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C’ est quoi l’enjeu politique actuel ? (saison 2)

Le bloc des droites (le FN d’un côté, l’UMP et le PS et leurs satellites de l’autre), contre ce qui reste de gauche réelle dans le paysage politique français, ne font certainement pas un démocratie réelle à part entière... au contraire !

Par Serge_Gomond • Actualités • Dimanche 04/01/2015 • 1 commentaire  • Lu 1394 fois • Version imprimable


C’ est quoi l’enjeu politique actuel ? (saison 2)

 

Préambule : il nous faut absolument nous adapter à *la stratégie (politique, économique et anti-sociale) que développe nos ennemis, c’est pour cette raison qu’il sera question (entre-autre) d’abstention différentielles (définition : recherche de quelle tendance politique est le plus grand nombre d'abstentionnistes), alors que l’essentiel n’est évidemment pas d’attribuer un certain pourcentage, (après dépouillement et calcul du nombre de voix qui c’est porté sur chaque formation politique ou candidat... dans le but de comparer le nombre de votants exprimés à ceux d’élections antérieures du même type, pour déduire quelle sera la formation politique qui aura décroché le pompon et obtenu le plus d’abstentionnistes différentiels), mais bien plutôt de tirer les conséquences directes ou indirectes, (l’impact tendanciel (déf. : qui marque une tendance dans une évolution), – pour parler le langage des donneurs d'ordres et de leurs vassaux), quel sera l’impact tendanciel donc, (au vue des résultats en pourcentage), sur les états majors des partis institutionnels, et la cuisine interne qui s’ensuivra, après analyse desdits résultats.

 

*il est toujours bon de rappeler à nos ennemis que nous avons effectivement une stratégie, bien qu’étant pour la paix, nous ne sommes pas forcément des moralisateurs(trices) pacifistes, bêlant pour un oui ou pour un non, mais plutôt dans le camp de celles et ceux qui ont choisi de se battre, de résister par tous les moyens dont nous disposons, (toutes formes de résistance est bonne à développer), de combattre toutes formes d’injustice, et de lutter contre les colonisateurs de tous poils, comme ce fut le cas au Sud Liban dans les années 2000 (mais pas que), lorsqu’une armée (suréquipée) de tueurs impitoyables, qu’un gouvernement colonial avait lâché contre un peuple, et lorsqu’un redoutable stratège (et homme politique), Hassan Nasrallah, pris la tête de la résistance au Sud Liban pour infliger de lourdes pertes à l’occupant (ceux-là même, qui n’hésitèrent pas à sacrifier la vie de centaines d’innocents civils désarmés, (dont une majorité de femmes, d’enfants et de vieillards), pour essayer d’imposer la loi des colons !      

 

Le bloc des droites (le FN d’un côté, l’UMP et le PS et leurs satellites de l’autre), contre ce qui reste de gauche réelle dans le paysage politique français, ne font certainement pas un démocratie réelle à part entière... au contraire ! "Choisir" entre l’autoritarisme diffus et le totalitarisme avoué, quelle différence fondamentale y a-t-il ? Aucune !!! (car mis à part le FN, parti caméléon par excellence, soi-disant anti-système !..., il faudrait s’équiper d’un puissant microscope pour (essayer de) constater qu’il y a bien une différence entre la  politique socio-économique mise place par l’UMP (quand ceux-celles-ci étaient au pouvoir) ou  par les sociaux-démocrates du PS (et leurs alliés respectifs), pour ce qui est de l’application systématique des directives néolibérales (« réformes structurelles », voir plus loin), il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille à cigarette entre ces deux formations, au point que l’on peut assuré sans trop se tromper, qu’elles sont rigoureusement identiques! D’abord casser l’Etat (moins d’Etat ne veut absolument pas dire, moins d’Etat pour les néolibéraux ou les sociaux-démocrates, au contraire... mais seulement en prendre pleinement le contrôle, et imposer via le FMI, les ajustements structurels nécessaires à la mise en route du tout néolibéralisme ; ensuite il faut rompre radicalement avec les acquis sociaux, en supprimant toutes actions collectives réfléchies et toutes formes de liens (amicaux, solidaires, familiaux, etc.), des syndicats oui, mais seulement formés de dirigeants réformistes et soumis aux desideratas du MEDEF, et transformer les individus en entrepreneurs de leur propre personne, en individualiste forcené – les atomiser pour mieux les conditionner à mener à bien « la guerre de tous contre tous », etc. – le consumérisme et le marché roi, seront les seules références admissibles ! Les grandes lignes théoriques du néocapitalisme contrôlera les agences privées (les officines de propagandes, les think tanks, etc.) chargées de  l’information et du conditionnement des esprits, et toutes ces transformations radicales, seront contrôlées en permanence par l’Etat, qui prendra en charge la bonne marche de la  société de consommation, et veillera scrupuleusement à l’application de toutes les directives néolibérales. D’abord détruire, en semant délibérément le chaos, pour mieux imposer « le nouvel ordre mondial »...entre le chaos et les destructions, (pour soi-disant mieux reconstruire, les nombreux exemples de destructions systématiques ne manquent évidemment pas !), le choix sera vite fait, et les consommateurs, y compris les moins bien lotis, se jetterons dans les bras du néolibéralisme... Voilà la vérité !)

 

Alors, en ce qui concerne ce qui est décrit dans le préambule, nous nous en balançons pas mal de savoir qui aura décroché la timbale du nombre d’abstentionnistes différentiels, puisqu’on sait que la tendance à l’abstentionnisme, fait automatiquement grimper les résultats obtenus par les formations politiques qualifiées au second tour, et qu’en l’occurrence, il s’agira très certainement du FN (soi-disant anti-système) et de l’UMP, dont les résultats grimperons par voie de conséquence, (et sans rien faire de spécial !).

Nous avons conscience que les résultats obtenus par ces deux formations lors des élections "intermédiaires", ne reflètent absolument pas l’influence réelle qu’elles peuvent avoir dans l’opinion publique française, mais, tenant compte du système électoral mis en place par la bourgeoisie – à la majorité absolue ou relative – (celui-ci a été élaboré de telle manière, qu’il n’est évidemment pas question de soustraire aux pourcentages (de votes exprimés) obtenus par ces deux formations, le taux – bien réel – des abstentionnistes ! (je ne suis d’ailleurs pas sûr, que les abstentionnistes seraient d’accord pour une telle opération ?!) et de ce fait, les "vainqueurs" raflerons inexorablement la mise...

 

Après les cinglantes défaites du PS (et de ses partenaires) dans les 12 élections législatives partielles de ce derniers temps, sonnent comme un sérieux avertissement au sein de -démocratie française...

 

Selon les « spécialistes en psychologie électorale », il faut obtenir 12,5% des inscrits pour être qualifié pour le second tour, mais en réalité (si le nombre des abstentionnistes restait aussi élevé que lors des précédentes consultations, y compris lors des élections européennes de mai 2014, où le taux d’abstention battit une sorte de record absolu, avec presque 58% d’abstention des inscrits (26millions 800 mille), et où le PS obtint 13 députés et fit presque 14% de suffrages exprimés (2millions 650 mille), son plus mauvais score pour ce genre d’élection, alors que le FN (soi-disant farouche anti-européiste) caracolait en tête avec un score de presque 25% de suffrages exprimés (4millions 710 mille), et obtint 24 députés, un comble !, et son pendant de la droite néolibérale, l’UMP, obtint presque 20 députés avec presque 21% de suffrages exprimés (3millions 940 mille), il faudrait obtenir une moyenne de 22 à 23% de suffrages exprimés, pour espérer se maintenir au second tour, et les sociaux-démocrates du PS, risquent fort d’essayer soit une cinglante déroute (ou une simple défaite, selon l’intensité de la déroute ou défaite annoncée, qui restera sans doute à confirmer...), mais, qui de toute manière, fera que de très nombreux élus(es) socialistes seront balayé(e)s dés le premier tour et perdront un grand nombre de cantons, prévoyant une vague bleue et bleue marine sur toute la France. Ce qui mettra au chômage, un grand nombre d’élu(e)s socialiste, qui iront pointer soit à pôle emploi, soit retournerons dans leurs administrations respectives (l’Education Nationale ou la Sécurité Sociale, selon les langues de vipères que sont les spécialistes en politologie électoraliste), et les règlement de compte ne tarderons pas à éclater au grand jour, parmi les membres de l’exécutif (suite à sa grande faiblesse dans l’opinion publique française, et c’est peu dire !...) et les nombreux(ses) militant(e)s du PS qu’auront licencié les électeurs(trices).

 

Vous lisez bien, 26millions 800 mille abstentionnistes (inscrit(e)s) ne feraient pas le poids, face à un peu plus de 16millions d’exprimé(e)s, (en comptant les voix de l’UDI, d’EELV et du Front de Gauche (qui totalisent un peu moins de 25% des exprimés, c-à-d 4millions 740 mille) – trois partis, dont deux d’entre-eux sont européistes béats et l’autre déclare vouloir réformer l’Europe de l’intérieur, et qui ont obtenu à eux trois, 17 députés européens en tout !), quant aux abstentionnistes, ils-elles ont obtenu presque 12 millions de voix d’avance par rapport au total des voix exprimé(e)s, (en additionnant les voix de celles et ceux qui ont voté blanc ou nul, et qui ont atteint à peu près 800 mille voix des inscrit(e)s), qui peut croire que les abstentionnistes, comme le proclame cyniquement Copé, ça ne compte pas ?!

 

Le FN et l’UMP ont bénéficié d’un "système de levier", (« la prime aux vainqueurs »), que la logique de ce système électoral impose aux "vaincus". Le FN a obtenu 24 députés pour presque 25% de votes exprimés, alors que l’UDI, EELV et le Front de Gauche, ont obtenu 17 députés en tout, pour à peu près le même pourcentage qu’avait obtenu le FN !... Ce système électoral ( à la majorité absolue ou relative), est non seulement inadapté, mais l’objectif principal est de confisquer « la parole au peuple » !  

 

C’est totalement injuste, mais c’est comme ça !, du moins, tant que le peuple ne réagira pas, et décidera qu’il peut enfin se passer aisément d’un mode de scrutin ringard et totalement anachronique (*à l’heure d’Internet, où il est techniquement possible de pratiquer des sondages d’opinion quasi quotidiennement et immédiatement, sur tous les sujets possible et imaginables, sans passer par de soi-disant "élus du peuple" (ne représentant bien souvent que leurs propres intérêts), et qu’il se décide enfin à reprendre la parole, sans passer par le bon-vouloir de soi-disant représentants (es), (qui ne manqueront pas de le trahir tôt ou tard...), ou en provocant une émeute, allez savoir ?

 

*ce type de consultation peut aisément se transposer à différents niveaux : local/communal/municipal/cantonal/régional/national. Créer un large consensus pour construire la démocratie directe, (c-à-d, sans intermédiaires, ni représentant(e)s, (licencier les soi-disant élu(e)s du peuple), dans laquelle nous aurons dissout les assemblées, les parlements... car contrairement aux néolibéraux ou aux partis politiques (institutionnels ou pas), nous ne voulons pas contrôler l’appareil d’Etat, mais le dissoudre dans le peuple !..., car notre organisation c’est le peuple ! Un peuple qui a enfin recouvré « la parole »...

 

L’année 2015 s’ouvre sous de très mauvais auspices pour la démocratie (réelle) en générale et française en particulier... Car la France organisera cette année, pas une... mais deux farces électorales !, (les élections départementales (en mars) et régionales (en décembre) – ex-cantonales). Ces élections dites "intermédiaires" conforteront sans doute le fait, que notre vieux système électoraliste, dit "représentatif" (si peu !), n’est plus que l’ombre de lui-même !

 

Lesdites élections, (lisez régionales( ex-cantonales), puisqu’elles auront subi un profond lifting (le redécoupage des régions, mais sans notre consentement !), qu’elles auront un nouveau mode de fonctionnement (toujours sans notre consentement !), et pour couronner le tout il y aura aussi un nouveau mode de scrutin..., dont on peut-être assuré qu’il sera défavorable au peuple...), serons indéniablement un pas de plus vers, "la mise en place d’une Europe à marche forcée", de moins en moins démocratique, puisque le parlement européen n’est qu’un faire-valoir de l’UE (l’Union Européenne), qui a tout pouvoir de décisions, du moins les plus importantes (les ordres), et que cette instance non-démocratique, continuera d’imposer ses diktats aux peuples européens.

 

Et dans la foulée nous aurons droit à cette sombre fête qu’est l’élection présidentielle, mais heureusement pas avant 2017... alors qu’ils-elles nous en rabâche déjà les oreilles, et à tous propos..., (car selon ces messieurs-dames les politologues et spécialistes de la chose électorale, cette élection serait la reine des élections, et ils-elles affirment sans vergogne, que soi-disant il resterait encore 80% des électeurs-trices pour lui faire encore honneur ?!). Mais cette fois, (comme ce fut le cas en 2002, lorsque Jospin fut jeté comme un malpropre dès le premier tour de l’élection présidentielle, malgré son soi-disant bilan en béton, (mais le peuple se rappela surtout de ses multiples trahisons), et que restaient en lice, l’escroc (Chirac) et le facho (Le Pen) ), *ils quémanderons à nouveau « le vote utile », c-à-d, voter pour l’UMPS, contre les fachos – alors que selon les "spécialistes en politologie", « la porosité UMP-FN » ne serait plus à démontrée, loin de là !, et que les caciques de l’UMP établissent (de plus en plus ouvertement) des passerelles (des ponts serait plus exact) entre-eux et l’ex.(?) FN, au point qu’on ne sait plus très bien qui fait quoi, et qui dit quoi au sein de ces deux coquilles vides !... (voir sur le sujet, **une tapée d’articles laudateurs parus dans les médias inféodés, sur "la droite forte", "la droite populaire" et autres droites du même acabit, ou encore, sur les binômes, Sarkozy-Buisson, Wauquiez-Buisson, etc., etc., etc.) - c’est  pour cette raison, que l’ex, (l’agité de la neurone), veut à tout prix changer l’enseigne de sa boutique (sa secte), pour, comme à son habitude, brouiller un peu plus les cartes, et s’en tirer par de vieilles ficelles, (cordes serait mieux approprié), qu’il sort de son chapeau depuis quarante de combines politiciennes.

 

Et que disent les "spécialistes", (politologues en sociologie électoraliste, journalistes au service (des) politique(s), et cadres d’"instituts" sondagiers) en choses électoralistes ?

 

D’abord un "carnage", une "raclée" de grande ampleur annoncée des sociaux-démocrates (après la raclée des municipales de mars 2014), qui signifie une vague de licenciements massifs pour ces derniers (qui selon ces messieurs-dames déclarent : « ils ne peuvent que perdre ! »), et la montée inexorable des deux "gagnants", c-à-d, le FN et l’UMP, et du premier parti de France, les abstentionnistes, risque de faire mal, très mal au système électoraliste en place...

 

* comme ce fut le cas, lors de l’élection présidentielle de 2002, où Jospin fut viré dés le premier tour (se retranchant derrière "son fameux bilan"), en 2002, quand il s’agissait de voter pour l’escroc (Chirac), contre le facho (Le Pen), avec le résultat que l’on sait !)

 

** même lorsque des articles paraissent sur le sujet, articles qui se veulent généralement objectifs, et parfois même critiques !..., on a beaucoup de mal à distinguer cette part d’objectivité (c-à-d, cette neutralité indispensable à ce genre d’exercice... Sachant que pour écrire cette "littérature", surtout quand on se déclare "journaliste politique", (journaliste d’un service politique, qui en principe connaît parfaitement les "us et coutumes" de ces messieurs-dames du personnel politique), il faut obligatoirement montrer patte blanche ! Car pour enquêter dans l’instance politique que l’on souhaite "examiner" de près, il faut obtenir une sorte de "laisser-passer" (tout particulièrement quand il s’agit d’aller enquêter aux tables (ou à l’entrée) des "cantines" (lisez grands restaurants) que ces messieurs-dames du personnel politique fréquentent assidûment, pour espérer recueillir les fameuses "interviews en off" – en fait, de vulgaires ragots sans grand intérêts...)

  

PS : lorsqu’un « spécialiste en psychologie électorale » fait des commentaires sur ses propres constats, au micro d’un média national, où il a certainement « son rond de serviette » (comme dirait Serge Halimi), ça donne ce genre de bouillie indigeste : « ...le socialisme local n’est pas protégé, le socialisme local est considéré comme responsable, c’est lui qui paiera à la place du socialisme national (?), on l’a déjà vu en 2014... » ???  (il s’agit très certainement des élections municipale et européenne de 2014).

 

Pour sa gouverne, il serait bon de « remettre les pendules à l’heure », les militant(e)s socialistes locaux font partie de la plus importante PME de personnel politique français, (ils-elles se sont donc professionnalisé(e)s), avec toutes les conséquences inhérentes à ce genre de statut ; cette PME, (spécialement créée pour les militant(e)s locaux), convertie le/la militant(e) en personnel politique professionnalisé (on dit aussi carriériste), elle est gérée avec les mêmes impératifs que n’importe quelle entreprise... elle a son siège à Paris, et certains de ses membres sont actuellement au gouvernement, et ceux-celles-ci imposent une gouvernance néolibérale décomplexée, et dont les citoyens(nes) lambda ont à souffrir, et le font savoir, soit en n’allant pas voter, ou en votant contre eux !...

 

Alors, pleurer à chaudes larmes sur le triste sort du personnel politique (local), parce que celui-ci aura à subir de plein fouet les conséquences du rejet majeur par le peuple français de la politique suicidaire de leurs ami(e)s socialistes au gouvernement, (peuple, qui au passage, n’est pas plus protégé que les militant(e)s socialistes locaux !, d’ailleurs on ne lui a pas demandé son avis au peuple, quand leurs ami(e)s du gouvernement optaient pour l’application systématique des théories néolibérales), c’est là que se situe le véritable nœud du problème, le reste c’est du (mauvais) spectacle !

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Lien croisé par Anonyme le Lundi 14/09/2015 à 14:58

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