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Le tirage au sort est-il démocratique?


Pour régénérer une démocratie en panne, on vient de ressortir le bon vieux tirage au sort : assemblée composée de citoyens tirés au sort pour décider de la constitution ou pour voter des lois, mais aussi tirage au sort dans les « groupes d’appui » de la France Insoumise pour désigner les participants à la prochaine convention nationale de ce mouvement… Des études savantes sont produites en vue de défendre cette expression nouvelle, paraît-il, de la démocratie. → plus
Par Denis COLLIN • Débat • Lundi 04/09/2017 • 1 commentaire  • Lu 807 fois • Version imprimable

Le populisme est-il une maladie honteuse ?


L’accusation de « populisme » est devenue un figure obligatoire des « analyses » journalistiques et du « débat » politique. Je mets des guillemets à « analyses » et à « débats » car ces nobles mots ne semblent guère convenir pour caractériser la bouillie idéologique diffusée par la caste. Donc Trump est populiste, comme Kazincsky et Mélenchon, Le Pen et Iglesias, Grillo et Orban, et ainsi de suite. Une terme de si vaste emploi est suspect. Chose curieuse, non seulement les porte-voix stipendiés des classes dominantes n’ont eu de cesse de renvoyer dos-à-dos les « populismes » de droite et de gauche, mais l’extrême-gauche elle-même s’est emparée de la question. Pour Marlière et autres idéologues du multi-culturalisme gauchiste, Mélenchon et la France Insoumise ne sont que d’horribles populistes (nationalistes). Ayant été qualifié par Philippe Marlière, docte professeur de politique à Londres, de « national marxiste réactionnaire », je ne m’étonne pas des noms d’oiseaux dont ces gens affublent la France Insoumise. Mais on retrouve aussi cet anti-populisme et cet anti-mélenchonisme hystérique chez quelques rescapés du trotskysme dont les prétentions théoriques vaniteuses n’égalent que l’impuissance rageuse face aux événements qui déjouent malicieusement toutes leurs prédictions. → plus
Par Denis Collin • Débat • Dimanche 23/07/2017 • 0 commentaires  • Lu 1177 fois • Version imprimable

De la lutte au droit


La mort de Simone Veil rappelle les luttes pour obtenir le droit à l'avortement (à l'IVG).

Comment passer des luttes locales aux luttes nationales ?

Pendant des décennies des femmes ont lutté pour trouver le moyen d'avorter dans les conditions les moins pires.

Ma mère m'a raconté quelques faits dramatiques.

La lutte "locale" pouvait continuer des décennies : partir à New York ou Amsterdam, voir telle ou telle personne, trouver le bon docteur (et le membre du PCF n'était pas plus disponible) etc…

Il a fallu passer à la lutte sur le plan politique.

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Par Jean-Paul Damaggio • Débat • Samedi 01/07/2017 • 0 commentaires  • Lu 818 fois • Version imprimable

Du MDC au MRC. La désagrégation du chevènementisme


Il apparaît donc que faute de pouvoir se présenter, Bastien Faudot, le candidat du MRC (ex-parti de Jean-Pierre Chevènement) va se rapprocher de Benoît Hamon. Certains de mes amis, en partie par défiance envers Mélenchon (une défiance fondée sur l’expérience), s’étaient engagés derrière Bastien Faudot. Personnellement, je n’ai jamais cru à cette option. Il se trouve que j’ai une certaine expérience du courant chevènementiste. Je ne suis pas un historique du CERES, mais j’ai rejoint Chevènement au moment de la campagne pour le « non » au référendum sur le traité de Maastricht en 1992, après avoir quitté le PS au moment de la guerre du Golfe de 1991 que Chevènement avait condamnée en démissionnant de son poste de ministre de la Défense. J’ai adhéré dès le début au Mouvement Des Citoyens que j’ai largement contribué à créer dans mon département. J’ai même été élu sur la liste du maire d’Évreux au titre du MDC en 1995. Le premier adjoint avait d’ailleurs rejoint, lui aussi, le mouvement. Les choses se sont gâtées avec la « gauche plurielle », arrivée au pouvoir par surprise en 1997, une coalition que le MDC soutenait, y compris au plan gouvernemental avec la participation de Chevènement au gouvernement Jospin. Très vite, les camarades MDC de mon département se sont demandé ce que nous étions allés faire dans cette galère puisque, avec les accords d’Amsterdam, Jospin reniait tous ses engagements sur la question européenne (engagements pourtant bien tièdes) et qu’il se lançait dans une politique de privatisations sans précédant, avec, au premier chef, la privatisation de France-Télécom. Nous avons donc écrit un texte critique en vue du congrès… Texte que la direction a rejeté en le qualifiant de « lambertiste » ; quand on connaît la composition du MDC-27 à l’époque, ce qualificatif était on ne peut plus saugrenu… Cela ne nous a pas empêché de soutenir la candidature de Chevènement 2002… avec un comité « Pôle républicain » relativement important, rejoint par des militants syndicaux en vue. On sait comment l’affaire s’est terminée. Les minauderies de Chevènement en direction de Villiers et de la droite dite « nationale » ont passablement déboussolé les militants et au lendemain de l’élection de 2002, il ne restait plus rien de cette aventure. → plus
Par Denis Collin • Débat • Mardi 28/02/2017 • 0 commentaires  • Lu 1196 fois • Version imprimable

Alep, le XXI° siècle et la gauche du XX° siècle.

Cet article a été publié sur le blog de Vincent Présumey. Il a le mérite de mettre les pieds dans le plat et de poser les termes d'un débat qui ne devrait pas être escamoté. Les lecteurs de "La Sociale" peuvent donc en prendre connaissance et réagir. Précisons que les positions de Vincent Présumey engagent leur auteur et non la rédaction de "La Sociale". Nous reviendrons sur ces questions très bientôt.


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Par la-sociale • Débat • Samedi 31/12/2016 • 3 commentaires  • Lu 745 fois • Version imprimable

À propos du « récit national »

Républicanisme, gauchisme, marxisme


Le propre de la bourgeoisie est d’exécrer le jacobinisme. Le propre de la petite bourgeoisie est de le craindre. Les ouvriers et les travailleurs conscients croient au passage du pouvoir à la classe révolutionnaire, opprimée, car c’est là le fond du jacobinisme, la seule issue à la crise, la seule façon d’en finir avec le marasme et la guerre. (Lénine, 1917)

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Par Pascal Morsu • Débat • Dimanche 04/12/2016 • 0 commentaires  • Lu 721 fois • Version imprimable

Des coopératives de production au socialisme

Notes sur l’entreprise « equitable », l’entreprise « en co-propriété » et l’entreprise « socialisée »


Les discussions sérieuses sur les "modèles de socialisme", c'est-à-dire les stratégies concrètes qui permettraient de passer du mode de production capitaliste au socialisme ne sont très nombreuses. Depuis pas mal d'années, Tony Andréani est un infatigable chercheur dans ce domaine. Puisque la planification à la vieille mode soviétique n'est plus un modèle «très attrayant», il est nécessaire d'explorer des nouvelles voies, pratiques, et non utopiques, que pourrait emprunter un mouvement ouvrier régénéré.

Début du texte de Tony Andréani:

Les propositions pour transformer en profondeur l’entreprise ne sont pas si nombreuses. Aussi celles qui existent doivent-elles retenir toute notre attention. Dans ces notes je voudrais d’abord présenter deux propositions, qui n’ont pas rencontré l’écho qu’elles méritent. La première, celle d’une entreprise « équitable », a été soutenue, en un long plaidoyer, par le Dr Escarguel, dans un texte qui s’élargit ensuite en un vaste programme (authentiquement) social-démocrate1. La deuxième, celle d’une entreprise en co-propriété, émane de trois auteurs liés au Parti de gauche2. Les deux ont en commun de comporter l’insertion d’une coopérative dans l’entreprise capitaliste. Ensuite je me demanderai ce qu’elles peuvent apporter à une proposition qui est la mienne, celle d’une entreprise « socialisée », dont la base est également une coopérative de production.

 

1 Dans un livre Partager, sinon (Autochtone Edition). Cf aussi la video www.youtube.com/watch?v=utYnnglPW_O

2 Charles Hougrave, Pierre Nicolas et Guillaume Etievant. Texte disponible sur 6emerepublique.commissions.lepartidegauche.fr/…/OPGCoproprieteVersion provisoire (PDF).


La suite du texte de Tony Andréani est ici.

Par Rédaction "La Sociale" • Débat • Dimanche 13/11/2016 • 0 commentaires  • Lu 542 fois • Version imprimable

Souveraineté, république laïque, démocratique et sociale


Le 29 mai 2005, 55 % des électeurs rejetaient le prétendu « traité constitutionnel européen » (TCE). Les citoyens français n’étaient d’ailleurs par seuls puisque les Néerlandais rejetaient le même traité avec 61 % de « non ». Deux ans plus tard, le traité de Lisbonne qui reprenait pour l’essentiel le TCE était avalisé par le congrès et l’alliance UMP/PS dirigée par Sarkozy. Violation ouverte du principe de la souveraineté de la nation (« la souveraineté réside essentiellement dans la nation », dit la déclaration des droits de 1789). Cette violation du principe de souveraineté populaire est en même temps une violation des principes de la république – les citoyens ne peuvent être libres que dans une république libre. Certains militants, marxistes souvent, radicalement anticapitalistes, ne comprennent pas notre attachement à l’idée de souveraineté, de république et restent hermétiques à la formule d’une république laïque, démocratique et sociale. Pour nous, au contraire, ces « vieilles formules » non seulement gardent toute leur actualité mais encore sont les seules à même de définir une orientation politique émancipatrice. C’est ce que nous allons à nouveau essayer d’expliquer.

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Par Denis Collin • Débat • Vendredi 20/05/2016 • 1 commentaire  • Lu 1289 fois • Version imprimable

Croissance, décroissance : le fond du problème


Le terme de décroissance revendiqué par divers courants apparentés à l’écologie est problématique. Il est souvent compris – et c’est naturel – comme l’inverse de la croissance, c’est-à-dire la baisse du PIB et du même coup la revendication d’une vie plus frugale. Au moment où la croissance patine (c’est le moins que l’on puisse dire!), la décroissance nous inviterait à nous serrer la ceinture et à faire contre mauvaise fortune bon cœur. Entendue en ce sens la décroissance pourrait fort bien se combiner avec l’écologie mystique et réactionnaire propagée par la famille Rabhi. Il y a cependant un autre usage du terme « décroissance », un usage auquel je pourrais donner mon assentiment dès lors qu’on aurait dissipé les ambiguïtés et les malentendus. J’ai même un ami qui appartient au cercle des « décroisseurs berrichons » ! Le terme de décroissance nous invite dans ce deuxième usage, non pas à nous serrer la ceinture, mais à procéder à la critique de l’idéologie de la croissance. → plus
Par Denis Collin • Débat • Mardi 10/05/2016 • 0 commentaires  • Lu 1440 fois • Version imprimable

Pourquoi j’ai adhéré au Manifeste de la Sociale.


J’ai adhéré parce que j’y retrouve des thèmes permanents de ma réflexion et de mon action. → plus
Par René Merle • Débat • Lundi 01/02/2016 • 1 commentaire  • Lu 1031 fois • Version imprimable

Ecologie et émancipation

Intervention faite au « Café décroissant » de Bourges le 27 novembre 2015.


« Le capital détruit les deux sources de la richesse : la terre, et le travail. » K. .

La première des choses à dire, peut-être, c’est que si les défenseurs de sa Majesté le Capital ne se sont préoccupés que bien tardivement de la question écologique, on ne peut pas dire qu’en face, les marxistes ou se prétendant tels aient été animés par un réel souci de ces problèmes. Il suffit de lire par exemple « Le feu vert » de Bernard Charbonneau pour se rendre compte que c’est du côté de la critique marxisante de la société que l’interdit le plus fort concernant ces questions était posé. S’occuper de la nature, de l’environnement, des écosystèmes, de la biodiversité etc. ne pouvait être le fait que de petits-bourgeois réactionnaires. 

On dira peut-être que ces questions n’ont désormais qu’un intérêt historique, le destin du « marxisme » étant scellé. Avec la chute de l’union soviétique et la fin de l’expérience du « socialisme réel » ; avec l’entrée de la Chine (et de Cuba demain…) dans un capitalisme mondialisé  ; avec l’extinction progressive des partis communistes en Europe (décès dans le cas italien ; coma dépassé dans le cas français) ; et, enfin, avec le recul de l’hégémonie (pour reprendre un terme au théoricien marxiste italien Gramsci) que le marxisme exerçait sur une bonne partie des productions culturelles et intellectuelles.

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Par Michel Parolini • Débat • Vendredi 29/01/2016 • 0 commentaires  • Lu 1018 fois • Version imprimable

Propriété privée et propriété sociale

Réflexions sur les perspectives de l'émancipation sociale


Commençons par le plus épineux, la question de la propriété puisque c’est sur ce point que le socialisme se singularise et peut entrer en conflit avec les autres formes de républicanisme : contre un socialisme « partageux » qui refuse de respecter la propriété, les républicains font de celle-ci un des droits fondamentaux de l’homme. Disons tout d’abord que les républicains ont raison : la propriété figure à juste titre au rang des droits fondamentaux. La justice, c’est d’abord cela : reconnaître « à chacun le sien ». La propriété est la première affirmation – encore abstraite – de la liberté. Être libre, c’est d’abord pouvoir disposer de soi-même, être propriétaire de soi-même.

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Par Denis COLLIN • Débat • Mardi 26/01/2016 • 0 commentaires  • Lu 1040 fois • Version imprimable

Capital et religion.

IIe partie


Religions, État, laïcité : le premier problème qu’il nous faut intégrer, c’est que ces trois objets ne sauraient être analysés si l’on ne fait pas intervenir le quatrième personnage, qui s’insinue par dedans, par dehors, par-dessous, par-dessus et par le travers, je veux parler du capital. → plus

Quelques considérations générales pour introduire une série de réflexions sur les rapports entre religions, Etats et laïcité.


« L’ignorance n’a jamais servi de rien à personne » (maxime de Karl lorsqu’il était fâché ; provient de Spinoza, Ethique, I, appendice, critiquant ceux qui « se réfugient dans la volonté de Dieu, cet asile de l’ignorance »)

 

 

Le présent article introduit une série d’articles de réflexions et d’analyses que je soumets à propos des rapports entre religions, Etats et laïcité.

 

Religions, Etats, laïcité : aborder ces sujets, dans le premier quart du XXI° siècle, reste extrêmement risqué. Dans un certain nombre d’Etats, le simple fait de contester que l’Etat ait le droit ou le devoir d’employer son pouvoir à imposer des dogmes religieux et des pratiques de vie quotidienne que ces dogmes sont supposés exiger, est dangereux, physiquement et corporellement dangereux, et ceci non pas seulement en Arabie saoudite, Iran et autres pays où les Etats prétendent appliquer la charia, mais en Myanmar (Birmanie) bouddhiste, dans de nombreux territoires des Etats-Unis d’Amérique du Nord où c’est l’ « opinion publique » organisée en groupes de pression dominants qui vous poursuivra de sa vindicte, sans oublier bien des pays catholiques comme l’Irlande  -ou du moins l’Irlande d’il y a peu car le peuple est en train de changer cela-, sans oublier la Russie orthodoxe, les soi-disant « Républiques populaires » du Donbass et de Louhansk où l’orthodoxie est d’Etat, sans oublier l’Inde où l’actuel premier ministre fut autrefois un chef violent des milices hindoues, sans oublier plusieurs régimes où liberté religieuse et liberté de conscience existent dans la constitution et dans les lois, mais pas forcément, pas toujours et pas partout dans la réalité ; sans oublier non plus la Chine, on y reviendra, où l’Etat n’a pas de religion mais a son avis sur la moralité de chaque citoyen, ou plutôt de chaque sujet. Les lois réprimant tel ou tel comportement sexuel et les lois, ainsi que les pratiques et coutumes, infériorisant les femmes, ont encore une prévalence géographiquement majoritaire sur la planète et toutes s’appuient sur les religions.

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Encore sur la droite et la gauche


Pour ce vers « du passé faisons table rase » je n’ai jamais été un admirateur de l’Internationale même si on m’a expliqué qu’il fallait comprendre dans le contexte de la chanson, qu’il s’agissait du passé d’exploitation. Comme s’il pouvait y avoir un bon passé à côté d’un mauvais ! → plus
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