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Le coup de grâce pour le lycée ?


Le gouvernement Macron-Philippe avance au pas de charge, espérant étourdir tous ses adversaires, anéantir toute résistance. À côté de tous les « chantiers » de la contre-réforme, celui de l’école est ouvert. Dans la ligne de mire : le lycée et le passage dans l’enseignement supérieur. → plus
Par Denis COLLIN • École • Vendredi 24/11/2017 • 0 commentaires  • Lu 1040 fois • Version imprimable

Ecoles de commerce : formatage de la pensée et mépris de classe


Les écoles de commerce sont souvent présentées comme les piliers de la société contemporaine, leurs élèves comme “l'élite de la nation”. Elles permettent aux étudiants de s'initier à l'art mystérieux et sacré du “management”, de devenir des “acteurs du changement” pour “libérer les formidables opportunités” que contient notre “start-up nation”. Derrière cette novlangue managériale se cache une bien triste réalité : les écoles de commerce ont pour fonction de préparer leurs élèves à devenir des rouages du système économique dominant. Pour cette raison, toute forme de réflexion critique ou de remise en question doit être écarteée; il s'agit de convertir les élèves en agents dociles du néolibéralisme.  → plus
Par Henry Baskerville • École • Mercredi 04/10/2017 • 0 commentaires  • Lu 1235 fois • Version imprimable

Ecole: La pire de toutes les réformes

Pourquoi la destruction de l’instruction publique est devenue l’objectif essentiel des gouvernements de la Ve république ?


Voilà plus d’un demi-siècle que l’instruction publique dans notre pays vit au rythme effréné des « réformes ». Officiellement, il s’agit de promouvoir plus d’égalité, plus de « démocratie » dans un système réputé élitiste. En réalité, il s’agit non seulement de la destruction de l’instruction publique, car à notre époque d’extinction des Lumières, un public instruit est non seulement inutile mais même nuisible à la bonne marche des entreprises et des petites affaires gouvernementales, mais encore de l’existence même de la culture, de la « grande culture », qui est incompatible avec l’existence du « capitalisme tardif », de ce « capitalisme absolu » qui s’empare méthodiquement du contrôle des âmes comme de celui des corps.  → plus
Par Denis Collin • École • Mardi 16/08/2016 • 4 commentaires  • Lu 4795 fois • Version imprimable

École : un débat de fond nécessaire

Réflexions à propos de la réforme du collège


Le décret réformant le collège, publié par le gouvernement Hollande le soir même de la grève et des manifestations des professeurs le 19 mai, ravive le débat sur l’école qui secoue périodiquement la France. Le gouvernement refuse tout dialogue. La réforme est impérative et urgente. Les prises de position hostiles à la réforme se sont multipliées, aussi bien à gauche, de Régis Debray à Aurélie Filipetti qu’à droite de Bayrou et d’Ormesson à Bruno Le Maire. Le socialiste Julien Dray a même tenté de mettre en garde son ami Hollande : il pourrait y avoir un million de personnes dans la rue à la rentrée prochaine si le gouvernement ne recule pas ! Comme de coutume, l’affaire est présentée comme un affrontement entre les « conservateurs », les « immobilistes », voire les « réactionnaires » d’un côté, tous tenants d’un élitisme coupable, et les partisans du « progrès », de « l’égalité », des « réformes », etc., de l’autre. Cette présentation médiatique des choses évidemment travestit la réalité. Les prétendus partisans de l’égalité – dont les enfants fréquentent souvent les meilleures écoles (privées le cas échéant) dénient aux élèves « issus des milieux défavorisés » le droit de participer à la grande culture et entérinent les rentes de situation de la caste privilégiée sous couvert de réforme. La droite n’est pas moins hypocrite qui, après quelques hésitations, s’engagent dans la lutte contre la réforme Najaud-Belkacem, alors que celle-ci s’inscrit rigoureusement dans le prolongement des réformes Fillon, avec la fameuse « école du socle », et Chatel dont certaines recettes élaborées pour le lycée sont transférées au collège, l’accompagnement personnalisé, par exemple. Au-delà des prises de position partisanes conjoncturelles, on remarquera ainsi une étonnante continuité des réformes entreprises depuis un demi-siècle. Ainsi entre les réformes Fillon et Chatel prend place la loi Peillon dite de « refondation » de l’école, adoptée, rappelons-le par toute la gauche, Front de Gauche inclus, et qui permet d’avancer très largement sur deux directions : une plus large autonomie des établissements avec l’abandon d’horaires et de programmes nationaux impératifs et, en second lieu, la mise en pièce des savoirs disciplinaires. Comme l’a dit Mme Parisot, ancienne présidente du MEDEF et soutien fervent de la réforme, « Les professeurs du secondaire doivent accepter que leur mission dépasse largement leur seule discipline. » → plus
Par Denis Collin • École • Lundi 25/05/2015 • 1 commentaire  • Lu 2290 fois • Version imprimable

Le saccage de l'instruction publique: nouvelle étape

Réflexions sur la réforme du collège


Ainsi, élections ou pas, la grande opération de saccage de l’instruction publique se poursuit, imperturbablement. C’est aujourd’hui le tour de la « réforme » du collège (puisque c’est le mot de « réforme » que la novlangue donne à la mise à sac des institutions de notre pays). La ministre vient de la présenter. Elle tient en quelques mots : « l’organisation des enseignements est fixée par le conseil d’administration, conformément au projet d’établissement ». Les horaires attribués à chaque discipline pourront varier d’un collège à l’autre dans le cadre d’une enveloppe globale. Plus d’horaires fixes par niveau de classe. Adieu égalité ! Adieu la constitution qui affirme cette égalité « à tous les degrés ». Mais ce n’est pas tout. Les horaires disciplinaires sont drastiquement réduits au profit du nouveau gadget promu par les pédagolâtres fous, les EPI (« enseignements pratiques interdisciplinaires »). De plus, les langues anciennes sont étouffées : on n’enseignera plus le latin et le grec, mais ces deux « vieilleries » devront être intégrées dans un EPI, dont les horaires seront prélevés sur le français et sur une autre discipline. La machine à fabriquer des ignorants va pouvoir tourner à plein régime.

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Par Denis Collin • École • Jeudi 02/04/2015 • 2 commentaires  • Lu 1844 fois • Version imprimable

Les "socialistes" (?) et l'école

Au pays du mensonge déconcertant


Quand ils parlent du bilan du gouvernement Hollande, les commentateurs autorisés (notamment ceux de radio-gouvernement) n'omettent jamais de citer les créations de poste dans l'Éducation nationale. La réalité est bien différente. Là encore il faut dénoncer les gros mensonges de la centrale de propagande gouvernementale.L'étude réalisée par le SN-FO-LC, à partir des données ministérielles démontre sans l'ombre d'une équivoque que la prétendue création des 60.000 postes (une promesse phare de Hollande) est une gigantesque escroquerie. On peut lire tous les détails ici. L'article publié dans le Monde du 5 novembre 2014 et reproduit ci-dessous démonte le mécanisme de cette escroquerie.
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Par Denis Collin • École • Mardi 11/11/2014 • 0 commentaires  • Lu 1457 fois • Version imprimable

Pourquoi les socialistes haïssent-ils les professeurs ?


Ce qui se passe dans l’Éducation Nationale a un goût de déjà vu. C’est Claude Allègre qui avait décidé de « dégraisser » le mammouth, s’en était pris aux professeurs quasiment traités de fainéants et avait imposé sa « réforme » malgré l’opposition massive des professeurs et souvent des élèves et de leurs parents. Le PS l’a payé au prix fort : selon les sondages 150000 enseignants électeurs habituels du PS auraient voté pour Chevènement ou Besancenot. Résultat : Jospin éliminé au premier tour de la présidentielle. → plus
Par Denis Collin • École • Jeudi 12/12/2013 • 10 commentaires  • Lu 2790 fois • Version imprimable

A propos du vote au Sénat sur la loi Peillon


Les sénateurs du Front de Gauche ont estimé devoir voter pour la loi Peillon ce 29 mai au Sénat, après que les députés Front de Gauche se soient abstenus. Ce vote prépare clairement un vote Pour au final à l’Assemblée. Pour le gouvernement Ayrault, ceci serait une victoire politique de premier plan, le Front de Gauche ayant voté contre les principales lois qui déterminent la politique économique et sociale du gouvernement, à savoir la ratification du TSCG et la conversion en loi de l’accord MEDEF-CFDT du 11 janvier. Ainsi, la politique de ce gouvernement serait mauvaise en matière économique et sociale, mais, mystérieusement, mériterait approbation s’agissant de l’Education nationale et de l’organisation des services publics …
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Par Vincent Présumey • École • Jeudi 30/05/2013 • 1 commentaire  • Lu 1366 fois • Version imprimable

Faut-il vraiment enseigner la "morale laïque"?


On nous dit que l’école devrait enseigner la morale laïque. Mais avant de se demander si c’est bien là la tâche de l’école, il convient de se demander si la « morale laïque » existe vraiment, ou encore s’il est possible de penser une morale laïque qui prendrait place à côté des morales non-laïques, c’est-à-dire religieuses ou encore qui les engloberait toutes dans un vaste projet syncrétique. Cette présentation des choses me semble erronée pour plusieurs raisons :

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Par Denis Collin • École • Jeudi 02/05/2013 • 13 commentaires  • Lu 2370 fois • Version imprimable

"Faites des hommes, et tout ira bien ..."

Jules Michelet sur l'enseignement


" L'homme de France le plus méritant, le plus misérable, le plus oublié, c'est le maître d'école. L'État qui ne sait pas seulement quels sont ses vrais instruments et sa force, qui ne soupçonne pas que son plus puissant levier moral, serait cette classe d'hommes, l'État, dis-je, l'abandonne aux ennemis de l'État. Vous dites que les Frères enseignent mieux; je le nie; quand cela serait vrai, que m'importe? le maître d'école, c'est la France; le Frère, c'est Rome, c'est l'étranger et l'ennemi "  (P. 134:)

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Par Denis Collin • École • Lundi 06/08/2012 • 2 commentaires  • Lu 1746 fois • Version imprimable

Réforme de l’évaluation des professeurs : une question fondamentale


Le projet de décret Chatel « réformant » l'évaluation des professeurs marquerait, s'il était adopté, un tournant brutal non seulement dans le statut administratif des professeurs mais plus fondamentalement dans la conception que l'on doit se faire de l'école dans la République. Sans aucune exagération, il s’agirait d’un pas décisif dans la mise à mort de l’école républicaine et de la conception de l’instruction publique et de la transmission du savoir qui lui sont liés. → plus
Par Denis Collin • École • Jeudi 29/12/2011 • 1 commentaire  • Lu 3731 fois • Version imprimable

Monstres pensifs


La perspective est ouverte de la création de plusieurs milliers d’entreprises – PME spécialisées – en France dans les deux ou trois années qui viennent, et ce malgré la crise ou grâce à elle, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes brillamment relevés et puissamment résolus par nos “monstres pensifs“ de la SarkUbuserie. A l’image de la gargouille de Notre Dame, ils évitent l’engorgement, le trop plein d’impuissance en amont, et par leur gueuloir largement ouvert, ils expulsent les humeurs malignes d’un monde en décomposition avancée. → plus
Par Robert Pollard • École • Mardi 20/12/2011 • 0 commentaires  • Lu 2349 fois • Version imprimable

La fin programmée de l'école publique


Ainsi l’UMP lors de sa convention consacrée aux questions de l’éducation a-t-elle décidé de reprendre à son compte les propositions défendues par une de ces officines de la droite la plus radicale, l’IFRAP qui propose ni plus ni moins que la destruction de l’école publique et la fin du statut de fonctionnaire des enseignants (voir Le Monde). Chatel, déjà connu pour sa réforme catastrophique du lycée, s’est engagé dans cette voie avec sa proposition de réforme de l’évaluation des professeurs. En instituant un jour de délai de carence pour les congés maladie, la majorité UMP a commencé d’appliquer une des mesures préconisées par l’IFRAP, savoir trois jours de carence et la limitation des indemnités journalières à 60% du salaire. Mais l’UMP va plus loin.

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La barbarie douce ou la fin des humanités dans l'école de la République


L'événement n'a pas ému la grande presse. Mais en juillet dernier le jury du CAPES de lettres classiques a donné sa démission collectivement.

 

Voici leur texte publié par l'Humanité et sur le site « Sauvons l'Université »

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Grandes écoles et discriminative positive

Une polémique en trompe-l'œil


On le sait : l’actuelle majorité présidentielle – comme la précédente et comme celle d’avant – est fort préoccupée de lutte contre la discrimination. Le consentement généralisé à l’inégalité a besoin de la couverture de la lutte contre les discriminations. Quand on abandonne toute revendication sociale, quand la minorité fortunée engloutit une part toujours plus grande du revenu national, il faut bien que tout citoyen puisse caresser l’espoir de rejoindre la caste dominante. Personne ne doit être empêché de devenir un exploiteur ! Alors que l’immense majorité des jeunes, les diplômés un peu moins que les autres mais pas beaucoup moins, est condamnée à aller de stages en emplois précaires pour des salaires systématiquement rabotés vers le bas – quand salaire il y a, car les stages sont bien souvent « bénévoles » – on ressort le vieux serpent de mer de la « démocratisation » des grandes écoles. Scénario en trois temps : → plus
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