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La FI, cible de l’oligarchie qui tape parfois là où ça fait mal…

... Venezuela, laïcité, autant en discuter.

Par Jacques Cotta • Actualités • Jeudi 14/12/2017 • 1 commentaire  • Lu 1765 fois • Version imprimable


En cette fin d’année 2017, la FI a été sur le devant de la scène politique et médiatique, d’abord avec la conférence de Clermont-Ferrand des 25 et 26 novembre, ensuite avec « l’émission politique » de France 2 dont l’invité était le 30 novembre Jean Luc Mélenchon. Avec un minimum de recul, il est possible aujourd’hui de tirer quelques enseignements de ces évènements, notamment en ce qui concerne le traitement médiatique qui a été donné au président du groupe parlementaire de la FI à une heure de grande écoute. Le « Melenchonbashing » est de retour, semant parfois le trouble. Avant de revenir sur quelques arguments, balayons ce qui mérite de l’être.

Un traquenard

Trois points de vue méritent d’être analysés pour apprécier à sa juste valeur l’émission de France 2.

a/ le point de vue du principal intéressé.
Sur son blog, Jean Luc Mélenchon évoque un véritable « traquenard ». Il donne des faits indiscutables. Questions posées sur la politique fiscale de la FI qui reprend des chiffres erronés, présentation d’invitées « innocentes » en politique, dont la première est une ancienne tradeuse qui règle des comptes de famille avec son père Régis Debray, notamment sur le dos de l’Amérique latine et du Venezuela, dont l’autre est une patronne de PME dont le CV laisse paraître des engagements ultralibéraux, qui a réclamé à hue et à dia les grands reculs sociaux que le gouvernement Macron-Philippe est en train de réaliser, et qui comme si elle débarquait de nulle part, vient vanter la réforme des prud’hommes au nom de l’emploi, évidemment. Le tout agrémenté de questions sur la fortune personnelles de Jean Luc Mélenchon, comme s’il s’agissait d’un de ces rentiers du système qui sont par ailleurs toujours épargnés. Avec, cerise sur le gâteau, la présentation d’un reportage au « 20 heures » présentant des propos tronqués de l’invité… Traquenard, c’est peu dire.

b/ le point de vue du téléspectateur.
Il ressort de ce type d’émission un profond malaise. Malaise sur le fond –je vais y venir- mais surtout pour le téléspectateur sur la forme. Que l’on soit ou pas d’accord avec l’invité quel qu’il soit, Jean Luc Mélenchon en l’occurrence, il est odieux d’assister à un moment télévisé où la pagaille organisée est censée l’emporter. Pas un moment consacré à la réponse de l’invité. Pas une réflexion sur le fond. C’est la rapidité de la balle de ping-pong qui compte. L’idéal recherché est le clash, au nom d’un moment de télévision qui fera le buzz. Le déroulement même d’une telle émission accrédite l’idée que l’invité n’a pas de réponse, lorsque tout est fait pour qu’il ne puisse répondre. Cela le téléspectateur le sent, le ressent, et à sa façon a aussi le sentiment qu’il assiste à un traquenard qui n’a pas grand-chose à voir avec « l’émission politique » d’information annoncée.
Mais il y a plus. La séquence des « Muppets show » avec dans les rôles principaux Kouchner et Bruckner censés « débriefer l’émission » en l’absence évidemment de l’invité, dépasse toute imagination. Injure, mépris, avec la complicité de la présentatrice Léa Salamé, vient clore un bien triste soirée audiovisuelle qui ne devrait pas laisser indifférents les professionnels attachés à l’exercice de leur métier.

c/ le point de vue du professionnel.
Avec ce qui se veut être « l’assassinat » en direct de l’invité de la soirée, c’est bien la détérioration de la télévision et de l’image de ceux qui la font qui ressort d’une telle émission. « L’émission politique » se situe de fait dans le prolongement de la téléréalité qui a envahi les petits écrans. Si dans leur ensemble les journalistes sont à mille lieux de telles pratiques, celles-ci rejaillissent inévitablement en assimilant le plus grand nombre à la dérive politique, égotique et nombriliste de quelques-uns. Ceux-ci sont dans la recherche permanente du petit moment dont on parlera au détriment de tout appel à l’intelligence.
L’invitation de Jean Luc Mélenchon aurait dû avoir professionnellement comme seule cohérence l’exposé de ses positions, de son évolution, des raisons pour lesquelles il connaît sur un certain nombre de questions des inflexions, ses propositions pour l’avenir, de la réalité des capacités à gouverner dès maintenant… Les vrais sujets ne manquaient pas, et pourtant…. Ce qu’il aborde au sein de l’hémicycle en qualité de président du groupe parlementaire de la FI aurait mérité du temps pour plus amples explications. Les questions pouvaient alors être sans concession, mais sur un contenu. La Nation, la souveraineté, l’Europe et l’UE, le TAFTA, l’emploi, les salaires, la répartition des richesses, les services publics, voilà autant de thèmes parmi d’autres qui expliquent le score réalisé aux dernières élections présidentielles par JLM. Mais pour en aborder les enjeux, pour tenter de percevoir les évolutions de Mélenchon sur certaines de ces questions essentielles pour gagner une majorité demain, encore faut-il que les intervieweurs y comprennent quelque chose. A voir… Si le « traquenard » révèle un problème d’ordre déontologique, le choix des thèmes abordés pose une grave question journalistique, professionnelle.
La question de la Laïcité ou encore celle du Venezuela était-elle déplacée ? Evidemment pas. A condition toutefois qu’elles soient posées pour obtenir des réponses et non comme des slogans disqualifiant, quoi qu’il soit dit ensuite. Sur ces questions je vais revenir, après avoir tenté de comprendre les raisons qui expliquent l’agressivité à laquelle nous avons pu assister.

Pour quelles raisons ?

Il est fréquent d’être interrogé sur les pressions qui existeraient au sein de la télévision. Les animateurs de « l’émission politique » auraient-ils été contraints, une baïonnette dans le dos, de conduire comme ils l’ont fait leur émission et de réserver ce sort à JLM ? Des exemples de pressions, de censures avérées, de menaces répétées, viendraient accréditer l’idée que la profession fait ce qu’elle peut dans un contexte où beaucoup lui est interdit. Mais au risque de ne pas satisfaire une curiosité au demeurant légitime, il faut bien admettre que dans la quasi-totalité des cas, aucun censeur n’a besoin de faire preuve d’autorité. La situation est beaucoup plus grave que cela. L’auto censure comme l’auto « discipline » fonctionnent à plein, faisant preuve d’une efficacité à toute épreuve.

Lors de la campagne présidentielle, j’avais écrit une « lettre ouverte à mes consœurs et confrères journalistes qui n’ont de cesse d’enjoliver Macron et de noircir Mélenchon »,
http://.viabloga.com/news/lettre-a-mes-consoeurs-et-confreres-journalistes .
Illustre inconnu de la majorité des français un an seulement avant l’échéance électorale, Macron a été élu, promu par des milliers d’articles, reportages, interviews, dans les journaux, radios et télés qui appartiennent tous à une poignée d’oligarques qui concentrent pouvoir médiatique, économique et politique. Emmanuel Macron est le président représentant de cette oligarchie, défenseur de ses intérêts. Dans les médias, nul n’est dupe, même si le plus grand nombre dénie la réalité. L’oligarchie possédait déjà la plupart des médias « privés ». Avec l’élection de son candidat Macron, l’oligarchie se retrouve également en position dominante dans les médias publics. Le cordon ombilical entre les chaines publiques et le pouvoir politique n’a jamais été coupé. Selon « l’ambiance », mondes médiatique et politique entretiennent des liens incestueux. La servilité de quelques-uns n’a besoin que de peu de chose pour être confortée. Dans les temps qui viennent, la situation risque de ne pas vraiment s’arranger. Emmanuel Macron vient en effet d’exiger un plan d’économie de plus 50 millions d’euros, et dénonçant sa « mauvaise gestion », « les gaspillages », « la médiocrité des programmes et contenus », il qualifie devant plusieurs dizaines de députés LREM, propos retranscrits dans l’Express, hebdomadaire appartenant au groupe de son ami Drahi, l’audiovisuel public comme « la honte de la république ». Comme pour lui donner raison « l’émission politique » est tombée à pic alors que démoralisation, écœurement et dégout gagnent en profondeur ceux qui font –on devraient faire- la télévision.

Là où ça fait mal

Plusieurs thèmes abordés n’avaient d’autre but que de faire apparaître Mélenchon comme un homme « égotique » ou encore autoritaire susceptible de « péter les plombs ». Certains de ces thèmes sont anecdotiques, d’autres touchent à des questions politiques plus sérieuses.
  • L’agriculture et le glyphosate : A voir la séquence à laquelle s’est prêté JLM, le seul choix possible serait entre le poison dans le sol, ou le poison dans l’air. Glyphosate contre Fuel…
Ainsi il n’existerait aucun mode de production agricole alternatif ? Rien sur la fermaculture, sur le respect du sol et de l’air dans un mode de production à l’échelle humaine, permettant à la fois agriculture, élevage, et respect de l’agriculteur et de la vie paysanne… Evidemment, l’alternative qu’a voulu imposer « l’émission politique » n’a aucun sens, sinon de vouloir montrer JLM les bottes aux pieds, sans être en rien intéressé par le fond du sujet. Dans les faits, JLM est sorti de la ferme comme il y est entré. Nous n’aurons rien appris sur la politique agricole préconisée par la FI.
  • La loi travail et la limitation des indemnités aux prud’hommes en cas de licenciement.
Argument éculé dans la bouche qui plus est d’une jeune patronne au look charmant, mais à la théorie beaucoup plus vieille et moins attrayante qu’elle, une ultralibérale qui ne méritait que sourire et condescendance, certainement pas l’énervement attendu par des animateurs ravis.
  • Venezuela : Là encore l’attaque est gourmande. Un leitmotiv pour JLM. Mais pour quelle raison ?
La question avait déjà pesé dans la campagne présidentielle pour interdire à JLM de se qualifier au deuxième tour. Alors pourquoi se priver ? Evidemment le ton est insupportable, mais le fond ? Ne serait-il pas bénéfique de préciser les relations politiques avec le chavisme autrement que par la seule condamnation –au demeurant plus qu’utile- de l’impérialisme US dont les méfaits en Amérique latine –de l’assassinat de Salvador Allende aux œuvres de déstabilisations multiples- ne sont un secret que pour ceux qui ne veulent ni voir, ni entendre. Mais la question posée demeure. Le Chavisme, le Madurisme ne sont pas des « exemples » qui devraient ligoter toute pensée émancipatrice, et il serait bon de le dire, pour clarifier et surtout pour couper l’herbe sous le pied de tous les déstabilisateurs professionnels.

->Pas un exemple théorique d’abord. Le discours d’Hugo Chavez qui pêle-mêle mélange le christ, Bolivar, Trotski, Staline, Jésus, De gaulle, etc.… est un fourre-tout pour le moins étonnant et ne saurait servir de boussole.

->Pas un exemple pratique non plus, même s’il est juste d’affirmer haut et fort que l’ancien président du Venezuela a su redistribuer la rente pétrolière tant que la rente existait. Il a su participer à l’amélioration des conditions de vie des pauvres. Mais l’effondrement du prix du pétrole a mis fin à cette politique que nul au sein des producteurs de pétrole n’avait jusque-là mise en œuvre. Tout en constatant les faits, ne serait-il pas utile aussi de situer les responsabilités politiques du chavisme d’une part, la place de la corruption au Venezuela d’autre part, dans la situation du Venezuela. Avec Chavez d’abord, et Maduro ensuite, l’accumulation capitaliste ne repose pas sur la production de richesses, mais sur la capacité à capter les ressources administrées par l’état. Redistribution, clientélisme, népotisme, favoritisme, renvoi d’ascenseur, ou simple illégalité, beaucoup se sont prêtés au jeu qui a consisté à capter les dollars du pétrole...

Un malaise profond et ses causes

Au lendemain de « l’émission politique » de JLM, le journal du dimanche, comme ensuite d’autres organes de presse « main stream », indiquait : « Mélenchon est de retour ». L’émission de France 2 aurait donc sonné le glas des oiseaux de mauvais augure qui annonçaient depuis des mois la dépression du président de groupe de la FI et avec lui la disparition de l’opposition à Macron. Médiatiquement donc, tout n’irait pas si mal. Mais politiquement ?

Il serait absurde de nier une impression de malaise à l’issue de cette émission. La question de la laïcité en révèle l’importance et en dégage les causes.
Sur la laïcité comme sur les autres points fondamentaux qui constituent l’ossature du programme, JLM a un discours sans équivoque : respect de la loi de 1905, condamnation de Macron chanoine de Latran, c’est à dire curé du pape, refus du drapeau étoilé de l’UE dans l’hémicycle, abolition du concordat, opposition résolue au cléricalisme comme à l’islamisme politique, reconnaissance comme seule communauté naturelle de la communauté humaine, comme seule communauté politique de la république qui n’existe que si elle est laïque.

Comble de l’ironie, la laïcité est un des thèmes utilisés pour porter à la FI des attaques d’une violence inouïe. C’est la parole de Danièle Obono, député de la FI, proche des communautaristes, qui est utilisée à cette fin. Nous avions déjà indiqué sur notre site les ambiguïtés de la députée de la FI sur sa proximité sinon avec l’islamisme politique, du moins avec des forces qui au nom du combat antiraciste sont le fer de lance de l’islamisme politique. http://.viabloga.com/news/mais-qu-allait-donc-faire-daniele-obono-dans-cette-maudite-galere .
Dernièrement, dans une interview radiophonique, elle explique « respecter la militante antiraciste » Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des indigènes de la République, tout en précisant n’être pas d’accord avec tout ce que dit cette « camarade ». Le PIR est un parti racialiste, antisémite et communautariste opposé aux valeurs de la République. Point besoin de faire le tri pour savoir avec quoi être d’accord ou pas avec l’ennemi de la Liberté, de l’égalité, de la fraternité, de la laïcité. Il n’y a pas d’accord possible. Sentant qu’elle se trouve au centre d’une polémique difficile à assumer sinon en entrant en opposition frontale avec la FI, Danièle Obono « s’excuse », réaffirme des « valeurs communes », tout en se situant dans le « camp antiraciste » qui constitue la jonction avec le PIR et le combat anti-laïque. Un pas en avant, un pas en arrière et on continue ?

Si cela est possible, n’est-ce pas inhérent à ce qu’est la FI comme mouvement ? N’est-il pas incroyable qu’à intervalles réguliers, D. Obono en rajoute une couche, créant trouble et confusion ? Dans quel but ? Et comment ne pas voir que cela nuit d’abord à la FI et à sa figure de proue, JLM ? Derrière cette situation ubuesque, n’est-ce pas tout compte fait une ambiguïté qu’il serait bon de dissiper que paie la FI ?

La FI a fait ses preuves durant la campagne électorale des présidentielles. Elle a su amalgamer des courants très différents, réunis sur un but commun, l’élection de JLM. Peu importaient alors les divergences possibles sur une question ou une autre, dès lors que tous étaient animés par une même bataille, celle qui devait permettre l’élection du candidat. Partant de là, JLM pouvait fort bien proclamer que « la force de la FI est qu’elle est un mouvement, elle n’est pas un parti, et donc n’a pas besoin d’une homogénéité des pensées mais a besoin d’une homogénéité de l’action ». Mais que peut devenir ce cadre hors la campagne électorale. Il existe là un double écueil qu’il faut bien prendre en considération :
  • Structurer la FI sur une ligne plus précise que l’avenir en commun, qui nécessite pour être définie un véritable débat démocratique, et qui présente donc le risque d’affrontement non maitrisés, de ruptures et de scissions, dont les organisations politiques traditionnelles ont été coutumières.
  • Maintenir la FI telle quelle basée sur la recherche d’une « homogénéité de l’action » et non « une homogénéité des pensées », ce qui permet à chacun de dire un tout et n’importe quoi. JLM indique aux assises de Clermont Ferrand du 30 novembre « qu’il n’y a pas de police de la pensée » ou encore que « personne n’est obligé de répéter ce que je dis ». Mais derrière cette grande libéralité qui nie la construction d’un parti sur un programme, ce sont plusieurs programmes qui sont avancés, selon que JLM parle ou par exemple que D. Obono ait la parole. Laïcité d’une part, communautarisme de l’autre. Et confusion peu susceptible de rallier l’électeur qu’il faudra gagner.

La FI pour quel but ?

La question que doit se poser la FI est celle de savoir comment gagner ces 50% et plus d’électeurs qui ne vont plus aux urnes ? Comment rallier ces millions qui ont été égarés dans le vote contestataire Le Pen et qui comprennent de plus en plus l’escroquerie du FN ? Comment redonner envie de prendre ses responsabilités à ces millions d’ouvriers, de salariés, de jeunes désabusés, écœurés ? Comment gagner la majorité pour gouverner ? Telles sont les questions qui devraient mener la réflexion et permettre d’aborder l’avenir de la FI.

Si la crainte de l’éclatement de la FI est légitime, ne faut-il pas en redouter les causes possibles, dont un fonctionnement qui permet à chacun de dire son point de vue au nom de la totalité, sous prétexte qu’il vaudrait mieux privilégier l’homogénéité d’actions et non l’homogénéité des pensées ? La question de la laïcité pourrait faire école.

Mais il y a plus. Les questions qui mobilisent et rassemblent sont apparues à Clermont Ferrand dans les réactions de délégués présents lors du discours d’ouverture de JLM. A l’applaudimètre, les thèmes chers aux participants sont ceux de la mobilisation ouvrière contre le MEDEF, ceux du combat syndical et politique pour la défense de l’emploi, du salaire et des droits, ceux de la rupture avec les traités qui font de l’UE un carcan contre les peuples au service de la finance, ceux du combat sans concession contre le capitalisme, ceux qui affirment la nécessité d’une politique claire, nette, sans compromis, sans tambouille sur les bases de la république sociale et laïque.

Ainsi les thèmes chers à la petite bourgeoisie des centre villes, aux bobos de l’hexagone, ou aux communautaristes qui sévissent dans certains quartiers populaires sont relégués quand ceux qui se trouvent au cœur de la lutte des classes sont plébiscités. N’y a-t-il pas là leçons à tirer, dont la première : c’est bien autour du débat d’idées, de « l’homogénéité de la pensée » sur l’essentiel, qu’il sera possible de rassembler et de gagner.

Jacques Cotta
Le 14 décembre 2017

 

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Commentaires

étonnement par ROGERS le Dimanche 17/12/2017 à 18:21

 Cher camarade,

je me permets, une nouvelle fois, d 'attirer votre attention sur le fait que des élections ont eu lieu en Corse et que le discours de JLMélenchon semble clairement en rupture avec le principe républicain de communauté exclusivement politique. Le PIR et les autonomistes-indépendantistes corses ne diffèrent que de par le contenu de leurs propositions mais ils ont un point commun : le refus d'une communauté nationale politique au-delà de toute assignation à un quelconque ancrage d'ordre ethnique et culturel. Si JLM salue à ce point ce qu'il appelle le "dégagisme corse"(soit dit en passant quelle blague quand on connaît un peu ce qu'il en est des liens entre nationalistes corses et certains milieux...), il n'y a aucune raison qu'il n'accepte pas, à terme, les revendications des indigènistes ; ce serait faire deux poids, deux mesures. 
Cordialement



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