S'identifier - S'inscrire - Contact

La démocratie, enjeu central de toute la lutte des classes…

… pour l’engagement, pour l’action, pour l’élaboration.

Par Denis Langlet • Actualités • Dimanche 22/10/2017 • 0 commentaires  • Lu 730 fois • Version imprimable


Nous sommes déjà nombreux à connaître . Ses fondateurs m'ont fait l'honneur de participer à leurs efforts pour faire grandir encore le nombre de lecteurs et de participer à son comité de rédaction. J'ai immédiatement saisi cette chance et dit oui à leurs propositions. Bien sûr, nous avons le même idéal, le socialisme, la même préoccupation quotidienne, la situation sociale de tous nos concitoyens et nous exécrons l'injustice et l'arbitraire d'où qu'ils viennent et quelle que soit la cible. Enfin nous sommes citoyens du monde et ce que nous exigeons pour nous, nous l'exigeons pour tous. L'accord sur ces questions fondamentales m'a naturellement amené à examiner avec sérieux cette proposition. La position de la Sociale sur la place de la démocratie m’a convaincu d'y répondre oui. 

La gravité de la domination de la finance, les conséquences désastreuses pour le genre humain des politiques élaborées et mises en œuvre exigent des mesures d'urgence permettant d'y mettre fin, d'établir par la démocratie des moyens humains pour juguler l'inhumain.

La première de ces urgences est l'examen détaillé et précis des réalisations des peuples dans cette lutte, celles d'hier et d'aujourd'hui, faire partager avec tous les résultats de ces études et analyses. Seule la liberté totale de pensée et d'expression peut assurer à chacun l'audace de la réflexion, le rejet des préjugés nécessaire à cette ambition. Comme chaque membre du comité de rédaction, j'ai carte blanche. Il n'y a pas d'autre méthode pour contribuer à l'élaboration des solutions à l'impasse destructrice dans laquelle nous fait plonger ce régime du capital.

Seule la démocratie totale, sans contrôle a priori, sans exception ou dérogation, en permettant aux travailleurs entraînant le peuple, d'établir librement leurs besoins, assurera l'élaboration du quoi faire et comment faire ?

Ces dernières élections n'ont-elles pas fourni la démonstration de cette intelligence collective ? Placé face au piège électoral tendu dans le seul objectif de la poursuite d'une politique traduisant les exigences de la finance, sans consigne d'aucun parti, majoritairement l'abstention s'est imposée, isolant avant même qu'elle soit en place l'équipe Macron, et préservant ainsi l'avenir.

Cette intelligence collective, nous devons en être ses dévoués serviteurs. Chacun, chacune d'entre nous a besoin que les fait soient établis, que soient apportées les démonstrations et réalisations des travailleurs de pays, de tous les pays.

En faisant partager nos connaissances, nos expériences, en mettant en lumière le grand moment de l'histoire, certes modestement, nous contribuerons à ce que l'émancipation soit l'œuvre des travailleurs. L'histoire le montre, l'émancipation des travailleurs sera leur œuvre ou elle ne sera pas. En ce sens, le retour aux principes fondamentaux tels qu'établis lors de la fondation de la première internationale semble indispensable. La devise adoptée ce jour de 1848 est : l'émancipation des travailleurs doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes ». Aujourd'hui, cette même devise apparaît avec « sera » à la place de « doit être ». Cela n'est pas anodin. Sa formulation initiale situe clairement la responsabilité de ceux et celles qui s'engagent dans ce combat d'émancipation, à savoir aider à créer les conditions et les moyens de la démocratie pour, par et avec le plus grand nombre (« les masses »), question centrale totalement d'actualité. Prenons la question des ordonnances. « Retrait des ordonnances » est apparu comme une exigence élémentaire permettant l'unité d'action sur l'objectif de faire reculer Macron. Rapidement au sein du syndicat, l'enjeu fut respect ou non du mandat ! La direction de l'une des confédérations refusant de respecter ce mandat favorise l'autre confédération à mettre en avant la tactique des journées d'action répétées sans résultat et ouvre la voie à la énième tentative de remise en selle de la troisième organisation dont nul ne conteste son titre de traître de service officiel (mais la concurrence est rude).

Et c'est là que nous retrouvons la question centrale de la démocratie. Le poison qui contamine les appareils syndicaux et les amène à accepter l'inacceptable réside dans la justification suivante : « Nous ne pouvons qu'éviter le pire. En face les capitalistes sont plus forts ».

De porteurs des revendications ils deviennent interlocuteurs des gouvernements au regard des exigences des capitalistes. Ils abandonnent leur mandat et ils décident tout seul ce qui est bon et ce qui n'est pas bon pour les travailleurs et les peuples en leur lieu et place.

Tous ceux qui peu ou prou ne fixent pas comme priorité la démocratie comme levier indispensable à l'élaboration des moyens de résistance et de reconquête sont amenés à se dresser contre le mouvement en cours et sont facteur de démoralisation. Quant aux appareils ils répètent à l'infini les mêmes propositions d'action qui, d’échec en échec, ne visent qu'à démoraliser les militants actifs.

Denis Langlet
le 22 octobre 2017

Articles portant sur des thèmes similaires :


Partager cet article


Archives par mois


La Sociale

Il Quarto Stato