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Mes brèves N°2 ...

... du 22 mai au 11 juin

Par Jacques Cotta • 2017: Libre discussion • Dimanche 11/06/2017 • 0 commentaires  • Lu 861 fois • Version imprimable

Certains faits d'actualité appellent parfois remarques et réflexions sans toutefois donner lieu à un article. Cela donne dans le langage commun des "brèves". Nous avons donc décidé de retranscrire dans  ces « brèves » de semaine… Voici donc mes "brèves", chapeautées en quelques lignes pour en indiquer le thème et le contexte. 

On a appris l’affaire Ferrand et mutuelles en bretagne : corruption, 5ème république et Macron

Il n’aura fallu que quelques jours pour que Macron se retrouve les pieds pris dans le tapis de la corruption. Macron est ainsi l’ombre portée de Hollande jusque dans les petits « détails ». Une copie conforme :

• Hollande élu après la tirade « moi président » et sa déclaration d’amour à la morale… Avec Cahuzac et quelques autres, on connaît la suite !
• Macron élu avec l’engagement de moralisation de la vie politique, son amour déclaré à la « vertu »… Avec Ferrand l’ex PS ministre macronien, jusque quelques jours après la formation du gouvernement, on voit ce qu’il en est…

En réalité, si la corruption est toujours présente, c’est parce qu’elle est inscrite dans la 5ème république et permise par sa constitution antidémocratique. Relation de cause à effet, les Macron, Hollande, Fillon et autres du PS, de LR ou d’«En Marche » sont accrochés à ces institutions comme à la prunelle de leurs yeux. Seule la France Insoumise propose à travers une constituante d’aller vers une sixième république, avec pouvoir de révoquer ces élus qui trahissent mandat et règle d’honnêteté élémentaire…. Une raison supplémentaire s’il en fallait de voter aux législatives pour la seule force d’opposition déclarée et sérieuse à Macron et son gouvernement.

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Macronie,de la corruption nationale à une gestion locale catastrophique : l’exemple de l’Yonne

On sait nationalement que le programme que veut appliquer Emmanuel Macron est d’une violence inouïe : suppression de 150 000 postes de fonctionnaires, réduction des services publics, ubérisation de la société, remise en cause de la sécurité sociale, attaque sans précédent sur les retraites ponctionnées pour combler les cadeaux faits aux revenus financiers, etc… Une raison déjà suffisante pour voter aux législatives pour les candidats de la « France Insoumise », la seule force opposée à cette politique de massacre.
• Mais qu’en est-il au niveau local ?
En plus d'attendre la loi sur la moralisation de la vie publique pour cesser de rémunérer leur épouse, certains se voient rattrapés pour leur mauvaise gestion des Établissements publics, ce qui concerne souvent des milliers et milliers de salariés et d’usagers. Les candidats de Macron n’en n’ont pas le privilège, certes, mais pour qui a eu pour programme « la politique autrement », ça se pose là.
• Exemple dans l’Yonne :
Le candidat macroniste et député sortant PS Caullet est parvenu à mobiliser l’ensemble des organisations syndicales contre lui en qualité de président du conseil d’administration de l’ONF. Avec quelques questions explicites, concernant notamment « le harcèlement » et « la violence » que subissent les personnels qui « subissent un management reposant sur la peur et le mépris des règles, qu’elles soient de la fonction publique ou bien du code du travail, et en oubliant parfois que ces femmes et ces hommes sont des êtres humains qui méritent le respect ».
N’est-il pas vrai que Macron se proposait de diriger la France comme une entreprise ? Monsieur Caullet prend de l’avance…

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Revoir « dans le secret de la violence sociale »

Nombreux sont les messages que j’ai reçus après la diffusion de mon documentaire « dans le secret de la violence sociale ». Beaucoup m’ont demandé comment le revoir, sur quel site. France Télévisions ne laisse que peu de temps cette possibilité pour ce type de programme. Il faut donc voir ailleurs. J’ai constaté que sur UTube, il était visible à l’adresse suivante :
https://www.youtube.com/watch?v=8jidQ1jqxM0
Merci à tous ceux qui m’ont témoigné leur amitié à cette occasion…

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Coupable d’avoir appelé à voter Mélenchon…

« Dans le secret de la violence sociale » toujours. Parmi les critiques souvent bonnes que j’ai pu parcourir dans la presse, une a particulièrement retenu mon attention. Elle est en effet éclairante sur l’ambiance médiatique anti-Mélenchon du moment. Il s’agit de « la Vie » qui recommande mon film. Le journaliste auteur du papier explique que « le réalisateur a voulu questionner la violence qui découle des ravages de la désindustrialisation, en opposant à la violence ouvrière celle, plus cachée, du patronat ». Jusque-là tout va bien. Mais il poursuit : « le film est engagé, voire militant, ce qui fait sa force comme sa faiblesse. Jacques cotta a soutenu publiquement jean Luc Mélenchon ». Nous y voilà à nouveau. Ma faiblesse est donc d’avoir « soutenu Mélenchon ». C’est vrai ! Sans commentaire !


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Le Mélenchon bashing en action…

Le déferlement anti Mélenchon dans les médias n’a d’égal que les efforts constants pour promouvoir et enjoliver Macron. Derrière les arguments déversés sur les personnes, derrière le « Mélenchon bashing », c’est la politique qui est mise de côté. A la veille du choix législatif, il en va d’une simple question démocratique. Si la presse ne permet pas d’éclairer les choix, de mettre à jour les intentions, de débattre des programmes, elle faillit à sa mission et en fin de course la démocratie est la première victime. Voilà pourquoi je vous invite à prendre connaissance de la lettre que j’adresse à mes consoeurs et confrères journalistes pour impulser ce débat.
http://.viabloga.com/news/lettre-a-mes-consoeurs-et-confreres-journalistes
A discuter, à critiquer, à partager largement si accord…

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Lorsque l’information n’est plus que vulgaire propagande…

Décidément, les médias font de plus en plus fort. Un véritable rouleau compresseur pour soutenir Macron et son gouvernement et tenter de lui assurer une majorité absolue.
  • Toutes les chaînes de télévision annoncent un « carton d’EM chez les français de l’étranger » comme un hors d’œuvre du plat de résistance qui se jouera les 11 et 18 juin dans toutes les circonscriptions.
  • Tous y vont de leurs conseils sur les ordonnances destinées à liquider jusqu’au bout sur la ligne El Kohmri du code du travail. Question : le gouvernement doit-il dire dès maintenant, avant les élections, ce qu’il compte vraiment modifier ? Réponse : surtout pas !
En fait cela a un mérite et pose une question :
  • Pour le mérite : mettre en relation une éventuelle majorité macronienne et la politique qu’il compte mettre en œuvre : liquidation des acquis sociaux et retour des décennies en arrière avec la primauté des accords de boites contre les accords de branche et la loi.
  • Pour la question : A force d’œuvrer avec une telle arrogance, une telle violence, les médias veulent-ils propager l’idée que la démocratie est totalement truquée et a décidément atteint ses limites ?
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Conférences et débats autour de mes documentaires "dans le secret de ..." , crime financier, burn-out, violence sociale.

Si vous vous trouvez à Toulouse ou à Evreux dans les jours qui viennent, j’espère pouvoir vous rencontrer :

  • A Toulouse, au cinéma Utopia de Tournefeuille, mercredi 7 juin à 20h30 :
Diffusion de mon documentaire « Dans le secret du crime financier » suivie d’un débat.
  • A Toulouse, au cinéma Utopia de Tournefeuille toujours, jeudi 8 juin, à 9h30 :
Diffusion de mon documentaire « Dans le secret du Burn Out » suivie d’un débat.
à l’invitation de l ‘Aract (association régionale pour l’amélioration des conditions de travail), l’Asti (association de santé au travail interservices) le cabinet corps à l’ouvrage, et Unifaf (l'Union du fonds d'assurance formation de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale
  • A Evreux, à l’université, vendredi 9 juin, à 18h30 à l’invitation de l’université populaire d’Evreux,
Diffusion de mon documentaire « Dans le secret de la violence sociale » suivie d’un débat.

Bien amicalement, 
Jacques Cotta
 
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Un coup de marteau qui tombe à pic !

Décidément tout est bon pour que l’essentiel soit mis de côté. Le code du travail, la régression sociale, les retraites, la sécurité sociale, le contrat de travail… Dégagez rien à voir ! L’histoire se répéterait comme si de rien n’était. En effet :

  • A la veille des présidentielles, les costumes, fonds publics, femme et enfants de Fillon ont occupé l’espace. Résultat, rien ou presque sur les programmes, sur les choses importantes. Du coup le banquier de Rothschild, Macron, qui prend la posture d’homme neuf, innovant, moderne, alors qu’il s’appuie sur une politique qui doit nous ramener au 19ème siècle.

  • Voilà les législatives. Et un coup de marteau –celui qui a agressé un policier à Notre dame- qui tombe à Pic. Du coup voilà que le débat tourne autour du terrorisme, de la sécurité, d’un patriot act à la française avec état d’urgence permanent, d’une attaque sans précédent contre les libertés publiques sans que nul ne semble y avoir à redire…
Seuls commentaires largement relayés par les médias, l’extase du ministre maire de Lyon Gérard Collomb qui se répand de façon indécente, trouvant que son patron, le président Macron a « révolutionné le monde ». Si le ridicule tuait…

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Au sujet de la fameuse loi sur la moralisation de Macron et Bayrou…

Au fait questions qui ont été posées à d'autres et qui méritent d'être rappelées à certains :

  • Les attachés parlementaires du MODEM, le parti de monsieur Bayrou chargé d’un code de bonne conduite au ministère de la justice, à quoi et à qui servaient-ils ?

  • Comme l’indique le parisien, pourquoi avoir demandé à certains des signatures en blanc ? Pour modifier leur contrat ? Dans quel but ? Faire payer par le parlement européen des permanents qui n’avaient rien à y faire ?
  • Et Ferrand, l’homme qui a organisé les candidatures macroniennes aux législatives, il ne dit plus rien, il fait silence, modestie soudaine… Pour quelles raisons ?
  • Des rapports entre le susnommé Ferrand et le versement de 55 000 euros de fonds publics aux mutuelles de Bretagne ?
Des questions qui prennent une certaine importance vu le slogan « lave plus blanc que blanc » que Macron et Bayrou ont voulu propager une fois le gouvernement nommé… 


Jacques Cotta
Le 11 juin 2017

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