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A nouveau sur les services publics

Interview de Jacques Cotta à propos de "Qui veut la peau des services publics?"

Par Bruno-Pascal Chevalier • Actualités • Samedi 15/01/2011 • 0 commentaires  • Lu 2103 fois • Version imprimable


  • Bruno-Pascal Chevalier et Jacques Cotta

En ce début d’année 2011 sort le nouveau livre de Jacques Cotta[1] « Qui veut la peau des services publics ? » aux éditions JC Gawsewitch que j’ai eu le privilège de lire. Jacques Cotta a répondu à quelques une de mes questions. Ce livre ne nous permettra pas seulement de nous indigner comme cela semble être a la mode aujourd’hui, mais d’avoir les informations nécessaires pour mettre en place des luttes et des résistances, pour proposer et déboucher sur un autre projet de société. 

Un réquisitoire sans appel contre toutes les politiques, notamment la politique à l’œuvre depuis les élections présidentielles de 2007, qui font des services publics la valeur d’ajustement des déficits. A travers une série d’histoires toutes plus surprenantes les unes que les autres, des centaines de rencontres, ce sont les tous les services publics essentiels qui assurent la continuité de l’état sur le territoire national, l’égalité des citoyens, la solidarité nécessaire qui permet de vivre ensemble auquel  l’auteur s’est attaché. Sur la santé, l’école, la sécurité, les transports, mais aussi le logement, l’énergie, ou encore la justice, le constat tiré est alarmant. Avec une question simple pour une réponse fournie : « Qui veut la peau des services publics ? »

Bruno-Pascal Chevalier : D’où vient votre livre ?

 

Jacques Cotta : Le point de départ est assez simple. Un jour mon téléphone a sonné. Au bout du fil, un contact breton m’informant en termes très alarmistes de la situation faite en Bretagne aux hôpitaux de proximité. La conséquence, me disait mon interlocuteur, revenait à interdire les soins immédiatement nécessaire à des milliers de nos concitoyens. Je suis donc allé voir. Ai enquêté. Rencontré des cas précis, femmes enceintes contraintes d’accoucher à domicile, malade incapable d’obtenir les soins d’urgence, situations dramatiques durant des transports longs et délicats pour atteindre des structures hospitalières de grandes villes…

BPC : Donc la question c’est la santé ?

JC : Oui au départ. Mais très vite j’ai dû constater que la volonté de rentabilité financière qui menace les hôpitaux et la santé concerne également tous les autres services publics essentiels à la vie quotidienne de nos concitoyens : l’école et l’éducation avec l’atteinte à la scolarisation des enfants, les lycées avec la diminution des programmes, l’attaque contre la culture, les transports avec la détérioration de la SNCF, la liquidation de services entiers et la désorganisation notamment pour l’entretien des routes dont à on a connu les conséquences avec la neige, mais aussi la justice avec l’impossibilité souvent d’obtenir une décision de justice pourtant importante pour ceux qui sont concernés, la sécurité aussi avec les moyens nuls de la police malgré toutes les affirmations démagogiques des ministres ou du président de la république sur cette question…. Tous les services publics touchés, et sur tout le territoire. Je raconte des histoires, des rencontres qui sont sans équivoque. Du nord au sud, d’est en ouest, les mêmes cas se dessinent, les témoignages s’accumulent.

BPC : La Bretagne n’était donc qu’un point de départ.

JC : Absolument. J’ai parcouru la France, rencontré sur tout le territoire des françaises et des français atteints par la restriction des services publics, notamment en province des services publics de proximité. Et tenté de dégager trois pistes : d’abord l’état exact de nos services publics à travers la vie des habitants que j’ai rencontré, ensuite la signification politique des mesures prises à leur encontre, enfin quelques solutions politiques pour remédier à une situation des plus dramatiques.

BPC : -Quelle est la principale question politique posée à travers les mesures prises?

JC : La République va-t-elle encore avoir les moyens d’assumer sa fonction, ou au contraire ne risquons-nous pas d’aboutir à une dislocation de nos valeurs républicaines et donc à une incapacité pour le plus grand nombre de vivre ensemble ? Malheureusement poser la question c’est y répondre. 

BPC : Concrètement ?

JC : Lorsque la continuité de l’état n’est plus assurée sur tout le territoire, c’est l’égalité qui est atteinte. Que penser en effet d’une situation où on peut se soigner en certains endroits, pas en d’autres ? C’est l’aménagement du territoire qui est visé. Lorsqu’on ne peut plus éduquer ses enfants, les scolariser car il n’y a plus d’école, qu’on ne peut plus se déplacer, ou encore qu’on ne peut plus trouver les administrations nécessaires comme la Poste par exemple, on ne peut plus vivre sur place. Et tout cela est généralisable. Il faut savoir que des milliers de communes sont atteintes, des millions d’habitants sur notre territoire sont concernés…Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’aller à la campagne pour voir cela de près. Dans les quartiers populaires sur lesquels on met le projecteur lors d’émeutes sporadiques, mais qu’on ignore en général, la situation est parfois identique… Dans mon livre je donne quelques exemples assez édifiants… et malheureusement assez illustratifs de cette situation.

 

BPC : Les politiques sont-ils à la hauteur ?

JC : Ca dépend lesquels. J’ai rencontré une série de maires de petites communes qui se battent au quotidien pour tenter là de maintenir les services hospitaliers menacés, là le bureau de poste, ou encore la gare ou le palais de justice…. Ces « petits maires » redoublent d’ingéniosité pour tenter de l’emporter sur les décisions qui viennent d’en haut, des ministères, des préfectures…. Leurs histoires, leurs expériences sont passionnantes. A l’inverse, je suis marqué par l’hypocrisie, ou la schizophrénie, c’est au choix, des responsables politiques nationaux. Prenons l’exemple de la SNCF. Ils déplorent les retards et les dysfonctionnements. Ils ont raison. Ils convoquent des tables rondes pour « tenter de comprendre ». C’est déjà étrange. Mais surtout ils cherchent des boucs émissaires, là un cheminot qui n’aurait pas fait son boulot, là un hospitalier à l’hôpital lorsque ça dérape, ou un prof à l’école… Les fonctionnaires, qu’on liquide allégrement année après année, seraient évidemment responsables ! 

BPC : Les fonctionnaires aussi vous les avez rencontrés ?

JC : Oui, évidemment. J’ai vu ceux dont on ne parle souvent que lorsqu’il y a un suicide sur la mode de France Telecom… Ils sont parfois découragés, parfois exaspéré, mais ils font tout ce qu’ils peuvent pour tenir bon… Bien sûr, comme partout, certains baissent les bras. Mais collectivement, les fonctionnaires font leur boulot du mieux qu’on leur laisse le faire. Mais revenons aux politiques…

BPC : Oui les politiques nationaux alors….

JC : Et bien ils font mine de découvrir la situation, de s’insurger, de compatir, mais ils oublient que la situation est le produit de leur politique et qu’ils sont les principaux responsables. Pour la SNCF, ils ont accepté les directives européennes qui ont désorganisé le rail en France, ils ont ratifié les différents traités, ils ont mis en pratique la RGPP, fer de lance de la politique actuelle, qui a supprimé plus de 4000 cheminots en 2010, ils ont rogné sur l’entretien pour distribuer des dividendes aux actionnaires de différentes boites qui se sont créées, et ils s’interrogent sur les causes de la situation ! Mais si responsables il y a, ce sont eux, et nul autre, leur politique et leurs décisions.

BPC : Une histoire de droite seulement, ou gauche droite dans le même bateau ?

JC : Il faut bien reconnaître que sur ces questions, la gauche n’a pas grand-chose à envier à la droite. La LOLF par exemple, loi fondamentale pour mettre en place les lois de finance, a été votée à la fois par les uns et les autres. C’est cette loi qui affirmait vouloir passer d’une « logique de moyens » à une « logique de résultats ». Et c’est elle qui dés les années 2000 au nom de la chasse aux déficits fait des services publics la principale variable d’ajustement. Dés lors, ils sont régulièrement menacés. La RGPP ensuite n’a pas rencontré d’opposition. Et c’est elle qui programme la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires ! Les privatisations ne sont pas le privilège de la droite, loin s’en faut. Il existe bien des discours pour tenter à la veille de 2012 de reprendre la main, en condamnant les attaques contre les services publics. Tant mieux. Mais pour les prendre au sérieux, il faudrait que ceux qui les tiennent et qui étaient au pouvoir hier tirent un bilan public et précis de leurs propres responsabilités par le passé, meilleure garantie qu’une fois revenus à la tête de l’état ils ne se laissent pas aller à chausser les bottes de la droite qui aura été délogée…

BPC : Votre livre est celui d’un journaliste, mais est engagé. Quel but est-ce que vous recherchez ? Quelle perspective tracée ?

JC : J’ai tenté de mettre les choses au clair, un véritable état des lieux de nos services publics, de la vie de nos concitoyens, des réalités politiques qui pèsent sur la situation, des orientations des uns et des autres… J’ai tenté de remettre sur le devant de la scène quelques valeurs politiques qui devraient permettre de se rassembler pour une véritable alternative conforme aux intérêts du plus grand nombre… En fait, j’ai tenté d’ouvrir un débat qui sorte de la recherche d’un sauveur suprême, quel qu’il soit, mais qui parte des idées pour avancer. J’ai tenté de mettre au centre les services publics que tout le monde s’accorde à vanter lorsque le capitalisme en crise broie les hommes et les femmes, mais que peu permettent de développer une fois au pouvoir… J’ai tenté dans ce livre de fixer un inventaire des mesures prises depuis des années qui devraient être abrogées, pour la défense de nos droits fondamentaux –dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la sécurité, mais aussi de la justice, des transports, etc… sans oublier évidemment la question des retraites- et j’ai tenté de fixer celles qui devraient être développées au service d’une République sociale conforme aux intérêts du peuple dans son ensemble…. Reste à en débattre… Et pour cela évidemment je suis disponible. 

Merci Jacques

Bibliographies de Jacques Cotta

  • Dans le secret des sectes, Flammarion, 1992, en collaboration avec Pascal Martin
  • L’illusion plurielle. Pourquoi la gauche n’est plus la gauche, Lattès, 2001, en collaboration avec Denis Collin.
  • 7 millions de travailleurs pauvres. La face cachée des temps modernes, Fayard, 2006
  • Riches et presque décomplexés, Fayard, octobre 2008

Qui veut la peau des services publics?, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2011

Pour terminer je vous informe que Les 29 et 30 janvier 2011 à Orly, se tiendrons les États généraux du Service public, une démarche offensive et porteuse d’avenir : «

Des salles de classe avec des enseignants ; des hôpitaux avec des infirmières et des médecins ; de l’eau courante potable et des toilettes qui fonctionnent… Pour des millions de personnes dans le monde ce n’est encore qu’un rêve lointain.

Et pourtant, l’accès à ces besoins vitaux – santé, éducation, eau et assainissement, … – est absolument indispensable pour transformer la vie des personnes qui vivent dans la pauvreté.

Comme pour ce qui s’est passé dans nos pays, il ne peut y avoir de développement, économique et environnemental, sans développement de la démocratie, de services publics performants et accessibles à tous et partout.

Or, tant dans les pays pauvres que dans les pays riches,  il se trouve que ce concept est devenu insupportable pour les conservateurs et les néolibéraux; pour eux, tout service est marchand et doit être soumis à la concurrence. C’est le sens de l’Accord  Général sur la Commercialisation des Services(AGCS) qui fait partie des accords constitutifs de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Cet accord stipule que « l’AGCS s’applique en principe à tous les services, à l’exception de ceux qui sont fournis dans l’exercice du pouvoir gouvernemental ». Ce sont les objectifs des Plans d’Ajustement Structurels du FMI qui reposent tous sur la baisse des dépenses publiques, des salaires et des retraites.

C’est une offensive de grande ampleur qui a été menée depuis une trentaine d’années contre l’exercice et  le concept même de service public.  Offensive idéologique visant à démontrer la supériorité du « marché » face à l’inefficacité du service public, son manque de souplesse, les privilèges des fonctionnaires, la gabegie de l’argent public et le trop d’impôts. D’où les privatisations, délégations à des groupes privés, le plus souvent multinationaux, les financements bancaires de type Partenariat-Public-Privé(PPP). Généralisation du New Public Management (et sa version française la RGPP), à travers les baisses d’impôts, les réductions d’effectifs, l’évaluation et les contractualisations. Offensive contre le statut des fonctionnaires…

L’Union Européenne, qui aurait du jouer un rôle protecteur vis-à-vis de ses peuples  et promouvoir des services publics européens, a fait tout le contraire en privilégiant la concurrence  libre et non faussée. L’Intergroupe Services Publics, constitué dans l’orbite du Parlement Européen, vient de dresser un constat sans appel :

« La libéralisation  des marchés, appliquée aux services publics depuis les années 1990 a entraîné une mise en concurrence destinée à faire baisser leurs tarifs par une augmentation supposée de leur productivité. En fait, on a obtenu une baisse des effectifs, source de chômage, une détérioration de la qualité des services, sans diminution des tarifs, car on a eu affaire à des secteurs quasi monopolistes, incapables par nature de faire jouer la concurrence (ex.: l’énergie). La crise n’a fait que confirmer l’incapacité des «forces du marché» à  traiter ce problème et celle des pouvoirs publics à faire face aux besoins de relance. Le recours généralisé au Partenariat Public Privé, prévu pour suppléer cette carence, apparaît comme un leurre qui entraînera une réduction du champ de ces services et de leur action, au détriment de la cohésion sociale et territoriale et des valeurs de solidarité, propres au modèle européen.  La politique suivie par la Commission Européenne (CE) et la Cour de Justice ne fait qu’entretenir un sentiment de doute sur l’intérêt porté à la spécificité de ces services. Enfin on ne peut que constater l’attentisme de la CE pour définir, par voie de directive ou par tout autre moyen juridique, un statut du Service d’intérêt  général, qui le distinguerait de la loi du marché »

Face à cette offensive de grande ampleur, de nombreuses luttes sociales ont eu lieu et se poursuivent,  relayées par les forces politiques de gauche, dans de nombreux secteurs : La santé, l’éducation, la Poste, la petite enfance, le logement, les transports, etc. Ces luttes sont très souvent menées par les agents des services publics en question (ce qui permet aux conservateurs de les qualifier de « corporatistes »), et, encore insuffisamment, par les usagers.

La crise financière, économique, sociale et environnementale mondiale que nous connaissons a encore exacerbé les tensions et les conflits  et a remis en exergue l’importance de l’intervention publique, tout en faisant la démonstration de l’inefficacité et du coût (écologique, économique et social) du « libre marché ».

C’est dans ce contexte qu’en France des syndicats, des associations et de mouvements politiques de gauche se sont réuni pour mener ensemble une démarche novatrice d’organisation des États Généraux du Service Public.

L’objet de ces États Généraux est d’ouvrir un vrai débat de société sur le Service Public moderne, de fournir des argumentaires et des outils à tous ceux qui luttent pour sa sauvegarde et de tracer un cadre de référence pour son évolution et son développement au 21ème siècle  dans le sens d’un intérêt général réaffirmé.

La démarche adaptée à consister à se mettre en réseau avec des collectifs locaux déjà constitués ou nouvellement créés de manière à prendre toute la mesure des initiatives et des attentes. En parallèle, les organisations membres ont entrepris d’approfondir ensemble quatre thématiques centrales intersectorielles :

  1. Quels champs et quelles missions  pour  le Service Public ? A quels niveaux territoriaux et selon quel mode d’exercice ?
  2. Comment associer la population, les personnels et les élus à une gestion démocratique des services publics ?
  3. Comment les financer, en fonction de leur nature, des usagers concernés et des objectifs sociaux  visés ?
  4. Quels  rôles spécifiques les agents publics chargés de fournir ces services sont-ils appelés à jouer pour prendre en compte l’intérêt général et l’égalité d’accès ? Quels statuts en découlent ?

Ces quatre thématiques ont fait l’objet de premières contributions, de premiers travaux et questionnements.

Vous trouverez ci-après, quatre fiches de trois pages chacune faisant le point sur l’état des travaux soumis à discussion pour les EGSP . Ils feront l’objet d’un large débat les 29 et 30 janvier 2011 à Orly.

En effet, les réponses à apporter sont complexes et des discussions approfondies sont nécessaires, du fait de la diversité de ces composantes.

Cette étape, essentielle, sera suivie d’autres, définies en commun, car l’ambition de la démarche est grande : Remettre le Service Public au cœur d’une Refondation Sociale, au centre du débat public.

Le Comité national

Je vous dit a bientôt en vous rappelant que cette rubrique est la votre et j’attends vos témoignages, vos expériences à partager

 


Calendrier des interventions de Jacques Cotta autour de son livre:
Vendredi 14 janvier : Réunion à Tarves dans le département de l’Ain –Salle des fêtes- 20h – Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics » après la projection du film documentaire « dans le secret de la mort du juge d’instruction ».

Lundi 17 janvier : Radio Ici et Maintenant 14h-17h sur le livre « Qui veut la peau des services publics »


Mercredi 19 janvier : Réunion à Lisieux dans le département du Calvados – Espace Victor Hugo- 20h - Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics » après diffusion du film documentaire « dans le secret des licenciements ».

Vendredi 21 janvier : Réunion à Sauveterre de Guyenne dans le département de la Gironde – Cinéma - 20h Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics » après diffusion du film documentaire « dans le secret des licenciements ».

Samedi 22 janvier : Réunion à Monségur dans le département de la Gironde - cinéma l’Eden – 18h Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics » après diffusion du film documentaire « dans le secret des licenciements ».

Jeudi 27 janvier : Réunion à Villeneuve d’Asq, cinéma d’art et d’essai le Méliès 20h Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics » après diffusion du film documentaire « dans le secret des licenciements ».

Samedi 29 janvier: Participation aux états généraux des services publics, mairie d'Orly.

Jeudi 3 février: Réunion à Paris, Bourse du travail, 14h. Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics » après diffusion du film documentaire « dans le secret des licenciements ».

Vendredi 4 février : Réunion à Evreux dans le département de l’Eure – 20h - Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics » après diffusion du film documentaire « dans le secret des licenciements ».

Mercredi 9 février : Réunion à Paris, les soirées de la NAR. 20h Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics »

Mercredi 2 Mars : Réunion à Thoiry –salle des fêtes- dans l’Ain 20h Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics »

Jeudi 3 Mars: Réunion à Lourdes - Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics »

Vendredi 4 Mars: Réunion dans le Pays basque - Lieu non encore défini- Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics »

Jeudi 24 Mars: Colloque à Rennes - Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics »

Lundi 11 Avril: Conférence à Mouans-Sartoux - Présentation du livre « Qui veut la peau des services publics »

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