lui avait accordé l'asile politique: Battisti étant "de gauche", il possédait le talisman lui permettant d'échapper au jugement! Mais il semble que cela soit terminé. Le président de gauche Evo Morales a remis Battisti à la police brésilienne qui l'a mis dans un avion italien. Et personne ne proteste. Tant mieux.
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Par Denis Collin • Internationale • Mardi 15/01/2019 • 0 commentaires  • Lu 1210 fois • Version imprimable

Le Brésil de la crise permanente

Pourquoi Bolsonaro a gagné les élections et quel est le caractère son gouvernement


La nomination de nombreux militaires, des plus divers grades, pour le Gouvernement de Jair Bolsonaro et plus particulièrement l’acceptation par le juge Sergio Moro, le responsable juridique de l’Opération Lava Jato, qui deviendra Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique – concentrant  en ses mains la responsabilité du contrôle de la Police Fédérale et du Système Pénitentiire du Brésil – marque  un tournant décisif dans la configuration du gouvernement à venir et ferme un cycle qui a commencé il y a très longtemps, au début du premier Gouvernement Lula et qui a été ratifié après la découverte du pré-sal en 2007-2008. Pour la premier fois ce Gouvernement a été contesté dans les rues par les révoltes et manifestations de juin 2013. « L’impeachment » de Dilma Rousseff en 2016 et finalement par la prison de Lula le 07 avril 2018 pourraient sembler fermer ce cycle historique. → plus
Par Otavio Rocha • Internationale • Vendredi 21/12/2018 • 0 commentaires  • Lu 1235 fois • Version imprimable

L'Italie, c'est la France

et vis-versa


L’UE européenne, notamment sous la pression des dirigeants français (Le Maire, Macron qui parle de la « lèpre populiste », et leur porte-parole à Bruxelles, Moscovici) a engagé une épreuve de force avec le gouvernement italien de Conte en lançant une procédure disciplinaire pour déficit excessif. La mécanique des traités est en route. Pour avoir osé faire une partie de qu’ils avaient promis à leurs électeurs les dirigeants du gouvernement italien sont poursuivis par la police politique des euroinomanes. Quel est le crime du gouvernement Conte ? Afficher un budget en déficit de 2,4% du PIB ? Mais alors la France avec ses 2,8% devrait être poursuivie. Oui, mais rétorquent les procureurs-falsificateurs, l’Italie a une trop grosse dette avec 132% du PIB. Certes, mais on peut vivre avec une grosse dette publique : le Japon est à 250% de son PIB et personne ne s’inquiète pour l’avenir du Japon. Et alors que la France est presque entièrement endettée sur les marchés financiers internationaux, l’État italien est endetté envers… les Italiens (pour plus des 2/3), et donc cette affaire ne regarde que les Italiens. Les crétins européistes et la presse à leur solde nous dévoilent l’horreur : la dette est de 37000 euros par Italien. Ça veut dire que chaque Italien possède une créance de 25000 euros sur lui-même ! Quelle horreur pour les gardiens de la doctrine et de la foi qui règnent à Bruxelles. Et d’ailleurs le budget de Conte présente un excédent avant service de la dette, donc il est foncièrement sain au regard des doctrines orthodoxes. Ajoutons que le gouvernement italien est fondé à dépenser un peu plus d’argent que les engagements de ses prédécesseurs : l’état du réseau routier, laissé en partie à l’abandon par les politiques austéritaires des gouvernements précédents demande un gros effort, comme l’a montré la catastrophe du pont Morandi à Gênes. Enfin ce gouvernement – mais quelle mouche les a piqués ? – veut honorer sa promesse de garantir à tous les citoyens italiens un revenu minimal de 700€ par mois.  → plus

Après la victoire de Bolsonaro

Ni rire, ni pleurer, comprendre


 La victoire de Bolsonaro au Brésil, après celle de Trump aux USA ou de Duarte aux Philippines, ajoutée aux succès des soi-disant populismes en Europe ((Lega en Italie, montée de l’AFD en Allemagne, victoires de Orban en Hongrie ou du PIS en Pologne, et bien d’autres encore), tout cela produit des « analyses » générales à longueur de journaux. Nous avons droit à la poussée des populistes nationalistes triomphants, l'ombre noire de l'extrême-droite qui s'étend sur le monde, et ainsi de suite. → plus

Brésil, la victoire annoncée de Jair Bolsonaro

Les élections brésiliennes est-ce du Trump bis ?


Après Obama, ce fut la victoire de Trump. → plus
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