S'identifier - S'inscrire - Contact

Vers une guerre totale selon les théories de Carl Philipp Gottlieb von Clausewitz ?

Le camp occidental (États-Unis en tête) se dirigerait inexorablement vers un conflit (armé) direct avec la Russie et la Chine…

Par Serge_Gomond • Actualités • Lundi 31/08/2015 • 0 commentaires  • Lu 1060 fois • Version imprimable


Le camp occidental (États-Unis en tête) se dirigerait inexorablement vers un conflit (armé) direct avec la Russie et la Chine…

C’est consubstantiel à l’idéologie capitaliste, lorsque que la conscience populaire atteint un tel niveau de conscience "critique", c-à-d, ingérable par l’oligarchie capitaliste, celle-ci se rabat inéluctablement vers le pire…, et opte (via les faucons étasuniens et leurs alliés) pour la fuite en avant !… Et en l’occurrence, il est de plus en plus ouvertement question d’ouvrir un conflit armé contre leurs ennemis déclarés… la Russie et la Chine ! Il ne s’agit plus d’un ennemi (cette créature maléfique échappant aux apprentis sorciers étasuniens, telle celle du Dr Frankenstein…, * Daesh (ou l’EI) que les États-Unis et leur indéfectible allié, Israël, créèrent de toutes pièces) mais plus communément de leurs éternels rivaux !

* se référer aux déclarations on ne peut plus explicites qui eurent lieu lors d’un débat en séance publique au Sénat, concernant la prolongation de l’opération Chammal en Irak, ou fut auditionné le Général de division Vincent Desportes, professeur associé à Sciences Po Paris, par une commission ad hoc en vue du débat en séance publique sur la prolongation de l’opération Chammal en Irak, en application de l’article 35 de la Constitution française.) Très intéressant cet article 35 de notre Constitution, très… « … Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs - dont certains s’affichent en amis de l’Occident - d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les États-Unis. Ce mouvement, à la très forte capacité d’attraction et de diffusion de violence, est en expansion. … »

C’est officiel, la Chine commence à liquider ses bons du trésor américain

Et c’est un euphémisme !, car cela a pris de telles proportions qu’il est difficile (inutile) de le taire ! La propagande agit à plein, mais selon le site Anti-K via ZeroHedge :

« Les lecteurs de ZeroHedge ne sont dorénavant plus les seuls à être mis au parfum de ce qu’il se passe puisque le reste de la presse financière communique et par 2 fois cela s’est vérifié… » suivent les exemples tirés de médias aux ordres : Bloomberg, citant des opérateurs sur les marchés obligataires de New York, rapporta « une pression à la vente substantielle » sur les obligations américaines à long terme en provenance d’une entité « d’Extrême-Orient », et voici ce qu’explique Bloomberg :

« La Chine a réduit son portefeuille de bons du trésor américain ce mois afin de récupérer les dollars nécessaires pour soutenir le yuan suite à sa forte dévaluation d’il y a 2 semaines, d’après des personnes familières du dossier.

Ces transactions ont eu lieu via la Chine elle-même ainsi que via des agents en Belgique et en Suisse, a déclaré l’une de ces personnes qui ont souhaité conserver l’anonymat vu que l’information est confidentielle. La Chine a communiqué avec les autorités américaines à propos de ces ventes, a déclaré une autre personne. Les montants concernés n’ont pas été révélés.

Les dernières données du Trésor américain et les estimations des stratégistes suggèrent que la Chine contrôle pour 1480 milliards de dollars de dette américaine. Nomura Holdings Inc. en Belgique possède pour 200 milliards d’obligations au nom de la Chine.

La Banque populaire de Chine a vendu au moins 106 milliards de dollars d’actifs de réserve dans les deux dernières semaines, dont notamment les bons du Trésor américain, selon une estimation de la Société Générale SA. L’hypothèse est que la banque centrale veuille se reconstituer des fonds qu’elle avait perdu dans le cadre de rachats de yuans afin de stabiliser sa monnaie. » « … Et maintenant que la frénésie liquidatrice de la Chine a atteint des niveaux qui rendent impossible sa dissimulation ou sa minimisation et que Bill Dudley a officiellement ouvert la porte à un nouveau QE, il semblerait que la seule façon d’empêcher la Chine et les pays émergeant de liquider leurs actifs libellés en dollars est, comme la City le suggère, « d’étouffer le marché immobilier américain » et d’exercer une sorte de serrage de vis forcé via les canaux de transmission des Treasuries, soit la mise en place d’un environnement qui ouvrira la porte au QE4. … » Et selon le site WSWS : « … Ce scénario, l’analyste financier Paul Jorion l’entrevoit non pas par réaction en chaîne purement financière, mais par logique économique : « La Chine n’est pas parvenue à créer véritablement un marché intérieur, la consommation des ménages représente seulement 35% du PIB. C’est très peu, quand on sait que les Etats-Unis sont à peu près au double. Tout repose sur les exportations, mais les pays acheteurs de la production chinoise, comme les Etats-Unis ou ceux d’Europe, baissent les salaires, donc les prix des matières premières baissent et la demande en Chine baisse aussi. Or la Chine contribue pour plus de 25% à la croissance mondiale — jusqu’à 50% à une époque — et représente 15% de l’économie mondiale. Donc, un pays qui représente 15%, ça ne peut qu’affecter l’économie mondiale. » « Si la Chine le décide, elle peut se retirer du système capitaliste et faire flamber le cours des matières premières ».Paul Jorion, analyste financier Les mesures politiques et économiques que le gouvernement chinois pourrait prendre, si la situation s’aggravait, ne confortent pas l’idée d’un simple soubresaut boursier cantonné à l’Asie. Paul Jorion souligne cet aspect des choses, inquiétant à son sens pour l’économie mondiale : « Je prends le pari depuis plusieurs années que la Chine ne fait que tâter le capitalisme pour vérifier si c’est un facteur de développement économique, et qu’ainsi, ce pays — ne s’étant pas engagé formellement dans le capitalisme — peut toujours revenir en arrière. La Chine a une structure stalinienne, et si les choses continuent dans le même sens, d’ici un mois ou deux, elle pourrait se retirer du système capitaliste. Si cela arrive, ça va être un choc énorme ». Cette position de repli de la Chine pourrait « gripper la machine capitaliste », selon l’analyste. Le premier effet serait de changer complètement le prix des matières premières, qui pourrait flamber, puisque « C’est actuellement la demande chinoise qui détermine le niveau des prix des matières premières. C’est la Chine qui est en position de diriger les choses, puisqu’elle peut se retirer de n’importe quel marché du système capitaliste, elle ne s’est jamais engagée de ce côté là. » Le scénario de 2008 est donc peut-être en route, mais avec, cette fois-ci, l’Empire du milieu qui pourrait, s’il le souhaitait, « tirer le tapis sous les pieds des économies occidentales« . Ce que Paul Jorion résume par cette sentence : « Si la Chine décide de ne plus laisser les marchés financiers fixer le prix des matières premières, mais le fait par décision étatique, elle peut faire flamber les cours mondiaux comme elle le souhaite. »

Un changement qui serait… pour le moins abrupt. Avec une crise inédite à la clef. … »

C’est le volet économique…, et comme nous avons pu le constater en Europe (plus particulièrement en Grèce) il s’agit * de guerres économiques dirigées exclusivement contre le peuple, et dans le cas de la Grèce, d’un coup d’Etat économique !

* un leurre pour créer des tensions économiques et une diversion politique en vue d’imposer « au reste du monde » des réformes structurelles basées sur de soi-disant "dettes publiques" !

Et toujours selon ce site : « … Un rapport publié récemment par l’European Leadership Network (ELN), un groupe de réflexion composé d’anciens hauts responsables de gouvernements européens et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, a conclu que les exercices militaires menés cette année par l’OTAN et la Russie rendent plus probable l’éclatement d’une guerre entre les deux camps. … »

« … La Russie se prépare à un conflit avec l’OTAN et l’OTAN se prépare à un éventuel affrontement avec la Russie, » dit le rapport. « Nous ne prétendons pas que la direction de l’un ou l’autre camp ait pris la décision de faire la guerre ou qu’un conflit militaire entre les deux soit inévitable, mais que le changement de profil des exercices est un fait et que cela joue un rôle dans le maintien de l’actuel climat de tension en Europe. … »

« … L’étude souligne l’escalade rapide des activités de l’OTAN : 162 exercices menés en 2014, le double du nombre initialement prévu, en plus des 40 exercices supplémentaires effectués en Europe par les Etats membres de l’OTAN pour leur propre compte. Elle note le caractère particulièrement provocateur de l’action menée par l’OTAN le 24 février à Narva, ville d’Estonie située sur la frontière de ce pays avec la Russie et qui comportait « la présence de véhicules blindés du deuxième régiment de cavalerie de l’armée américaine, de troupes britanniques, néerlandaises, espagnoles, lituaniennes et lettones lors d’un défilé militaire commémorant le jour de l’indépendance de la Lettonie … ».

« … Le rapport de l’ELN étaye les avertissements lancés par le World Socialist Web Site depuis l’éruption de la crise en Ukraine en février 2014. Celle-ci fut ouverte par un coup d’état politique à Kiev appuyé par les États-Unis, qui a évincé le président pro-russe, Viktor Ianoukovitch, et installé au pouvoir un régime d’extrême-droite, ultranationaliste, inféodé à Washington et à l’Union européenne. La logique objective de cette crise conduit inexorablement à une confrontation militaire entre les deux principales puissances nucléaires, les États-Unis et la Russie, aux implications catastrophiques pour l’humanité toute entière. … »

« … Depuis, il est devenu manifeste que les États-Unis et l’UE manipulent la crise en Ukraine pour créer des conditions où la Russie elle-même peut être démembrée et sa population, son territoire et ses ressources partagées entre les puissances impérialistes. Tel est le but stratégique à long terme d’une campagne impérialiste de sanctions économiques et de provocations diplomatiques qui s’appuie sur la force militaire. … »


 

Articles portant sur des thèmes similaires :



Mots-clés :

Partager cet article


Archives par mois


La Sociale

Il Quarto Stato