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Le véganisme ou l’impasse d’une idéologie.


Depuis quelques mois, émerge un débat de plus en plus envahissant et bien peu équilibré autour de la question de l'élevage et de l'usage des produits animaux, alimentaires ou pas. Le relais médiatique est impressionnant et le réquisitoire anti-élevage de la part des journalistes et autres intellectuels engagés, laisse peu de place à une réflexion mais plutôt à un matraquage sans contradiction. Seules Jocelyne Porcher et quelques autres personnalités sont convoquées pour « défendre l’élevage », mais cela reste minoritaire, la majorité des intervenants prennent la parole pour condamner l’élevage, pour encenser le végétarisme ou le véganisme. → plus
Par Philippe Collin • Débat • Dimanche 11/02/2018 • 0 commentaires  • Lu 2357 fois • Version imprimable

Six mois après, et maintenant !


Un peu plus de six mois après la mise en place de l’actuelle majorité parlementaire, j’ai voulu faire le point sur la période des primaires à ce jour.

Il m’est apparu intéressant de regarder dans quelle situation se trouve la politique française et plus particulièrement où en est La France Insoumise ?

Il est fort probable que dans quelques décennies, les historiens, sociologues et autres politologues qualifieront la période, que traverse actuellement la France, d’étonnante, de trouble, d’incompréhensible et de schizophrène.

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Par Jean-Louis Ernis • Débat • Vendredi 26/01/2018 • 0 commentaires  • Lu 798 fois • Version imprimable

Iglesias, Mélenchon et Beppe Grillo


Le 27 avril 2017 Libération a titré : "Mélenchon, le Beppe Grillo français" listant parentés et différences entre les deux personnages.

Autant étudié depuis leur naissance[1] les trois phénomènes politiques je n'imagine pas un instant qu'en Italie on puisse titrer : Beppe Grillo le Mélenchon italien !

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Par Jean-Paul Damaggio • Débat • Jeudi 07/12/2017 • 0 commentaires  • Lu 829 fois • Version imprimable

Réflexions sur Mouvement vs Parti


La France insoumise s’est construite contre les « partis traditionnels » pour se définir comme un mouvement, en prise directe sur le peuple. Elle s’est donné une organisation indéniablement originale, qui elle-même sera évolutive en fonction des attentes de ses membres et de l’expérience. Elle est en quelque sorte le laboratoire de nouveaux modes d’action politique. Mais la question se pose : devra-t-elle, ou sera-t-elle contrainte d’aller vers une forme de parti politique complètement rénovée, ou bien pourra-t-elle garder l’essentiel de sa structure actuelle ? Avant d’examiner les différents aspects de la question, il est utile de partir non seulement de la forme parti en général, mais de ce qu’étaient devenus les partis politiques, en particulier français, dans la période contemporaine. → plus
Par Tony Andréani • Débat • Mercredi 06/12/2017 • 0 commentaires  • Lu 994 fois • Version imprimable

De la soumission à l’ordre européen

Texte soumis à la discussion par Frédéric Farah & Jérôme Maucourant, économistes


Avertissement

Ce texte va être présenté le 10 novembre 2017 devant les Insoumis de l’ENS, par Frédéric Farah.

(Insoumis, encore un effort pour être réellement insoumis !)

Vous m’avez demandé d’exposer mes différences avec la France insoumise sur les questions européennes. Sincèrement, je vous remercie, car ce sont les questions qui me tiennent à cœur et qui ont été au centre de mon dernier livre, Union Européenne, la grande liquidation démocratique.

Avant toute chose, bien des points me rapprochent de la lecture des Insoumis et  leur dénonciation d’une Europe libérale ne peut que susciter mon assentiment. Néanmoins, mon éloignement relatif provient d’une différence profonde de lecture quant à la nature de l’Union européenne, mais aussi de la démarche requise par la France Insoumise pour sortir de l’impasse actuelle. Une impasse qui, à mon sens, est déjà présente dans les débuts de la construction européenne. Maastricht et les dispositifs institutionnels suivants rendent simplement manifeste un néolibéralisme latent.

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Par Frédéric Farah & Jérôme Maucourant, économistes • Débat • Vendredi 10/11/2017 • 2 commentaires  • Lu 2303 fois • Version imprimable

Les prétendus communautarismes contre la communauté politique


En lisant attentivement et notamment l’extraordinaire Livre I du Capital, on tombe sur des passages qui montrent comment l’échange marchand est un puissant dissolvant de toute communauté. L’échange marchand présuppose que les individus se fassent face comme des étrangers possesseurs de choses aliénables. Une telle situation, nous dit , n’existe pas dans la « communauté naturelle », quelles que soient ses formes. « L’échange des marchandises commence là où se terminent les communautés, à leur point de contact avec des communautés étrangères ou avec des membres de communautés étrangères. Mais une fois que certaines choses ont commencé d’être des marchandises à l’extérieur, elles le deviennent aussitôt par contre coup dans la vie intérieure des communautés. »→ plus
Par Denis Collin • Débat • Mercredi 08/11/2017 • 1 commentaire  • Lu 1076 fois • Version imprimable

Le tirage au sort est-il démocratique?


Pour régénérer une démocratie en panne, on vient de ressortir le bon vieux tirage au sort : assemblée composée de citoyens tirés au sort pour décider de la constitution ou pour voter des lois, mais aussi tirage au sort dans les « groupes d’appui » de la France Insoumise pour désigner les participants à la prochaine convention nationale de ce mouvement… Des études savantes sont produites en vue de défendre cette expression nouvelle, paraît-il, de la démocratie. → plus
Par Denis COLLIN • Débat • Lundi 04/09/2017 • 1 commentaire  • Lu 1062 fois • Version imprimable

Le populisme est-il une maladie honteuse ?


L’accusation de « populisme » est devenue un figure obligatoire des « analyses » journalistiques et du « débat » politique. Je mets des guillemets à « analyses » et à « débats » car ces nobles mots ne semblent guère convenir pour caractériser la bouillie idéologique diffusée par la caste. Donc Trump est populiste, comme Kazincsky et Mélenchon, Le Pen et Iglesias, Grillo et Orban, et ainsi de suite. Une terme de si vaste emploi est suspect. Chose curieuse, non seulement les porte-voix stipendiés des classes dominantes n’ont eu de cesse de renvoyer dos-à-dos les « populismes » de droite et de gauche, mais l’extrême-gauche elle-même s’est emparée de la question. Pour Marlière et autres idéologues du multi-culturalisme gauchiste, Mélenchon et la France Insoumise ne sont que d’horribles populistes (nationalistes). Ayant été qualifié par Philippe Marlière, docte professeur de politique à Londres, de « national marxiste réactionnaire », je ne m’étonne pas des noms d’oiseaux dont ces gens affublent la France Insoumise. Mais on retrouve aussi cet anti-populisme et cet anti-mélenchonisme hystérique chez quelques rescapés du trotskysme dont les prétentions théoriques vaniteuses n’égalent que l’impuissance rageuse face aux événements qui déjouent malicieusement toutes leurs prédictions. → plus
Par Denis Collin • Débat • Dimanche 23/07/2017 • 0 commentaires  • Lu 1334 fois • Version imprimable

De la lutte au droit


La mort de Simone Veil rappelle les luttes pour obtenir le droit à l'avortement (à l'IVG).

Comment passer des luttes locales aux luttes nationales ?

Pendant des décennies des femmes ont lutté pour trouver le moyen d'avorter dans les conditions les moins pires.

Ma mère m'a raconté quelques faits dramatiques.

La lutte "locale" pouvait continuer des décennies : partir à New York ou Amsterdam, voir telle ou telle personne, trouver le bon docteur (et le membre du PCF n'était pas plus disponible) etc…

Il a fallu passer à la lutte sur le plan politique.

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Par Jean-Paul Damaggio • Débat • Samedi 01/07/2017 • 0 commentaires  • Lu 987 fois • Version imprimable

Du MDC au MRC. La désagrégation du chevènementisme


Il apparaît donc que faute de pouvoir se présenter, Bastien Faudot, le candidat du MRC (ex-parti de Jean-Pierre Chevènement) va se rapprocher de Benoît Hamon. Certains de mes amis, en partie par défiance envers Mélenchon (une défiance fondée sur l’expérience), s’étaient engagés derrière Bastien Faudot. Personnellement, je n’ai jamais cru à cette option. Il se trouve que j’ai une certaine expérience du courant chevènementiste. Je ne suis pas un historique du CERES, mais j’ai rejoint Chevènement au moment de la campagne pour le « non » au référendum sur le traité de Maastricht en 1992, après avoir quitté le PS au moment de la guerre du Golfe de 1991 que Chevènement avait condamnée en démissionnant de son poste de ministre de la Défense. J’ai adhéré dès le début au Mouvement Des Citoyens que j’ai largement contribué à créer dans mon département. J’ai même été élu sur la liste du maire d’Évreux au titre du MDC en 1995. Le premier adjoint avait d’ailleurs rejoint, lui aussi, le mouvement. Les choses se sont gâtées avec la « gauche plurielle », arrivée au pouvoir par surprise en 1997, une coalition que le MDC soutenait, y compris au plan gouvernemental avec la participation de Chevènement au gouvernement Jospin. Très vite, les camarades MDC de mon département se sont demandé ce que nous étions allés faire dans cette galère puisque, avec les accords d’Amsterdam, Jospin reniait tous ses engagements sur la question européenne (engagements pourtant bien tièdes) et qu’il se lançait dans une politique de privatisations sans précédant, avec, au premier chef, la privatisation de France-Télécom. Nous avons donc écrit un texte critique en vue du congrès… Texte que la direction a rejeté en le qualifiant de « lambertiste » ; quand on connaît la composition du MDC-27 à l’époque, ce qualificatif était on ne peut plus saugrenu… Cela ne nous a pas empêché de soutenir la candidature de Chevènement 2002… avec un comité « Pôle républicain » relativement important, rejoint par des militants syndicaux en vue. On sait comment l’affaire s’est terminée. Les minauderies de Chevènement en direction de Villiers et de la droite dite « nationale » ont passablement déboussolé les militants et au lendemain de l’élection de 2002, il ne restait plus rien de cette aventure. → plus
Par Denis Collin • Débat • Mardi 28/02/2017 • 0 commentaires  • Lu 1358 fois • Version imprimable

Alep, le XXI° siècle et la gauche du XX° siècle.

Cet article a été publié sur le blog de Vincent Présumey. Il a le mérite de mettre les pieds dans le plat et de poser les termes d'un débat qui ne devrait pas être escamoté. Les lecteurs de "La Sociale" peuvent donc en prendre connaissance et réagir. Précisons que les positions de Vincent Présumey engagent leur auteur et non la rédaction de "La Sociale". Nous reviendrons sur ces questions très bientôt.


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Par la-sociale • Débat • Samedi 31/12/2016 • 3 commentaires  • Lu 930 fois • Version imprimable

À propos du « récit national »

Républicanisme, gauchisme, marxisme


Le propre de la bourgeoisie est d’exécrer le jacobinisme. Le propre de la petite bourgeoisie est de le craindre. Les ouvriers et les travailleurs conscients croient au passage du pouvoir à la classe révolutionnaire, opprimée, car c’est là le fond du jacobinisme, la seule issue à la crise, la seule façon d’en finir avec le marasme et la guerre. (Lénine, 1917)

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Par Pascal Morsu • Débat • Dimanche 04/12/2016 • 0 commentaires  • Lu 1063 fois • Version imprimable

Des coopératives de production au socialisme

Notes sur l’entreprise « equitable », l’entreprise « en co-propriété » et l’entreprise « socialisée »


Les discussions sérieuses sur les "modèles de socialisme", c'est-à-dire les stratégies concrètes qui permettraient de passer du mode de production capitaliste au socialisme ne sont très nombreuses. Depuis pas mal d'années, Tony Andréani est un infatigable chercheur dans ce domaine. Puisque la planification à la vieille mode soviétique n'est plus un modèle «très attrayant», il est nécessaire d'explorer des nouvelles voies, pratiques, et non utopiques, que pourrait emprunter un mouvement ouvrier régénéré.

Début du texte de Tony Andréani:

Les propositions pour transformer en profondeur l’entreprise ne sont pas si nombreuses. Aussi celles qui existent doivent-elles retenir toute notre attention. Dans ces notes je voudrais d’abord présenter deux propositions, qui n’ont pas rencontré l’écho qu’elles méritent. La première, celle d’une entreprise « équitable », a été soutenue, en un long plaidoyer, par le Dr Escarguel, dans un texte qui s’élargit ensuite en un vaste programme (authentiquement) social-démocrate1. La deuxième, celle d’une entreprise en co-propriété, émane de trois auteurs liés au Parti de gauche2. Les deux ont en commun de comporter l’insertion d’une coopérative dans l’entreprise capitaliste. Ensuite je me demanderai ce qu’elles peuvent apporter à une proposition qui est la mienne, celle d’une entreprise « socialisée », dont la base est également une coopérative de production.

 

1 Dans un livre Partager, sinon (Autochtone Edition). Cf aussi la video www.youtube.com/watch?v=utYnnglPW_O

2 Charles Hougrave, Pierre Nicolas et Guillaume Etievant. Texte disponible sur 6emerepublique.commissions.lepartidegauche.fr/…/OPGCoproprieteVersion provisoire (PDF).


La suite du texte de Tony Andréani est ici.

Souveraineté, république laïque, démocratique et sociale


Le 29 mai 2005, 55 % des électeurs rejetaient le prétendu « traité constitutionnel européen » (TCE). Les citoyens français n’étaient d’ailleurs par seuls puisque les Néerlandais rejetaient le même traité avec 61 % de « non ». Deux ans plus tard, le traité de Lisbonne qui reprenait pour l’essentiel le TCE était avalisé par le congrès et l’alliance UMP/PS dirigée par Sarkozy. Violation ouverte du principe de la souveraineté de la nation (« la souveraineté réside essentiellement dans la nation », dit la déclaration des droits de 1789). Cette violation du principe de souveraineté populaire est en même temps une violation des principes de la république – les citoyens ne peuvent être libres que dans une république libre. Certains militants, marxistes souvent, radicalement anticapitalistes, ne comprennent pas notre attachement à l’idée de souveraineté, de république et restent hermétiques à la formule d’une république laïque, démocratique et sociale. Pour nous, au contraire, ces « vieilles formules » non seulement gardent toute leur actualité mais encore sont les seules à même de définir une orientation politique émancipatrice. C’est ce que nous allons à nouveau essayer d’expliquer.

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Croissance, décroissance : le fond du problème


Le terme de décroissance revendiqué par divers courants apparentés à l’écologie est problématique. Il est souvent compris – et c’est naturel – comme l’inverse de la croissance, c’est-à-dire la baisse du PIB et du même coup la revendication d’une vie plus frugale. Au moment où la croissance patine (c’est le moins que l’on puisse dire!), la décroissance nous inviterait à nous serrer la ceinture et à faire contre mauvaise fortune bon cœur. Entendue en ce sens la décroissance pourrait fort bien se combiner avec l’écologie mystique et réactionnaire propagée par la famille Rabhi. Il y a cependant un autre usage du terme « décroissance », un usage auquel je pourrais donner mon assentiment dès lors qu’on aurait dissipé les ambiguïtés et les malentendus. J’ai même un ami qui appartient au cercle des « décroisseurs berrichons » ! Le terme de décroissance nous invite dans ce deuxième usage, non pas à nous serrer la ceinture, mais à procéder à la critique de l’idéologie de la croissance. → plus
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