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Du bilan de l'année écoulée aux meilleurs voeux pour la nouvelle année

Par Jacques Cotta • Actualités • Mercredi 01/01/2020 • 0 commentaires  • Lu 733 fois • Version imprimable


 La période de fin d’année est propice aux bilans et aux souhaits pour l’année à venir. 

Pour le bilan, la macronie aura innové durant deux ans dans l’exercice du pouvoir, dans le contenu des politiques mises en oeuvre. Après les présidences de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, la performance mérite d’être soulignée.

Une atmosphère de fin de règne est indiquée dans la presse qui pourtant n’a jamais pris une posture particulièrement hostile à l’encontre du régime. Emmanuel Macron excelle dans l’exercice solitaire du pouvoir. Sa rupture avec le peuple est consommée. La haine qu’il suscite est à la hauteur du mépris qu’il affiche et de son entourage corrompu qui depuis deux ans fait régulièrement la « une » des scandales. Après avoir envisagé son exfiltration par hélicoptère lors des manifestations de Gilets jaunes, le voila dérouté lorsque ses déplacements le poussent à quitter son bunker élyséen. Situation cocasse, situation révélatrice…

Triste France que la « France Macronienne ». Son président se conduit comme tout dictateur rejeté à travers le monde, contraint d’user de tous les stratagèmes pour éviter la confrontation avec le peuple qui n’en peut plus. Le parti présidentiel, à l’image de Macron lui-même, doit camoufler ses candidats en omettant le sigle LREM sur les affiches qui invitent les français à voter pour eux aux prochaines échéances municipales. 

Emmanuel Macron a cru qu’il suffisait de taper fort et vite pour mater le peuple français, preuve de méconnaissance de ce qui constitue notre peuple, de son histoire, de sa vivacité en chaque occasion où l’issue dépend de la force collective. Il a comme objectif la destruction de la république sociale comme en témoigne le sort réservé aux retraites, soumises dans le projet gouvernemental aux intérêts de fonds de pension dont la faillite annoncée aux USA donne une idée du sort réservé aux français. Il compte sans doute pour arriver à ses fins sur un durcissement du régime dont la police républicaine est de plus en plus transformée en milice aux ordres. Ces « flics » en civil cagoulés, armés de fusils ou de LBD, qui longent les manifestations dans la perspective évidente d’en découdre, sont l’expression d’une menace affichée pour la démocratie, le droit des français de s’exprimer.

L’avenir est sombre. 

  • Avec d’un côté un président dont la politique se mène au détriment des français et au profit des grandes puissances financières, banques et fonds de pensions dirigés par des fortunés qui ont leur entrée directe à l’Elysée et dans les ministères, tels les principaux dirigeants du fond BlackRock
  • avec un aréopage de mesures soumises aux intérêts du capitalisme financier, avec une majorité aux ordres composée de députés dont la première et seule qualité est de voter à l’assemblée comme un seul homme 
  • avec le repoussoir du RN pour tenter de durer, lorsque la FI s’est réduite dramatiquement au point de se marginaliser à force de revirements 
  • avec comme principaux soutiens des directions « syndicales » dites « réformistes » prêtes à tout avaler moyennant promesse de recyclage des chefs une fois leur mandat et leur sale boulot achevés 
  • avec des milices prêtes sur demande à énucléer, à estropier, à mutiler, avec une justice fidèle aux heures les plus sombres de l’histoire, prompte à condamner sans autre forme de procès

Que reste t’il?

Ce pouvoir prépare pour l’année qui vient la plus grande régression sociale que le pays ait connue, et pour s’y opposer des violences dont les escarmouches qui ont existé ces derniers mois n’auront été que le prélude. Quelles que soient les déclarations présidentielles, quelle que soit l’obstination élyséenne, l’heure où les comptes doivent être soldés approche. Si un voeu doit être formulé, que l’unité d’en bas s’impose, que la voix majoritaire résonne, que la volonté populaire trouve les voies et les moyens, -manifestations, grèves, occupations,…- dans l’unité de l’emporter. 

Que la justice puisse s’imposer.

Jacques Cotta, le 31 décembre 2019


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