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Passage en revues

La somme et le reste

Par Pierre Assante • Actualités • Mercredi 04/08/2010 • 0 commentaires  • Lu 1677 fois • Version imprimable


Maintenant, LA ressource humaine   

MANIFESTE  

Un peu de vision universelle éloigne du quotidien,

beaucoup de vision universelle en rapproche. 

à Chiara 

La somme et le reste, Edité par AjzenbergLorsqu’un stade de développement humain est arrivé à épuisement, le sens du développement humain devient justement vide de sens. Mais ce vide contient déjà tous les sens nouveaux possibles et impossibles. Les rechercher, je ne suis pas le seul à le faire avec cette passion qui lasse des copains et des entourages, c’est ma façon à moi de transformer la lassitude de la société et de l’individu en énergie. C’est j’espère une transformation qui en est à ses prémices mais qui gagnera, avec le temps qu’il faut, une renaissance humaine.

Un exemple d’épuisement en politique : Chirac avec 19% gagne avec 83% par défaut. Mais un NON l’emporte majoritairement. C’est cela un des multiples signes de l’épuisement, et il en est une multitude d’autres. Mais ce n’est pas le but de ce manifeste de les développer. Son but c’est de manifester les possibles pour créer l’énergie sociale nécessaire     au dépassement de ce stade épuisé, qui est le stade de la démocratie restreinte, attestée dès l’antiquité athénienne, répandue dans le stade bourgeois de développement, et à renouveler par son élargissement sa généralisation, c'est-à-dire la disparition des classes sociales.

Transformons l’épuisement social en énergie. L’épuisement c’est une fermeture par lassitude. Les cerveaux se sont refermés. Qu’ils s’ouvrent !

Nous sommes 6,5 milliards d’individus de l’espèce humaine.

Notre ressource c’est notre cerveau. Ce cerveau qui a traversé la perception, la double anticipation, de son environnement de cueilleur, de chasseur, pêcheur, agriculteur, dans son espace immédiat, restreint, et toutes les structures sociales, leur symbolique, les rapports sociaux correspondants. Cet espace immédiat c’est considérablement élargi avec la « révolution industrielle » et aujourd’hui la « révolution informationnelle » généralisée et mondialisée. De « plus grand que ses œuvres », l’homme peut devenir « plus petit que ses œuvres ». Un peu de vision universelle éloigne du quotidien, beaucoup de vision universelle en rapproche.

  

1. Maintenant, LA ressource humaine

 

Nous sommes 6,5 milliards d’individus de l’espèce humaine.

Notre ressource c’est notre cerveau. Ce cerveau qui a traversé la perception, la double anticipation, de son environnement de cueilleur, de chasseur, pêheur, agriculteur, dans son espace immédiat, restreint, et toutes les structures sociales, leur symbolique, les rapports sociaux correspondants.

Cet espace immédiat c’est considérablement élargi avec la « révolution industrielle » et aujourd’hui la « révolution informationnelle » généralisée et mondialisée. De « plus grand que ses œuvres », l’homme peut devenir « plus petit que ses œuvres ». Ce qu’il a créé peut le dépasser. Ces structures mentales adaptées à cet environnement immédiat se trouvent confrontées à résoudre ses problèmes d’individu dans un cadre immensément plus vaste et apparemment insaisissable.

Les groupes humains issus de l’histoire, en ethnies, en nations, en classes sont de toute évidence en difficulté pour assurer la cohérence de l’ensemble constitué.

L’autonomie de la pensée vis-à-vis des conditions matérielles qui ont déterminé cette pensée, peut-elle conduire à une dé-adhérence mortelle par rapport aux besoins vitaux de l’espèce ? C’est une réalité menaçante. 

 

Les rapports sociaux sont l’essence de l’humain, c’est son activité multiforme.

 

En économie, ce sont les échanges qui déterminent la vie économique et son développement.

Lorsque les moyens de production augmentent la quantité des produits, si l’augmentation de la  quantité des échanges n’est pas « proportionnelle », il y a crise.

Lorsqu’on introduit l’automatisation dans la grande production, mais aussi une gestion  cybernétique mondialisée morcelée, sans rapport cohérent à l’ensemble, et que cela ne s’accompagne pas de la même « explosion » des échanges, il y a des déséquilibres qui entraînent obligatoirement des chutes, ou plutôt une chute généralisée.

Il en est de même de tous les rapports sociaux, qu’ils soient économiques, culturels, ludiques, psychologiques, etc. Il est d’ailleurs absurde de leur imaginer des frontières étanches. Ils sont intriqués, ils constituent une unité d’activité, pour l’individu comme pour la communauté humaine (Voir Tableau d’un sens de l’échange ).

Tous les échanges, de quelque sorte qu’ils soient, subissent et subiront donc brutalement cet effet de chute. C’est en ce sens que la mise en commun, si elle donne les moyens de mettre en correspondance les moyens de production et le mode de production, contient le remède réaliste de résolution de cette équation.

 

Ce n’est donc pas au seul nom de l’utopie, bien que l’utopie ait un rôle positif indispensable si elle adhère sainement à la réalité, mais au nom du réalisme (dont les institutions se réclament aujourd’hui à rebours) qu’il nous faut revendiquer la transformation par cette mise en commun dans la société.

 

Autre question, la nécessaire "dé-adhérence" des concepts et "ré-adhérence", qui constitue la création et l’utilisation des concepts, étant de plus en plus soumise à un mode de vie des couches dirigeantes (qui sont loin des besoins sains d’un ensemble humain), n’a-elle pas acquis de ce fait une indépendance mortelle ? C'est-à-dire si elle substitue à l’autonomie indispensable au mouvement, une indépendance qui le bloque.

Mais cette "dé-adhérence" des concepts et "ré-adhérence", qui constitue la création et l’utilisation des concepts est-elle résolue une fois pour toute par la nécessaire lutte des classe ? Certainement pas. La question reste posée de la capacité de notre cerveau de réagir sainement dans un ensemble beaucoup plus vaste de ce qui a constitué jusqu ‘à présent la mentalité de l’espèce. Le libre arbitre est confronté à l’agir en commun, et c’est ça le « communisme démocratique ». La critique de à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen est contenue dans cette     interrogation-affirmation. La liberté, la permissivité et les possibilités humaines que permet l’agir en commun doit se substituer à la liberté conçue comme un moyen de se passer de l’autre. Contraintes sociales et naturelles doivent être traitées par cette mise en commun dans le vaste cadre d’une humanité « globale, mondialisée ». C’est à cela que le cerveau humain, sa structure psychologique, son acquis social sont confrontés.

 

Il y a sur ces deux questions matière à un immense débat mondial s’appuyant sur des expériences limitées et sur la construction de concepts sains, sans quoi la revendication de réalisme restera toujours opérante du côté du conservatisme en place. La question des Plans est devenue fondamentale.

 

A tout cela il y a une troisième question qui « s’ajoute », et qui pourtant devrait être à l’origine des concepts comme des actes : les rapports sociaux ne seront sains que dans un épanouissement qui doit avoir une origine ; on ne recrée pas l’humanité, on la développe et on la soigne (car toute vie a ses maladies, sinon il n’y a pas de vie). L’origine des rapports sociaux, ce n’est pas les rapports d’exploitation, ni les rapports de domination d’origine biologique. L’origine des rapports sociaux ce sont les rapports maternels. Ils conditionnent la suite des rapports sociaux, du développement de la personnalité, des conditions de la séparation-adhésion sociale. Sur cette question aussi, il y a lieu de ne pas dogmatiser, simplifier, schématiser, mais à travailler, dans le concept et la pratique; particulièrement sur l'inégalité des échanges homme-femme.

La question du rapport homme-femme* en particulier dans le milieu du travail, de la production et gestion des biens dits matériels, indispensables à la vie, mais sans se réduire à ce champ, au contraire, est donc bien une tâche du présent. Les forces sociales organisées en présence dans notre société ne peuvent s’en abstraire ni en traiter autrement que sérieusement, c'est-à-dire sans démagogie.

 

 

La pensée s’envole, loin des contraintes naturelles et sociales. C’est le propre de la pensée. Et sa beauté pour nous humains. Cet envol peut être mortel. Cet envol peut être fécond.

 

L’humanité, ce n’est pas l’univers, mais nous sommes concernés parce que nous en sommes. Des deux.....

 

................suite de ce texte :

Le texte complet du manifeste, cliquer ici

 

 

 

La revue lefebvrienne "La somme et le reste" d'Armand Ajzenberg

qui à publié ce manifeste, cliquer ici

 

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