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Ruée vers l'or: vers une nouvelle phase de la crise

Par Denis Collin • Actualités • Mardi 17/11/2009 • 0 commentaires  • Lu 1340 fois • Version imprimable


La nouvelle ci-dessous (AFP - 16/11/2009) mériterait la une des JT et des autres médias. C'est un démenti flagrant de la chansonnette qu'on serine partout en ce moment : "La crise est finie!". Non la crise n'est pas finie, car la ruée vers l'or est l'expression la plus manifeste que les rois de la finance ne croient pas un mot des slogans et articles de propagande que leurs marionnettes médiatiques et politiques répètent consciencieusement.

L'or avait été "démonétisé" voilà près de 40 ans, lors de la décision de Nixon du 15 août 1971 suspendant la conversion du dollar en or, c'est-à-dire mettant fin au système international de Bretton Wood fondé sur le principe que "le dollar est aussi bon que l'or" (as good as gold), un dollar étant réputé l'équivalent de 1/35 d'once d'or. La suite est connue: le soi-disant néolibéralisme - que les imbéciles confondent avec le libéralisme, ce qui leur permet de se baptiser "antilibéraux" - et la mise en coupe réglée de toute l'économie par les producteurs de titres de fictifs, les trafiquants de dette publique "titrisée", les spécialistes des "junk bunds" et autres créances douteuses. Bref, comme le disait , le lumpenproletariat au sommet de la société bourgeoise. La crise des subprimes a sifflé la fin de partie. Il faut remettre les compteurs à zéro. Il faut revenir à la théorie marxienne de la monnaie qui dit que l'argent doit être une vraie marchandise. Et évidemment, cela ne fera pas dans la joie et l'allégresse.

Les ignares de droite et de gauche (la grande majorité d'un personnel politique d'une nullité affligeante) peuvent continuer de faire comme si de rien n'était.  Les "marchés" comme on dit et les principales banques centrales des pays émergents viennent à nouveau de rappeler au bon souvenir de chacun.


L'once d'or a atteint un nouveau plus haut niveau historique lundi 16 novembre, dépassant pour la première fois 1 140 dollars à Londres et à New York, à la faveur d'un dollar faible.

L'once d'or s'est hissée jusqu'à un nouveau sommet historique à 1 143,60 dollars sur le marché au comptant à Londres, tirée par un dollar qui s'échangeait à nouveau à proximité de 1,50 dollar pour un euro. A New York, le contrat pour livraison en décembre, le plus échangé, est monté juqu'à 1 144,20 dollars l'once.

"Poussé par un dollar faible, le métal jaune a accéléré sa hausse" lundi, commente James Moore, analyste chez The Bullion Desk. L'or "semble bien parti pour accentuer ses gains", ajoute-t-il, estimant que "le maintien de taux d'intérêt à des niveaux historiquement bas, les risques d'inflation, les achats par des banques centrales et la baisse de production minière poussent les investisseurs à se tourner en masse" vers le métal jaune.

Les banques centrales de pays émergents se rallient en effet à la ruée sur le métal jaune. Début novembre, l'Inde a fait savoir qu'elle avait acheté 200 tonnes d'or au Fonds monétaire international, pour un montant avoisinant les 6,7 milliards de dollars. La semaine dernière, le Sri Lanka lui a emboîté le pas en révélant qu'il avait "acheté de l'or de façon stratégique au cours des derniers mois, dans une politique de diversification de ses réserves".

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