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"Karl Marx is back"

Par Denis Collin • Débat • Lundi 20/10/2008 • 10 commentaires  • Lu 3487 fois • Version imprimable


"Karl is back". C'est le cri de désespoir du "trader" qui se réveille au petit matin, avec la gueule de bois, contemple la chute des cours et apprend qu'on vient de "nationaliser" l'essentiel du système bancaire des pays capitalistes.

Après des années de lavage de cerveau et de propagande "libérale" effrénée, digne des grandes époques de l'Union Soviétique, la presse s'y mets aussi. Le retour de est salué par Challenge et le mot capitalisme est sur toutes les unes, le plus souvent accolé au mot "crise". Mais qu'on ne s'y trompe pas: les plumitifs des "marchés" ne vont pas se repentir, ni les économistes libéraux se faire hara-kiri, ce qu'ils devraient faire derechef s'ils avaient le sens de l'honneur -- mais il est vrai qu'honneur, vertu et quelques autres termes de ce genre sont inconnus du lexique de ces messieurs. En fait il s'agit encore d'occuper le terrain. n'est là que comme un épouvantail et nullement comme un théoricien dont les oeuvres pourraient éclairer le présent.  Ainsi pour parler de , on mobilisera des "spécialistes", MM. Minc et Attali, qu'unit la propension à utiliser la photocopieuse comme outil majeur de "l'écrivain" moderne... Tous ces "marxistes" des marchés sont là pour nous faire gober l'idée que la crise actuelle est celle des excès du capitalisme et la référence à est là uniquement pou donner un peu plus de crédiblité à cette fable que M. Sarkozy nous répète sur tous les tons, lui qui prend maintenant presque les accents régulateurs et moralisateurs des responsables d'ATTAC! Mais la réalité est autre. La crise du capitalisme n'est pas la crise de l'avidité des spéculateurs qui ne sont dans cette affaire que l'écume des choses. C'est la crise classique du système quand il a épuisé tous les nouveaux moyens d'investir du capital à des taux de profit suffisants. Surproduction de marchandises et surproduction de capital. La crise s'ouvre en septembre en France, mais on apprend après coup que la production industrielle avait baissé de 0,4% en août. C'est bien la crise de l'économie dit "réelle" qui déclenche la crise financière et non l'inverse comme on cherche à le faire croire.

Quand Olivier Besancenot dit que le capitalisme va se noyer dans son propre sang (interview au "Monde", 16.10.2008), la formule pour frappante qu'elle soit, ne vaut pas beaucoup mieux que le prétendu "marxisme" de la presse économique. Le capitalisme ne va pas se noyer dans son propre sang. Il va chercher comme d'habitude chercher à faire payer par les autres ses turpitudes. L'augmentation brutale de la dette publique se paiera en emplois de fonctionnaires, en coupes sombres dans les budgets sociaux, en millions de chômeurs. On annonce déjà 20 millions de chômeurs supplémentaires dans le monde au cours de l'année à venir. Et la crise, selon les "spécialistes" pourrait durer deux ou trois ans (minimum). En vérité, la dernière grande crise de ce type, celle de 1929 a prolongé ses effets sur toute la décennie et s'est achevée dans le bain de sang non des capitalistes mais des peuples.

On pourrait à perte de vue pour savoir s'il y a ou non chez une théorie de la crise finale ou si le catastrophisme est une invention de Rosa Luxemburg.  Tous ces débats de marxologues, aussi intéressants qu'ils soient ne peuvent empêcher que soit pris en compte tout ce qu'enseigne l'expérience et que déjà Lénine soulignait: le capitalisme ne disparaîtra que si on le fait choir. Sinon, les crises, tragiques pour des millions d'hommes, ne seront du point de vue du capital que des transitions de phase entre deux modes d'accumulation du capital. Nous avons au l'onde keynésienne/fordiste de 1945 à 1971/73 puis une crise qui a débouché sur le "néolibéralisme". Un quart de siècle après, le "néolibéralisme" agonise et les dirigeants des diverses fractions du capital tentent d'en apprécier la profondeur et recherchent en tatonnant une nouvelle récette, avec repli sur les États et interventionnisme massif mais sans que tous ces dirigeants ne soient disposés à payer la paix sociale au prix du maintien des acquis sociaux. Au contraire: pendant la crise, le massacre continue comme le montrent la persévérance des gouvernements français et italiens à mettre en oeuvre les directives européennes de destruction de l'enseignement et de la culture.

Ce qui manque fondamentalement aujourd'hui, c'est une force prête à donner une solution anti-capitaliste à la crise. La social-démocratie traditionnelle (pas ce "tas de fumier" qu'elle est devenue, selon une expression qu'employait déjà Rosa Luxemburg), le communisme dans sa suite avaient un modèle de société nouvelle à proposer qui était largement partagé par les militants et adhérents de ces courants. Aujourd'hui, il n'y a plus rien de tout cela. Les plus "audacieux", la "gauche de gauche", les "antilibéraux" n'ont jamais été plus loin qu'une tentative de remettre au goût du jour l'État social modèle "trente glorieuses". C'est à peu près aussi crédible que le retour à Bretton Wood proposé par le président de la république. Quant à l'anticapitalisme qui n'est "Nulle Part Ailleurs" (le nouveau parti lancé par la ligue a pris le sigle d'une émission fétiche de Canal Plus, c'est tout un programme), l'anticapitalisme de Besancenot, c'est un amas de confusions qui combine un guévarisme de pacotille, un ouvrièrisme type LO, et un pur et simple réformisme. Un rassemblement des "contre" qui explosera à la première épreuve. Ceux qui connaissent un peu l'histoire de la Ligue ne peuvent s'y laisser prendre, quel que soit l'écho de cette opération, limité malgré tout mais amplifié par des médias complaisants.

Une nouvelle force ne se fera pas en un jour ni en en quelques mois. Il faut déjà lui retrouver un nom et un programme et cela suppose qu'on soit capable de tirer les leçons d'un passé riche et terrible. Pourquoi toutes les tentatives révolutionnaires ont-elles tourné au cauchemar? Pourquoi tant de "trahisons" et pourquoi ceux qui, tels les trotskistes, ont toujours mis en garde les ouvriers contre les appareils traîtres n'ont-ils jamais réussi à trouver l'oreille des larges masses? Derrière ces questions, il y a une mise en cause radicale des dogmes du marxisme orthodoxe -- cette idéologie construite d'abord par la social-démocratie et reprise par le Komintern et qui n'est guère que "l'ensemble des contresens faits sur ". La nouvelle crise du capitalisme pose la question d'une transformation radicale du mode de production, la question de la reconstruction de la société sur des bases égalitaires, d'une société où prime le bien commun et où les fruits de la terre et du travail collectif seront partagés équitablement, sur la base de la propriété commune de ce qui est commun. On appelait cela jadis "communisme". Il est temps de ressortir ce drapeau, trop longtemps souillé par les tyrannies staliniennes qui, du reste, ne se sont jamais prétendues communistes mais seulement "socialistes". Il est temps de réfléchir à ce que pourrait être un société communiste non utopique.


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Commentaires

par Marc F le Mardi 21/10/2008 à 01:44

Avant de critiquer le "pauvre Besancenot", peut être faudrait il le faire honnêtement, et non pas en reprenant ces méthodes éculées (citations tronquées, conclusions qui disent le contraire des propos tenus) qui ressortent plutôt des plus condamnables des procédés utilisés par un mouvement ouvrier dévoyé et fourvoyé : Quand Besancenot dit "le capitalisme va se noyer dans son propre sang" il rajoute aussitôt après "Une partie du mouvement ouvrier a été bercée par cette prophétie qui voulait que la roue dentée du progrès avance d’elle-même. Moi, je n’y ai jamais cru. J’appartiens à une génération qui s’est rendue compte que le capitalisme était capable de se purger lui-même au prix de crises, de catastrophes sociales et écologiques ou de guerres. Il a cherché à se débarrasser de toutes ses entraves en revenant à un marché sans limites. On a abouti à un système de capitalisme pur, un peu comme celui que Marx avait sous les yeux voici 150 ans. L’anachronisme aujourd’hui, c’est celui que célèbre Sarkozy à travers le capitalisme entrepreneurial alors que les quelques grands groupes qui font la loi combinent activités financières et industrielles." et il ajoute "On privatise La Poste et on renfloue Dexia. Les pouvoirs publics sont capables de trouver en deux heures des dizaines de milliards pour les coupables de la crise, alors que depuis des mois, sous prétexte que les caisses de l’Etat sont vides, ils refusent de verser un seul centime d’euro pour les victimes de la crise. Mais surtout, ce déblocage subit d’aides aux banques ne réglera rien : le plus gros des difficultés économiques reste devant nous, en France, en Europe et aux États-Unis. Le budget des États est complètement flingué, avec toujours plus de dépenses et toujours moins de recettes et des cadeaux fiscaux qui ne s’arrêtent pas. On peut être sûr qu’on va assister à une récession majeure." Bref, rien de ce "catastrophisme mécaniste" dont l'auteur semble faire grief a Olivier Besancenot.

Je suis très dubitatif envers le NPA. Pas pour les mêmes raisons, sans doute, que l'auteur. Celui ci proclame "
Ce qui manque fondamentalement aujourd'hui, c'est une force prête à donner une solution anticapitaliste à la crise." Ce qui' il partage, fondamentalement avec le NPA. De même les constats sont ils partagés sur "Pourquoi toutes les tentatives révolutionnaires ont-elles tourné au cauchemar? Pourquoi tant de "trahisons" et pourquoi ceux qui, tels les trotskistes, ont toujours mis en garde les ouvriers contre les appareils traîtres n'ont-ils jamais réussi à trouver l'oreille des larges masses?" Tout cela fonde le socle constitutif du NPA. Et c'est là que le bas blesse ! Parce que tout est fait (aussi bien du coté du NPA, que visiblement de Denis Colin, de shunter un siècle d'histoire révolutionnaire, de faire comme si Lénine, Trotsky , Luxemburg, Mao Zedong n'avaient jamais existé, et de revenir à une soupe tiède dont le mouvement "antilibéral" nous a donné le risible exemple.  Et de ce point de vue, j'ai bien peur que l'horizon proposé par Denis colon n'aille pas plus loin : "La nouvelle crise du capitalisme pose la question d'une transformation radicale du mode de production, la question de la reconstruction de la société sur des bases égalitaires, d'une société où prime le bien commun et où les fruits de la terre et du travail collectif seront partagés équitablement, sur la base de la propriété commune de ce qui est commun"  A la limite, même le projet du NPA est plus clair...

Marc F.


Re: par la-sociale le Mardi 21/10/2008 à 07:58

Il y aurait beaucoup à dire sur tout ce message qui aborde de très nombreux sujets. Je reviendrai plus en détail sur NPA une autre fois. Je veux simplement répondre sur un point. Marc F. écrit:

Parce que tout est fait (aussi bien du coté du NPA, que visiblement de Denis Colin, de shunter un siècle d'histoire révolutionnaire, de faire comme si Lénine, Trotsky , Luxemburg, Mao Zedong n'avaient jamais existé, et de revenir à une soupe tiède dont le mouvement "antilibéral" nous a donné le risible exemple. 
Peut-être Denis Colin que je ne connais pas fait-il tout pour "shunter un siècle d'histoire révolutionnaire", mais Denis Collin (l'auteur de ces lignes) ne cesse de revenir sur ce siècle d'histoire révolutionnaire et contre-révolutionnaire. J'avoue que l'accouplement de Rosa et du tyran chinois Mao Tsé Toung me semble assez curieux. Car je ne vois pas grand-chose de plus opposé à Rosa que le "communisme" à la mode du despotisme asiatique et l'ardente militante de la démocratie ouvrière que fut l'héroïne de l'insurrection spartakiste aurait eu en horreur le "grand bond en avant" ou la prétendue "révolution culturelle". La Chine capitaliste d'État actuelle n'est même pas en rupture avec le maoisme, elle en est l'héritière légitime, c'est-à-dire l'héritière d'une révolution nationale conduite par la petite-bourgeoisie intellectuelle et une basée sur une guérilla paysanne, mais une révolution où jamais la classe ouvrière ne réussit à jouer un rôle indépendant. C'est du reste une différence majeure avec la révolution russe. Que l'histoire révolutionnaire du XXe siècle ait pris ce cours imprévu (on retrouvera sans peine les phénomènes équivalents en Corée, au Vietnam ou à Cuba), cela contredit largement la théorie trotskiste de la révolutionnaire permanente ainsi que le marxisme standard qui a servi de théorie et d'idéologie au mouvement révolutionnaire du XXe siècle. Tout cela mériterait un bilan serré qui n'a jamais été ne serait-ce qu'entamé dans les groupes français qui se réclament de cette tradition. On pourrait rappeler que la LCR soutenait inconditionnellement le PC vietnamien (en dépit du fait que les hommes d'Ho Chi Minh avaient exécutés les trotskistes de Saïgon comme Tha Tu Tau) et qu'elle apportait un même soutien au FUNK cambodgien, c'est-à-dire au groupe des khmers rouges -- peut-être faut-il les inclure dans le mouvement révolutionnaire du XXe siècle, ceux-là aussi? De même la référence constante d'un Besancenot à Guevara est-elle vraiment ennuyeuse. Car comme théoricien et analyste du capitalisme, Guevara ne vaut pas tripette. Il est bien loin d'arriver à la cheville de Lénine. Et sur le plan stratégique, ça ne vaut guère mieux. Son seul "apport" à la théorie révolutionnaire du XXe siècle fut la théorie du "foyer" qui eut le succès que l'on sait. On pourrait également faire le bilan des expéditions cubaines en Afrique qui furent directement montées à partir des orientations stratégiques de Guevara. Quant à la reprise du guevarisme en Europe, c'est évidemment une mauvaise plaisanterie. Je me souviens de l'époque lointaine où Daniel Bensaïd proposait de développer une stratégie de "guerre de guérilla rurale à l'échelle du continent européen" (Bulletin intérieur de la Ligue Communiste, n°30, 1972, sous la signature de "Segur"). Mais je vois mal le postier de Neuilly construire un "foco" dans le bois de Boulogne... Pour ce qui est Guevara comme héros moral, "l'homme nouveau" me fait froid dans le dos.

Quant à la soupe tiède de "l'anti-libéralisme", je n'ai jamais bu de ce breuvage. Ce site porte les traces des analyses que j'ai consacrées à cette nouvelle idéologie de la gauche et ce depuis plus de dix ans (pour les textes qui figurent sur ce site). J'avais également consacré un livre entier à l'émergence de cette idéologie: La fin du travail et la mondialisation. Idéologie et réalité sociale (L'Harmattan, 1997). En revanche, bien qu'il prenne aujourd'hui ses distances avec l'anti-libéralisme et lui préfère l'anti-capitalisme, Besancenot a également largement communié dans l'anti-libéralisme, les forum sociaux internationaux et le "mouvementisme" dont le NPA n'est finalement que l'un des avatars.

Un dernier point avec le mouvement révolutionnaire du XXe siècle. La LCR est la section française de l'une des multiples fractions de la IVe internationale (la fraction dite "Secrétariat unifié", SU) et donc un membre de la LCR est aussi membre le la IVe-SU. Si la LCR se dissout, les Krivine et Sabado ne participeront donc plus au SU? Ou alors les membres actuels de la LCR seront-ils militants du NPA tout en étant individuellement liés au SU? En réalité, la LCR va pratiquer l'entrisme sui generis dans le NPA, comme ses ancêtres des années 50 pratiquaient l'entrisme sui generis dans le PCF (Krivine en vient) ou dans le PSU un peu plus tard. La seule nouveauté, c'est que cette fois les enfants de Michel Pablo construisent eux-mêmes le parti dans lequel ils veulent faire de l'entrisme en se débrouillant pour qu'aucun courant ne vienne les y ennuyer -- voir l'exclusion du petit groupe CRI qui voulait entrer au NPA et qui n'eut pas la chance de Rouillan...

Denis COLLIN


Re: par stéphane le Mardi 21/10/2008 à 16:57

Pourquoi tant de "trahisons" et pourquoi ceux qui, tels les trotskistes, ont toujours mis en garde les ouvriers contre les appareils traîtres n'ont-ils jamais réussi à trouver l'oreille des larges masses?
Les trotskistes ont mis en garde les militants (et encore, dans le cadre même du "marxisme orthodoxe" dont tu parles, définissant par exemple l'URSS comme un "Etat ouvrier")  mais ont-ils vraiment mis en garde les ouvriers, mettant toujours en avant le mot d'ordre de front unique (= social-démocratie+stalinisme, ce que leur reprochaient ceux de Socialisme ou Barbarie).
Comment les ouvriers auraient-ils pu avoir l'oreille d'un discours qui n'était pas tenu. C'est des fois facile de mettre tout sur le compte d'une conscience de classe insuffisante quand la culture politique, y compris "révolutionnaire", a été si pervertie.


Re: par la-sociale le Mardi 21/10/2008 à 18:15

Loin de moi d'accuser l'insuffisance de la "conscience de classe". C'est l'insuffisance de la pensée des révolutionnaires ou de ceux qui se disent tels que je mets en cause.
DC.


par Anonyme le Mercredi 22/10/2008 à 01:22

Je crois qu’il faut examiner l’ensemble de (s) question (s) posées par DC. :

« Pourquoi toutes les tentatives révolutionnaires ont-elles tourné au cauchemar? Pourquoi tant de "trahisons" et pourquoi ceux qui, tels les trotskistes, ont toujours mis en garde les ouvriers contre les appareils traîtres n'ont-ils jamais réussi à trouver l'oreille des larges masses? ».

J’ai l’impression de n’avoir reçu que des réponses partielles : guerre civile,  effondrement concomitant de l’économie, pression impérialiste pour l’URSS ; DC lui-même évoquait la base paysanne pour la Chine etc.…tout cela n’est pas faux mais ne saurait tout expliquer.

Je ne suis pas philosophe, et n’ai aucune prétention à théoriser mais je crois que

la répulsion qu’inspire le communisme a toujours été réelle dans une fraction, plus ou moins importante selon l’époque, de la classe ouvrière. Celui-ci ne peut être réhabilité que s’il sait montrer qu’il se conjugue avec la liberté (pas celle du capital bien entendu !).

Réflexion triviale sans doute mais posée telle quelle par la « masse ».


Re: par Michel Gandilhon le Mardi 21/10/2008 à 17:16

Un seul mot Denis Collin : bravo !


Ben pourtant ... par Anonyme le Mardi 21/10/2008 à 18:39

Quand Olivier Besancenot dit que le capitalisme va se noyer dans son propre sang (interview au "Monde", 16.10.2008), la formule pour frappante qu'elle soit, ne vaut pas beaucoup mieux que le prétendu "marxisme" de la presse économique. Le capitalisme ne va pas se noyer dans son propre sang.(...)

Ben pourtant, qui a dit que le capitalisme produit son propre poison ??


10,5 milliards d'euros prêtés aux banques = super cadeau !! par Anonyme le Mardi 21/10/2008 à 21:19

(...) Les 10,5 milliards d'euros vont probablement prendre la forme d'un titre supersubordonné à durée indéterminée (TSSDI), selon Serge Maître, qui se base sur des informations ayant filtré de Bercy. Cela voudrait dire que les banques verseraient d'abord des dividendes à leurs actionnaires avant, éventuellement, d'acquitter les intérêts de 8% annoncés, dit-il.
En outre, comme c'est un titre "perpétuel", la banque n'est tenue de rembourser l'intégralité du capital qu'en cas de dissolution. En bref, "les intérêts, l'Etat les percevra peut-être. Le capital, il est peu vraisemblable qu'il le touche", résume le porte-parole de l'AFUB. "C'est un super cadeau".
 


URGENCE par DIDIER le Mercredi 22/10/2008 à 11:45

Comme bien souvent, je partage l'analyse de Denis Collin. Il est en effet indispensable de "créer une nouvelle force" et de "réfléchir à ce que pourrait etre une société communiste non utopique".

 S'agissant de la réflexion, Denis nous apporte beaucoup par ses écrits ( également sur son site "Philosophie et Politique").
Mais n'est-il pas temps de passer à la vitesse supérieure en créant un véritable club de réflexion et de débat, espace rassemblant ceux qui partagent les objectifs mentionnés plus haut et qui se sentent prets à y travailler ?

En attendant, la politique anti -ouvrière du gouvernement et de l'U.E , "le massacre" comme écrit Denis, se poursuit et s'amplifie.
Il nous faut donc RESISTER, mais comment ?
Pour cela nous avons besoin d'une force politique et ceci d'urgence.
Ce n'est certainement pas le NPA dont on a pu observer les positions des amis italiens de O.Besancenot.
Ce n'est pas non plus la nébuleuse des "antilibéraux" qui montre déjà la concurrence de ses acteurs autour de l'appel de Politis.
Alors quoi donc? Que faire ?

Il y a urgence et nous avons besoin de temps pour construire une force représentative, porteuse de résistance et d'espoir !

Socialisme ou Barbarie: nous savons très bien ce vers quoi nous allons si nous n'arrivons pas à apporter une réponse à cette contradiction.


Compagnon rouge par quent1 le Jeudi 23/10/2008 à 23:17

                                                                                                                                                        
Les maux et les mots constants    
Com pag non rouge espèce à préserver
Le 11 octobre quelques mots de G.M.
Article lu
le 13 octobre 2008
"L es mots de Marx n'on t pas d'âge "
http://www.humanite.fr/spip.php?article885201



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