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Les médias de la pensée unique et les partis « de gauche » entretiennent à plaisir la confusion. Quiconque professe ne pas aimer l’islam est étiqueté comme « islamophobe » et derechef comme raciste. La xénophobie est également assimilée à du « racisme » même quand elle s’adresse à des « blancs », indo-européens comme le sont la plupart des Afghans ou des Iraniens. On pourrait ajouter que ceux qui défendent la nation sont catalogués dans la catégorie « nationalistes », une catégorie qui vous fait vite passer aux précédentes. → plus Il est toujours difficile de discerner le moment historique dans lequel nous nous trouvons. Les grands moments où l’histoire infléchit son cours sont souvent très longs et on ne sait que post-festum ce dont il a été question. Entre 284, quand Milan devient la capitale de l’Empire et 472, déposition du dernier empereur d’Occident par Odoacre, l’effondrement de l’Empire prend son temps ! La longueur du temps historique s’accommode mal de notre pulsion frénétique d’accélération. Cependant, il paraît de plus en plus clairement que nous sommes en train de vivre une époque de basculement du monde, qui vient clore six siècles d’expansion européenne, avec toutes les conséquences que cela aura. → plus La victoire des tories britanniques dirigés par Boris Johnson renouvelle en le renforçant le référendum de 2016 pour la sortie de l’Angleterre de l’UE – l’Angleterre et non le Royaume Uni, puisque les Ecossais ont voté massivement les indépendantistes et la sortie de l’Ecosse du « Royaume Uni se profile sérieusement. Il n’y a pas grand-chose à ajouter à ce que nous avons déjà écrit ici. La victoire de Boris Johnson n’est pas un remake du thatchérisme et le premier ministre a d’ailleurs fait campagne sur un programme relativement « social ». La défaite des travaillistes est la défaite de la ligne Corbyn, un radicalisme en parole et une incapacité foncière à tenir un discours clair sur l’UE. Corbyn est une sorte de Tsipras britannique et avec un sûr instinct de classe, les ouvriers se sont détournés des discours idéologiques, du « sociétalisme » de la « gauche » et de la danse du ventre devant les islamistes et ils ont préféré voter utile, c'est-à-dire BREXIT : car pour lutter contre « l’austérité », pour avancer sérieusement dans la voie des revendications ouvrières, il faut d’abord retrouver sa liberté. Simple à comprendre. → plus On tient couramment comme évidente l’opposition entre le libéralisme et le fascisme (sous ses différentes formes). Dans « libéralisme », il y a liberté et le fascisme est d’abord caractérisé par la suppression de la liberté dans toutes ses acceptions. Si l’on spécifie ce que l’on entend par libéralisme, les choses deviennent plus compliquées. Le libéralisme peut être le libéralisme politique classique, celui de Locke, Montesquieu, Tocqueville, Stuart Mill ou John Rawls. C’est une doctrine qui concilie la liberté du commerce et de l’entreprise avec l’existence de libertés égales pour tous et des dispositions qui enrayent la tendance « naturelle » du pouvoir à abuser du pouvoir. Ce libéralisme modéré est compatible avec le républicanisme et même avec certaines formes modérées de socialisme. Mais il existe un autre sens du terme « libéralisme » : le libéralisme qui considère qu’aucune entrave ou du moins les entraves les plus réduites à la libre entreprise et aux possibilités que chacun a d’exploiter tous ses atouts. Ce libéralisme est antiféodal. Il s’oppose à aussi bien aux vieilles corporations qu’aux syndicats ou aux mutuelles. C’est le libéralisme de la loi Le Chapelier (1791) ou celui de Sieyès deuxième version, celui du Directoire. Ce libéralisme qui croit aux vertus du marché tout-puissant pourrait encore s’appeler « libérisme » à la mode italienne ; on l’appelle aussi « néolibéralisme », terme douteux parce que ce néolibéralisme n’est pas très nouveau et même aussi vieux que le libéralisme lui-même. En tout cas, c’est ce libéralisme-là dont je parle par la suite, laissant de côté le sympathique « libéralisme politique » qui, hélas n’existe plus guère. → plus Il y a toute une tradition de débats sur la « question nationale » dans le marxisme et le mouvement ouvrier et bien évidemment, nous ne pouvons pas ici entrer dans ces polémiques passionnantes et qui rappellent un temps, aujourd’hui disparu, où le marxisme était quelque chose de vivant. Il reste que nous avons affaire encore et toujours avec la question de la nation. La lecture la plus intéressante sur cette question reste l’ouvrage d’Otto Bauer[1], La question des nationalités et la social-démocratie, publié en 1907 à Vienne et traduit en français seulement en 1987 (EDI, 2 volumes). Otto Bauer commence par montrer qu’on ne peut aborder la question nationale qu’à partir de l’étude du caractère national, sachant que ce caractère national n’a rien de figé, qu’il est un produit historique susceptible de varier et que d’autres caractères déterminent l’individu (par exemple le caractère de classe). Les utilisations abusives qui ont pu être faites de ce concept ne doivent pas conduire à le rejeter. Ainsi Bauer en vient à cette première définition : « La nation est une communauté relative de caractère, c'est-à-dire une communauté de caractère en ce sens que, dans la grande masse des membres d’une nation à une époque donnée, on remarque une série de traits qui concordent ». Il n’y a pas à chercher dans la nature l’origine de cette communauté de caractère qui n’est pas autre chose que le produit d’une sédimentation historique. Ce qui conduit Otto Bauer à une deuxième définition : une nation est une « communauté de vie et de destin ». → plus Le mot internationalisme a un sens très clair. Il désigne le rapport entre les nations. Si la Manifeste du Parti de Communiste de 1848 annonçait que « les ouvriers n’ont pas de patrie » et donc « prolétaires de tous les pays unissez-vous », il s’agissait d’abord de prendre acte d’une situation où la bourgeoisie considérait les ouvriers comme des apatrides, puisque, la plupart du temps, ils n’étaient pas considérés comme des citoyens (le suffrage universel masculin n’est gagné en France qu’en 1848 et au Royaume-Uni en 1867). Mais dans le même temps, Marx et Engels, à l’encontre des anarchistes donnaient comme tâche aux partis ouvriers la conquête du pouvoir d’État. Et ainsi ils se donneraient une patrie. Il s’agissait, en deuxième lieu, de refuser les guerres entre nations et de réaffirmer l’engagement des ouvriers de tous les pays à s’unir contre la bourgeoisie. Ce fut d’ailleurs la doctrine de tous les partis socialistes jusqu’en ce funeste mois d’août 1914. → plus Continuons le débat sur la laïcitéUne contribution après l'article de Jacques Cotta du 17 octobreNous publions bien volontiers la texte que nous a proposé notre ami Alain Chicouard, en réponse à l'article de Jacques Cotta, paru dans la Sociale le 17 octobre, Lorsque la gauche et la Macronie offrent le monopole de la laïcité au RN". Comme nous sommes partisans de la libre discussion, nous espérons que la contribution d'Alain Chicouard suscitera de nouvelles prises de positions, de nouveaux arguments pour avancer ce terrain passablement miné. → plus La sénatrice Elizabeth Warren, en lice pour l’investiture démocrate aux Etats-Unis et bien placée, d’après les sondages, pour la gagner, a mis dans son programme le projet d’un « capitalisme responsable » et a interpelé à ce sujet les plus grands patrons du pays. En France le gouvernement à fait voter, par sa majorité à l’Assemblée, dans le cadre de la loi Pacte, des dispositions pour modifier les articles du code civil afin de redéfinir l’objet social de l’entreprise en y inscrivant des objectifs « sociaux et environnementaux ». Mais que se passe-t-il donc ? → plus Tirage au sort pour le climat, le crépuscule de la raisonUn texte proposé par André Bellon, ancien député, animateur de l'Association pour une ConstituanteLe monde est fou, la planète brule. Et, comme toujours devant les dangers et les peurs, se dressent des prophètes, chacun porteur de la solution miracle. Apparemment, rien ne nouveau sous le soleil. Tous les apprentis dictateurs ont toujours expliqué qu’ils demandaient le pouvoir absolu pour résoudre des dangers auxquels le peuple ne sait pas faire face. → plus Extinction des LumièresPour une analyse de l’idéologie post-moderne en décompositionMarx et Engels s’en prenaient, aux alentours des années 1843-1846 à L’Idéologie Allemande et à ses diverses figures. Ils avaient de la chance, puisqu’il y avait un noyau commun à tous ces jeunes hégéliens contre qui ils rompaient des lances, l’idéalisme philosophique. Nous sommes, quant à nous, confrontés à une floraison – mais des fleurs peuvent être putrides – d’idéologies qui font mine de s’opposer au néolibéralisme dominant. La diversité est telle d’ailleurs qu’il faudrait parler des diverses idéologies, au pluriel et non de l’idéologie en général. Ces idéologies se présentent comme des doctrines soit religieuses, soit sociologico-philosophiques, soit politiques et visent des publics différents ; mais elles ont un point commun : la haine de la raison, la violence sectaire, la guerre contre toute forme d’universalisme et la perte du sens commun. De quoi s’agit-il ? → plus
Bien que le mot ait maintenant une très mauvaise réputation et ait été largement discrédité par le « communisme historique du XXe siècle » (pour reprendre l’expression du regretté Costanzo Preve), il est difficile de ne pas définir notre objectif autrement que par le terme de « communisme ». La république sociale, « la sociale », c’est la forme politique du communisme. Ni plus, ni moins. Précisons ce que cela veut dire pour nous, être communistes. → plus RechercheArchives par mois
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