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Mais qu’allait donc faire Danièle Obono dans cette maudite galère …

… ou lorsqu’avec le NPA ou autres se rejoue le coup provocation-répression-mobilisation.

Par Jacques Cotta •  • Mercredi 20/09/2017 • 5 commentaires  • Lu 2363 fois • Version imprimable


Nous avons insisté dans les colonnes de «  » depuis des semaines sur la nécessité de combattre la division, de réaliser l’unité des salariés, des ouvriers, des jeunes, des retraités. A l’approche de l’échéance, des énergies se sont décuplées, à gauche notamment, pour limiter la portée de la mobilisation du 23 septembre, et de la FI comme principale force d’opposition à Macron et son gouvernement. Les tentatives de diversions, les provocations au secours du gouvernement et de sa politique n’ont pas manqué.

Le 23 septembre est une manifestation politique contre le gouvernement Macron-Philippe, pour mettre en échec les ordonnances sur le code du travail, leur volonté de réduire ou détruire l’assurance chômage, l’assurance maladie, les APL, l’ubérisation de la société, la précarité généralisée, la mise à bas du code du travail notamment… leur politique nationale et internationale, leur engagement et soumission à l’union européenne, à l’OTAN, etc… Le contenu de cette mobilisation se résume à « Macron, Philippe, à bas leur politique, dehors ! ».

Il y a eu dernièrement la fête de l’Humanité et le discours de Pierre Laurent qui a réservé ses coups à Jean-Luc Mélenchon et n’a dit mot du 23, sinon pour annoncer le déplacement « d’une délégation du PCF » alors qu’il est urgent de préparer un véritable déferlement populaire contre le coup d’état social de Macron et du gouvernement.

Aujourd’hui un autre obstacle se met en travers de la construction du 23 et plus, de la FI comme principale force d’opposition. Un obstacle d’autant plus important qu’il émerge notamment du sein même de la France Insoumise dont une composante semble totalement égarée, engagée aux côtés de forces qui au nom de la « gauche radicale » prêtent leur concours à des provocations hostiles au mouvement social et à ses intérêts, substituant au combat contre le pouvoir celui qui l’oppose à la police désignée comme l’ennemi principal.

De quoi s’agit-il ?

Lors des manifestations contre la loi travail n°1, la loi Hollande-Valls-Macron-El Kohmri, les journées d’action à répétition ont été accompagnées de violences souvent peu spontanées. Les vitres de l’hôpital Necker volant en éclats, filmées sous l’œil complaisant des forces de polices, les échauffourées récurrentes entre cagoulés et policiers, l’occasion était donnée à Valls, à l’unisson de tout ce qui était attaché à la destruction du code du travail, de réclamer fermeté judiciaire et répression policière… Jusqu’au point culminant, le 18 mai 2016, quai de Valmy, avec une voiture de police incendiée par un jet de fumigène. Les images filmées ont tourné en boucle et la conséquence ne s’est pas fait attendre. Servant la politique gouvernementale, la répression a été plus présente, plus féroce, non contre les quelques « casseurs » traditionnels, mais contre les manifestants eux-mêmes, contre le mouvement social. Dès lors, les mobilisations ont été placées sous contrôle direct de la police avec les fouilles à corps systématiques, les contrôles d’identité répétés, les nasses permettant de matraquer et d’arrêter de simples manifestants pour semer trouble et peur, pour diminuer l’affluence et l’ampleur des mobilisations… La provocation servant l’Etat, la politique gouvernementale et le Medef, semble alors avoir porté ses fruits.

Ce sont ces événement à la veille de la mobilisation du 23 qui sont remis sur le devant de la scène avec le procès de neuf suspects accusés d’avoir participé à l’attaque de la voiture de police, au cri fou de "on va griller du poulet". L’affaire ferait un lamentable flop si des voix ne s’élevaient pour reprendre le flambeau de la provocation, allant jusqu’à soutenir les incendiaires dans une affaire qui tient beaucoup plus du droit commun que de l’action politique. Ainsi trouve-t-on pèle-mêle Danièle Obono députée de la France Insoumise, Olivier Besancenot responsable du NPA , Frédéric Lordon, économiste et figure du mouvement Nuit debout, ou encore Houria Bouteldja, présidente du Parti des indigènes de la République, organisation identitaire, communautariste, au discours racialiste, adversaire résolue de la république, de la laïcité et de l’égalité, l’Union syndicale Solidaires, Alternative libertaire, les maoïstes de l’OCML-VP, autant de "personnalités" ou "d’organisations" qui considèrent que la manifestation de 2016 était « une réponse légitime » à une manifestation des policiers contre « la haine anti-flics », et qui se proposent de développer des actions contre les « bavures policières » et appellent à se rendre tous les jours au procès et devant le palais de justice… Une ultra-gauche décomposée, nouvelle mouture des tristement fameux « autonomes » d’antan, activistes contre la police au nom de la dénonciation des bavures, qui n’est qu’un substitut offert en lieu et place du combat uni contre la politique d’ensemble du gouvernement.

Alors que la raison exige l'application et le respect des principes démocratiques simples, que tout innocent soir relâché sans tarder et reconnu comme tel, que le doute doit bénéficier aux inculpés, que les témoignages « anonymes » qui se révèlent être ceux de policiers peuvent être suspectés de parti pris, certains préfèrent rejouer le coup de l’affrontement direct avec la police, ce qui ne présage pour les mobilisations à venir rien de bon. Déjà il est question au sommet de l’Etat du danger dans les prochaines manifestations d’affrontements entre « blacks blocs » et forces de police. Tous les ingrédients de la provocation contre la mobilisation politique et sociale qui pourrait menacer le gouvernement et sa politique sont mis en place. Le terrain est propice aux provocations pour le 23 notamment, menaçant directement dans un contexte tendu socialement et politiquement la France Insoumise qui prend ses responsabilités politiques contre le pouvoir et sa politique.

Et les voix de la dénommée « ultra-gauche » à laquelle se mêlent NPA ou Obono, députée de la France Insoumise, viennent se joindre à ce qui demain pourra en effet être utilisé par un gouvernement minoritaire qui a décidé de frapper, sans ménager ses efforts. L’orientation qui peut permettre d’aller dans la voie affirmée par la FI et Jean Luc Mélenchon, pour bâtir une véritable opposition au néolibérailsme incarné par le président des banquiers et de l’UE Emmanuel Macron, est celle de la république sociale. L’orientation pour accéder au pouvoir doit être comprise par le plus grand nombre, s’adresser à tous, répondre à l’intérêt général. Les tentatives « ultra-gauche » ne peuvent non seulement y aider. Elles ne peuvent en réalité que se mettre en travers.

Jacques Cotta
Le 20 septembre 2017

 

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Commentaires

LE POSTULAT N'EST PAS BON par pascal CHAUVET le Mercredi 20/09/2017 à 22:27

Bonsoir Jacques, ce que tu dis des groupuscules d'ultra gauche est vrai, d'autan qu'on peut penser qu'ils se retrouvent mélanger avec des policiers en civil et que la loi mettant l'état d'urgence dans la loi et dans le marbre va passer en novembre.
Par contre pourquoi pars tu du postulat que la manifestation de JLM le 23 septembre est seule en capacité de bloquer la politique de régression sociale. Quid des syndicats, quid du peuple. Beaucoup de signes nous montre que le social démocrate JLM n'est intéressé que par sa carrière, et qu'il est un membre éminant du système politique garantissant la pérénité de la dictature de l'UE.
Ton postulat de départ sur JLM et ton silence sur les combats de la classe ouvrière et de ses syndicats font de ton texte une erreur majeure de vision politique sur les perspectives qui s'offrent au peuple pour rompre avec la dictature néolibérale de l'UE. Je te le dis en toute sympathie, tu te places, à priori, dans le camps des manipulés.
La solution ne viendra ni de la manifestation du 23 ni de JLM mais de la mobilisation du peuple et de la classe ouvrière.
A bientôt
Pascal
président du RPS FIERS


Re: LE POSTULAT N'EST PAS BON par jcotta le Jeudi 21/09/2017 à 00:23

Cher Pascal,
Je pense que la question des groupuscules d'ultra gauche mérite d'être posée, car elle conditionne les capacités de regroupement et d'organisation. Pour gagner il faut parler à la majorité, convaincre, entrainer. La question politique des ordonnances, de la 5ème république, de l'UE, les mesures qui en découlent, l'orientation de Macron et de son gouvernement sont autant de sujets saisissables par le plus grand nombre. Le gauchisme n'est pas un complément, c'est un frein. Voila pourquoi, pour aller vite, je suis opposé à cette orientation qui met le "flic" dans le débat en lieu et place du pouvoir et de sa politique. Je vois sur les réseaux sociaux pas mal d'incompréhensions sur le sujet. Raison de plus d'y revenir et de l'aborder...
Pour le reste, tu me prêtes un postulat dans lequel je ne me reconnais pas. Je n'oppose évidemment pas syndicats et FI. Tout cela est complémentaire, chacun ayant un domaine donné. Les premiers sur le terrain des revendications, la loi travail XXL par exemple. La FI sur le terrain politique. La manifestation du 23 est une manifestation politique et en tant que tel recoupe toutes les questions que les organisations syndicales peuvent mettre en avant. Le 23 met au centre la défaite politique de Macron-Philippe et de leur politique, donc la mise en échec de leur politique dans tous les domaines, loi travail, assurance maladie, assurance chômage, sécurité sociale, fonction publique, APL, etc... et sur le plan international la question de notre souveraineté, de l'UE, des insitutions, de l'OTAN, etc...
Tu peux reprocher une série de choses à JLM, mais force est de constater qu'il est aujourd'hui incontournable. Il représente l'opposition à Macron, de fait, sur le contenu comme sur la forme. Sans doute au sein de la FI les choses ne sont pas homogènes, pas claires. Mais n'est-ce pas une raison pour tenter dans l'action et le débat de clarifier sur l'essentiel? Faire prévaloir le point de vue de la république sociale. Tu m'indiques que "La solution ne viendra ni de la manifestation du 23 ni de JLM mais de la mobilisation du peuple et de la classe ouvrière.".
Je partage avec la remarque suivante: pourquoi exclure dans le moment présent les initiatives prises par la FI et ne pas les inclure non comme la réponse mais comme un élément de la réponse à construire. Enfin pour la manipulation, je ne vois pas bien. Tu remarqueras que notre site garde sa totale liberté de ton et de cntenu. Nous ne sommes au service de personne, et manipulé par personne. Juste mus par la nécessité de trouver une réponse à la situation catastrophique que connaissent ouvriers, salariés, jeunes, retraités, etc..., que nous connaissons en quelque sorte.
Bien amicalement, et à suivre...
A trés bientôt,
Jacques

PS: Pour plus de développements et précisions, discutons. En attendant je te renvoie à la sociale où une série de papiers aborndent notamment la question syndicale, la gauche, le PS, le PCF, etc...


Re: LE POSTULAT N'EST PAS BON par Pascal CHAUVET le Jeudi 21/09/2017 à 09:32

Cher Jacques,
je te remercie de ton message de réponse mais FI n'est pas une réponse mais un problème, tu me parles de l'UE, mais JLM ne veut pas sortir de l'UE ou de l'euro, comme le FN d'ailleurs, parce que ce sont tous les deux des maillons du système. Et ce n'est que dans ce sens là que je te parlai de manipulation.
Qui donne les ordres de la finance internationale aujopurd'hui? L'UE, qui précarise l'économie au profit de la rente? L'euro. On en sort pas, et donc pour tout progressiste, le premier et le seul cheval de bataille doit être la sortie des institutions supranationales parce que ce sont elles qui donnent les ordres.
Tu peux faire tous les plans sur la comète que tu veux, sans ces sorties au préalable, il ne peut pas y avoir de politique émancipatrice ou progressiste, comme tu veux, avec ou sans JLM.
cordialement
Pascal


Re: LE POSTULAT N'EST PAS BON par jcotta le Jeudi 21/09/2017 à 10:49

Cher Pascal,
Je suis d'accord avec toi pour qualifier de centrale la question de l'UE et de l'euro. Comme toi j'ai expliqué durant des années qu'il n'y avait d'issue sérieuse que dans la sortie de l'un et la rupture avec l'autre. Je pense toujours qu'hors de notre souveraineté retrouvée, le capital financier imposera via les instances suprantationales une politique qui est inscrite dans les traités, au profit exclusif du capital et au détriment du travail. 
Tu pourras vérifier sur la sociale les articles que nous avons publiés sur le sujet. La question qui donc se pose aujourd'hui est de savoir où nous en sommes et que faire.
Pour aller vite, tu admettras que les partisans de la sortie de l'euro et de la rupture avec l'UE ne sont pas parvenus à convaincre. Se présentant par exemple aux élections, ils ont globalement connu une déconvenue totale. Je ne suis pas un électoraliste à tout crin et ne pense pas que les élections donnent réponse à tout, mais c'est du moins une indication qu'il faut prendre en compte comme reflet -même déformé- de la réalité. Nous sommes donc dans une contradiction qui est la suivante:
1- Les "masses" sentent bien de façon confuse que l'euro et l'UE sont le problème.
2- Elles ne perçoivent pas la rupture car elles ne voient pas le chemin, et y perçoivent parfois plus de problèmes immédiats que de solutions.
C'est dans ce contexte que l'argumentation de JLM me semble intéressante sur trois points.
a/Il annonce d'une part la nécessité de poser nos exigences aux autres parties prenantes. Nous refuserons tout traité unilatéralement qui ira contre nos intérêts, emploi, Services publics, etc...
b/ soit cela est accepté, et ça signifie que l'UE explose. Soit c'est refusé, l'épreuve de force et nous sortirons unilatéralement en nous adressant aux peuples et états européens.
c/ Le tout devant être ratifié par le peuple sur la base d'un référendum.
Je ne sais si JLM a des idées arrêtées sur la question, mais cela m'importe peu. Ce qui compte à mon sens, c'est la réponse pratique à une réalité politique que nous signalons, sur laquelle nous sommes assidus, mais à laquelle nous ne faisons qu'apporter des incantations sans portée aucune. 
Enfin, je voudrais ajouter un dernier mot. Tu indiques que "sans sortie préalable, il ne peut y avoir de politique émancipatrice et progessiste". Ne croyant pas un quelconque Dieu, César ou sauveur suprême, je ne pense pas que quiconque décrétera la sortie pour nous offrir une autre politique. Ni JLM, ni tout autre. La quesiton est celle de la construction d'une sortie nécessaire de l'UE, de l'euro, de l'otan... Et c'est en cela que la démarche ci dessus est intéressante. Je n'ai pour l'instant pas d'autre réponse...
Bien amicalement,
Et merci pour ces échanges,
Jacques









Re: LE POSTULAT N'EST PAS BON par p_delvaux le Vendredi 22/09/2017 à 17:24

 Bonjour à tous.
Cet échange est très intéressant car il met en lumière la complexité et les contradictions apparentes que nous devons être majoritairement en capacité de résoudre aujourd'hui pour éviter l'asservissement total des peuples et singulièrement du peuple français par l'oligarchie transnationale. Les Français avaient clairement rejeté le carcan européiste en 2005 et je n'ai aucun doute que ce soit toujours le cas aujoiurd'hui. Il en est de même pour l'euro, monaie dont on nous prive du contrôle. Ceux qui, aujourd'hui, se disent partisans de l'UE et de l'euro sont une minorité. Cela pourrait nous sembler le contraire à nous-mêmes qui vivons dans des métropoles ou des moyennes-grandes villes où nous cotoyons cette frange de population qui a constitué l'électorat de Macron (start-upers, bobos de la com ou de la "culture", etc...).  Dieu merci, Paris n'est pas la France (ni Lyon, ni Bordeaux...) comme l'a brillament démontré Christophe Guilluy. Et j'ajouterai même qu'à Paris, je rencontre beaucoup de personnes qui partagent mon exécration de la Commission de Bruxelles et de sa monaie. Le revers électoral (relatif) qu'ont subi tous les candidats qui osaient remettre en question l'ordre européiste réside, à mon avis, dans le tsunami médiatique dont a profité Macron. Très tôt dans la campagne électorale, journaux, radios, chaînes TV, réseaux ont entonné l'air : "Sortir de l'UE ? Sortir de l'UE ? Quelle folie ! jamais les Français ne l'accepteront ! ".  Et l'effet-miroir a marché à fond. Assommés par cette campagne de terreur quotidienne, beaucoup qui avaient pourtant voté NON en 2005 ont changé de pied en se disant : "si tant de Français ont peur de cela, il doit y avoir de bonnes raisons !..." . Et je crois qu'il faut ajouter à l'explication du vote l'absence d'argumentation étayée et didactique de la part de tous les candidats qui prétendaient au retour de notre souveraineté, à commencer par JLM dont je ne suis toujours pas persuadé de sa réelle conviction sur ce sujet. Je comprends qu'en désespoir de cause, on puisse se ranger derrière ce cheval apparemment fougueux avec l'espoir que le mouvement des masses le revétira de plus qu'il ne portait au départ mais, comme Pascal, je suis très, très sceptique. Quand on a vu cela dans l'Histoire, le héros des foules avait lui-même, au départ un fond plus conséquent et plus cohérent avec le combat commun que ne l'a Mélenchon. Tout comme Marine Le Pen, je ne lui trouve pas de colonne vertébrale idéologique solide. Comme elle, il est dans l'à peu-près. La manière dont il se repose sur les syndicats sans en connaître à l'évidence les arcannes est pour moi significative. Un grand politique doit avoir une politique sociale bien à lui. C'est alors que les syndicats pourront dans un mouvement s'y agréger. Et pas le contraire !    Et c'est ce même manque de solidité idéologique qui explique que la F I se retrouve avec des ultra-gauchistes de tout acabit, certains ne pensant qu'à "casser du flic", d'autres flirtant avec l'islamisme ou l'antiracisme antisémite, etc...  Mieux eut valu que la F I compte moins de membres mais qu'ils soient rassemblés par un programme précis et sérieux qui les rende efficaces dans le combat politique...  Il ne suffit pas d'appeler tous azimuts à la contestation, ni à appeler à satiété au changement de constitution pour construire un véritable débouché politique. Sauf à avoir la nostalgie de la Terreur, ce qui n'est pas mon cas. Non seulement la méthode n'est pas bonne mais elle est dangereuse. A partir de là, je n'ai pas de recette miracle à proposer. Mais j'ai tendance à penser que nous ne pourrons nous en sortir que par l'alliance de personnalités sérieuses s'accordant sur un socle commun, même minimal, pour pouvoir réindustrialiser la France et relancer l'activité et l'emploi en toute indépendance (sans prétendre s'affranchir totalement du marché mondial. Soyons un minimum réalistes).
Voilà, voilà... A bientôt.

Pierre




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