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Être dans le peuple comme un poisson dans l'eau

Par Michel Peyret • Débat • Mercredi 27/05/2009 • 3 commentaires  • Lu 1214 fois • Version imprimable


La « Longue Marche » est devenue une légende. En 1911 , l'Empire chinois s'était effondré , une république était née à la présidence de laquelle furent placés Sun Yat-Sen , puis Chiang Kai- shek , tous deux plutôt nationalistes de droite. Ce fut un temps de chaos . La République était attaquée de l'extérieur par les Japonais , et à l'intérieur , connaissait une guerre civile alimentée par de petits seigneurs locaux et nombre de bandits de grand chemin...Le chaos total !

Dans ce contexte , ou à cause de lui , le parti communiste chinois réussit à prendre pied et à s'installer dans quelques bases , enclaves territoriales , où il promulguait des institutions faites pour le peuple . Cela tout à fait inacceptable pour Chiang-kai- shek qui , en 1936 , lance des troupes nombreuses et aguerries contre ces bases .

La longue marche

Les partisans communistes entament alors une retraite tourbillonnante qui les conduit à 12000 kilomètres de leur point de départ , dans la Chine du nord-ouest . Pour surmonter les pertes , les difficultés considérables , s'approvisionner , il était essentiel pour cette armée rouge de ménager , et même de séduire les populations des territoires traversés afin d'en obtenir l'aide nécessaire et faire aimer le communisme qu'elle représentait .

Aussi Mao , devenu chef suprême , institue un nouveau style de comportement militaire : il disait que le soldat communiste doit être parmi les populations civiles comme le poisson dans l'eau .
La Longue Marche a été l'épopée fondatrice de la Chine de Mao . Et si la légende embellit toujours l'histoire , il est difficile de dire jusqu'où !

Le parti-État

D'autre pays , y compris la Chine , ont connu d'autres formes de rapports entre les partis communistes , au moins s'affirment-ils comme tels , et les peuples .

Le temps et l'expérience nous ont finalement appris que la préoccupation principale de ces partis ne fait plus , et le pouvait-elle ?, de la séduction pour mieux faire aimer le communisme !

Souvent le « Parti-Etat » , appelé ainsi tant les deux structures étaient étroitement liées dans la direction du pays , s'est substitué au pouvoir du peuple , pouvoir qui là comme ailleurs , est demeuré une fiction . C'est un hyper-étatisme qui y a été établi jusqu'à nier sous différentes formes toute démocratie , tandis que cet étatisme exacerbé exerçait également sa tutelle sur tous les moyens de production et d'échange .

En fait , les partis communistes s'étaient placés en posture d'extériorité par rapport aux peuples à qui ils prétendaient imposer de pseudo-choix scientifiques. Au nom de et du communisme, ils en imposèrent une caricature, au point que l'un de mes amis estime aujourd'hui devoir parler de « communisme démocratique » , comme si le communisme pouvait ne pas être démocratique ou tout simplement n'être pas !

Le communisme a-t-il existé comme société ?

Aussi , avec d'autres communistes de notre temps , j'ai fait le choix motivé de considérer que le communisme n'avait pas existé , au moins en tant que société réalisée ou même en construction .

Il est néanmoins nécessaire de se prémunir contre des apparences qui , souvent , sont trompeuses , ainsi que le reconnaît la sagesse populaire .

Ainsi , Philippe Sollers , en 1976 , n'a allait pas de main-morte :

« Mao a échoué , comme , comme Lénine , comme la Commune de Paris , comme Mai 68 , le paysage de ce point de vue est accablant . Une fois de plus , on part pour l'abolition de l'Etat et on arrive à son renforcement maximal . On part pour l'autodétermination des masses et on arrive à leur anesthésie , à leur manipulation . Il y a là un problème terrible . Des exceptions viennent rétablir la règle : est-ce que l'on peut dire alors que la règle avance ? Peut-être , mais à quel prix ! »
C'est là la négation pour la négation , et elle est mortifère ! Philippe Sollers , en effet , poursuit :
« Je crois que l'humanité reste en proie à la passion religieuse , celle-ci n'est jamais si patente qu'autour du problème de la mort . Quoi de plus simple , en effet , que de refermer l'horizon sur la terreur et le respect sacré du cadavre ? C'est , si vous voulez , une vieille histoire égyptienne... Jamais l'analyse du père mort n'a été autant d'actualité . Il y a , pourrait-on dire, comme une passion nécrophile de l'humanité . C'est la fascination de la lettre qui tue , la lettre morte . Après tout , le Christ aussi , dans sa simplicité grandiose , serait bien étonné s'il pouvait juger du christianisme . »

Le retour de l'idée communiste

Nous ne sommes plus en 1976 ! Mais 33 ans , un tiers de siècle après ! Mais pas encore la longue durée de l'histoire !
Aujourd'hui que le capitalisme est en crise , le retour de l'idée communiste est surtout une façon de répondre à la propagande libérale .
En tout cas , c'est ce que considère Eric Hobsbwam pour qui :
« Le libéralisme a sous-estimé les aspirations et les succès des mouvements communistes . On a voulu les jeter entièrement à la poubelle , en faire de simples excuses pour fonder les goulags. Cette mythologie qui date de la guerre froide n'est pas encore morte . Elle reste très vive par exemple au Parlement européen , où l'on continue de passer des résolutions contre le totalitarisme comme si on était dans les années 60... »
Et Eric Hobsbawm constate :
« Ce n'est 1998-1999 , avec la crise asiatique , que les milieux d'affaires ont commencé à se dire que quelque chose ne marchait plus . Et à redécouvrir . »
Et il évoque un déjeuner avec le spéculateur George Soros durant cette période :
« Il m'avait demandé ce que je pensais de et m'avait fait l'éloge de ses prédictions sur le développement frénétique du capitalisme . C'était le moment où Long Term Capital Management venait de connaître une faillite retentissante . Ce fonds de placement était géré par deux prix Nobel , qui avaient calculé le risque d'un effondrement de leur fonds à une chance sur plusieurs millions... Tout le monde sait qu'il y a toujours des risques . Si intéresse les banquiers n c'est parce qu'il dit que l'essence du capitalisme n'est pas la stabilité , mais la crise . »
Mais pourquoi n'intéresserait-il pas un monde autre que celui des métiers d'affaires , des banquiers et autres capitalistes ? Par exemple ceux qui sont victimes du capitalisme et de sa crise !

Son ancienneté et sa puissance .

On ne saurait toutefois réduire et le communisme à ce seul moment de l'histoire !
L'idée communiste , si elle a de l'actualité et de l'opportunité en ces temps , possède aussi de l'ancienneté et donc de la puissance , celle des longs temps des aspirations humaines .

Symboliquement , c'est certainement ce que veut dire Robert Maggiori dans « Politiques » du 23 mai qui titre son article : « Aristophane , premier camarade » et le présente ainsi : « De la Grèce à , en passant par l'utopie au XVIe siècle , 2500 ans de collectivisme » , et  poursuit :

« Le capitalisme est un bébé , comparé au communisme , âgé de plus de 25 siècle ; Dès que l'on a voulu organiser la vie politique , les hommes ont élaboré des modèles « communistes ». Parfois sur le mode cocasse . On trouve un projet collectiviste dans « L'Assemblée des femmes » d'Aristophane (392 avant J.-C.) . Dans une période de profonde « crise » , à Athènes , les femmes , déguisées en hommes , gagnent la majorité des postesd à l'assemblée du peuple et votent des décrets qui leur assignent la gestion de la chose publique . Les biens , les terres , l'argent , sont mis en commun et partagés en fonction des besoins de chacun ; Femmes et enfants appartiennent à tous . Déjà dans « Ploutos » , le poète comique avait imaginé une répartition égalitaire des richesses , et ici il pose en termes satiriques que la « sortie de la crise » se fera par un programme ultra-communiste , politique et sexuel . « Il n'est plus question de riches et de pauvres . L'un ne doit plus avoir de trop vastes terrains , pendant que l'indigent n'a pas assez d'argent pour se faire enterrer . Il n'est plus question que l'un soit servi par trois mille serviteurs alors que l'autre doit compter sur son labeur . »

Robert Maggiori énumère les différentes formes historiques de cet idéal communiste.Les premières communautés chrétiennes : « Tous ceux qui étaient devenus croyants étaient unis et mettaient tout en commun . Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens , pour en partager le prix entre tous , selon les besoins de chacun (Actes des apôtres – 2 , 44-45 ).Les deux grandes oeuvres de Thomas More ( Utopie , 1516 ) et de Tommaso Campanella ( La cité du Soleil, 1602 ) où la société communiste trouve sa description la plus fantastique... Les anarchismes et socialismes utopiques : Fourier, Etienne Cabet, François-Noël Babeuf, Henri de Saint-Simon, Auguste Blanqui , Choiseul...

Et ...

Pourquoi le communisme a plus de poids que le capitalisme

Nulle part , dit Robert Maggiori , une telle société n'a été construite...
Parce que jamais , comme je l'ai déjà indiqué , deux pans essentiels de la projection de n'ont été mis en oeuvre : la fin de la propriété privée par l'appropriation sociale et non par l'étatisation-nationalisation , le dépérissement de l'Etat et non par l'hypertrophie étatique …
« Mais on voit pourquoi , conclut Robert Maggiori , comme idéal , comme valeur , le communisme a plus de poids que le capitalisme ; Aussi loin qu'on le pousse , le capitalisme , comme son nom l'indique , a toujours affaire à des capitalisations , des avoirs , des « choses » , des échanges marchands – rien d'humain . Alors que le communisme , si l'on s'en tient à son nom , appelle à ce que les hommes mettent en commun , pour être plus riches , en savoir , en intelligence , en affects , en possibilités , en « être » , en humanité .

Comme le dit mon ami Pierre , « Maintenant la ressource humaine . »
Il poursuit :
« Les rapports sociaux sont l'essence de l'humain.
En économie , ce sont les échanges qui déterminent la vie économique et son développement . Lorsque les moyens de production augmentent la quantité des produits , si l'augmentation de la quantité des échanges n'est pas « proportionnelle » , il y a crise .
« Lorsque l'on introduit l'automation dans la grande production , mais aussi une gestion cybernétique mondialisée , morcelée , sans rapport cohérent à l'ensemble , et que cela ne s'accompagne pas de la même explosion des échanges , il y a des déséquilibres qui entraînent des chutes ou plutôt une chute généralisée .
« Il en est de même de tous les rapports sociaux , qu'ils soient économiques , culturels , ludiques , psychologiques , etc... Il est d'ailleurs absurde de leur imaginer des frontières étanches . Ils sont intriqués , ils constituent une unité d'activités , pour l'individu comme pour la communauté humaine .
« Tous les échanges , de quelque sorte qu'ils soient , subissent et subiront donc cet effet de chute .
« C'est en ce sens que la mise en commun , si elle donne les moyens de mettre en correspondance les moyens de production et le mode de production , contient le remède réaliste de résolution de cette équation .
« Ce n'est donc pas au seul nom de l'utopie... mais au nom du réalisme qu'il nous faut revendiquer la transformation par cette mise en commun dans la société ... »

La mise en commun maintenant!

Cette mise en commun , ce n'est pas seulement pour demain , les luttes et les votes d'aujourd'hui en sont aussi un laboratoire .
Dans sa longue marche , le peuple français a déjà construit une mise en commun considérable . Elle n'est plus le nouveau-né qui , ce jour , verrait la lumière . Il hérite de toute l'histoire humaine , bien avant celle qui permettait l'existence et l'oeuvre du camarade Aristophane , près de ce « croissant fertile » qui vit la naissance conjuguée de l'agriculture et du langage , de ces terres aussi où naquirent également les trois religions monothéistes se réclamant du même dieu .
Le peuple français a lui aussi apporté , dans les prolongements de ces temps , sa pierre à la construction de cette mise en commun , dans les contradictions et les obstacles de toutes sortes

La prochaine étape

Une des prochaines étapes est le 7 juin .
Et ce n'est pas dans la simplicité qu'elle se présente !
Ni dans un désert absent de toute expérience et même de victoires !
J'ai dit dans d'autres articles les voies de ce cheminement .
Depuis plusieurs décennies ces voies ont aussi été celles de la lutte contre ce qui est une caricature du beau nom dont on l'a baptisé , l'Union européenne , en fait un super-Etat européen dont on considère mal les frontières , en fait un super-carcan pour museler les peuples européens .
Des victoires récentes ont été remportées .
En 2004 , à l'occasion des précédentes élections du Parlement européen , l'abstention a triomphé partout contre la totalité des forces politiques qui présentaient des candidats .
En mai 2005 , dans le prolongement de 2004 , c'est aussi le NON au TCE qui l'emportait contre la quasi-totalité des partis , des médias , qui appelaient à voter OUI .
C'est dans ces victoires , dans leurs contenus politiques et humains , dans leurs significations profondes , que peut se construire la mise en commun de notre temps pour des objectifs transformateurs de notre société malade de trop de capitalisme et de trop d'étatisme et de super-étatisme .
En tout cas , ce n'est pas en s'opposant , en combattant cette mise en commun que les forces politiques vont redorer leur blason .
Ce n'est pas non plus en considérant comme nulles et non-avenues les conséquences de ces victoires que le lien va se renouer entre ce peuple entré en rébellion et ces forces politiques ;
D'autant que la négation des résultats a pris un caractère particulier : nier le résultat d'élections qui se sont déroulées démocratiquement , c'est une négation officielle de la démocratie .
A plus forte raison quand l'enjeu était l'existence même de l'Etat européen , très abusivement nommé « Union européenne » . Le projet de traité constitutionnel qui était soumis au peuple français reprenait , et il ne pouvait pas ne pas le faire , l'ensemble des traités européens depuis le traité fondateur de Rome .

Un double coup d'État

C'est donc l'ensemble des traités constitutifs de cet Etat européen qui ont été annulés et , de ce fait cet Etat n'existe plus , et à plus forte raison son Parlement . Les traités antérieurs qui demeurent valables sont ceux antérieurs au traité& de Rome lui-même .
La constitutionnaliste Anne-Marie Le Pourhiet persiste et signe :
« La relance par voie parlementaire du processus constitutionnel européen malgré le NON référendaire relève du double « coup d'Etat » , à la fois formel et matériel .
« On ne peut pas nier que le fait de bafouer la volonté populaire et de chercher à tromper les citoyens en leur présentant comme un traité « simplifié » la copie conforme de celui qu'ils ont rejeté , constitue un manquement grave aux devoirs d'un chef d'Etat démocratique manifestement incompatible avec la probité qu'implique son mandat . »
Et comment considérer tous ceux qui en appelant à voter aujourd'hui pour l'élection du Parlement européen apportent leur caution à ce double coup d'Etat ?
Ce faisant , en s'opposant à la majorité souveraine du peuple exprimée démocratiquement et légalement , le moins que l'on puisse en penser est qu'ils ne créent pas les meilleures conditions pour concrétiser la mise en commun possible avec la majorité exprimée à l'occasion de ces différents scrutins .
C'est certainement là le plus grand dol de ce moment en rupture totale avec une stratégie qui s'assignerait comme objectif le rassemblement le plus large du peuple pour une transformation révolutionnaire de la société .
C'est un positionnement opportuniste ignorant les avancées réalisées par le peuple lui-même tout au long du parcours de cette marche qui ne l'est pas moins .
C'est aussi le retour dans les faits aux pratiques qui furent celles responsables de l'échec de la forme de société qui s'était érigée dans les pays dits «socialistes»
J'ai maintenant la certitude de ce que l'abstention sera de nouveau majoritaire lors de ce scrutin du 7 juin, au moins en France .
Et aucune force politique organisée ne sera avec cette majorité du peuple pour travailler à la mise en commun qu'elle devrait permettre .
Cela souligne l'urgence de cette phrase qui porte la solidarité internationale des peuples :
« Producteurs sauvons-nous nous-mêmes !
« Décrétons le salut commun ! »






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Commentaires

par Pierre Delvaux le Mercredi 27/05/2009 à 12:51

En effet, décrétons le salut commun. Et sans perdre un instant car la République est bel et bien en danger.
Si le taux d'abstention indiqué par les derniers sondages se confirme (60°/°), cela prouve que les bobards des uns et des autres ne passent pas dans la majorité des Français. Ce qui est somme toute logique avec le net résultat de 2005. Cette situation exprime un décalage croissant entre le peuple et la classe politique, cette dernière s'enfermant dans un univers de plus en plus virtuel, coupé de la réalité de plus en plus dure pour les couches les plus basses en premier mais aussi pour la classe moyenne dont les conditions se dégradent jour après jour. Pour autant, l'attentisme prévaut partout. Seuls des soubresauts de révolte ponctuels se manifestent de la part de certains des plus exposés (ouvriers licenciés, agriculteurs...). Le réflexe général n'est pas le combat mais l'accentuation de l'individualisme accompagné souvent d'un déni de réalité (le réflexe de l'autruche). Ce phénomène ouvre un boulevard à la réponse bonapartiste à la crise de Nicolas Sarkozy dont nous ne voyons que les premiers signes (stratégie de la peur, caporalisation de la société, mise en place du corporatisme en totale entente avec les syndicats, etc...). Voilà pourquoi je pense que nous ne pouvons pas nous contenter d'un travail théorique par ailleurs indispensable. Nous avons aussi le devoir d'aider à construire une riposte unitaire pendant qu'il est encore temps et aussi imparfaite soit-elle. Il ne me paraît pas exagéré de dire que si le peuple français n'agit pas pendant qu'il est encore temps, la mise en coupe réglée de la société empêchera à terme le nécessaire renversement du régime actuel. Le pire nous sera alors assuré ! Alors, chers amis, aussi petits que nous soyons, ne craignons pas de remuer les montagnes endormies. Agissons, proposons. Qu'avons nous à perdre ?

 


le futur est issu du passé le plus proche par c_berthier le Lundi 01/06/2009 à 22:48

Gardons nous des analogies trop rapides puisées dans l'histoire d'autres pays. 
Actuellement, il semble y avoir un hiatus entre l'existence et l'influence des partis existants et les dizaines de millions qui constituent "le peuple". Que celui-ci se révolte un jour, nul n'en doute, à commencer par l'oligarchie financiere. 
Vous posez la question du pouvoir et de son contenu social. 
Cette question n'est pas directement réductible à une forme instutionnelle particuliere. Mais elle n'est pas sans rapport, notamment en France qui a connu six périodes révolutionnaires, avec leurs comités, leurs assemblées, leurs programmes, leurs partis, leurs elections, leurs constitutions, etc.
Si "révoltes" il y a en France, ce sera en tenant compte de ce passé collectif, des échecs et des succès. Construire des partis en dehors du moule de l'histoire republicaine, de ses comités, assemblées communales, des villes et des quartiers, des services publics ne me semble pas correspondre à un passé ou la campagne et la ville ont précédé l'usine. Idem de la séparation "des luttes" d'entreprise de celles des citoyens pour défendre leurs services publics et leurs "franchises" communales. 
Les tenants du socialisme et du communisme ne seront écoutés par le peuple, les travailleurs, les militants que s'ils sont capables d'ouvrir aujourd'hui des perspectives concrètes et immédiates de résistance unitaire aux contre-reformes de la droite et pas seulement d'une "rupture" silencieuse sur les revendications et bavarde sur les raisons de se diviser.


Lien croisé par Anonyme le Mardi 09/06/2009 à 16:00

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