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Emplois, salaires, services publics… Front Unique pour l’action !

Par Jacques Cotta • Actualités • Lundi 16/02/2009 • 12 commentaires  • Lu 2670 fois • Version imprimable


Après la sortie de mes livres « 7 millions de travailleurs pauvres » et « Riches et presque décomplexés[1] », et après l’achèvement de mon dernier documentaire « L’accès aux soins en danger » de la série « dans le secret de[2]… », j’ai eu l’occasion de faire un véritable tour de France[3] à l’invitation de comités de défense des services publics, des hôpitaux de proximité notamment, intégrant en général simples citoyens, hospitaliers et parfois militants politiques et élus. J’ai pu constater qu’une série de sujets essentiels reviennent aux quatre coins de l’hexagone, montrant une interrogation politique partagée au sein du peuple, et traçant la voie aux réponses qui devraient être apportées… Mais ici, je voudrais aborder une question, une seule, toujours posée : « que pouvons-nous faire pour nous opposer à la politique du gouvernement qui déconstruit en quelques mois ce qui, pour être édifié, a nécessité des dizaines et des dizaines d’années[4]…. ». 

 

 

« Entre se nourrir ou se soigner, aujourd’hui, il faut choisir »

 

Il nous faut au départ caractériser assez simplement la situation à laquelle les citoyens se trouvent collectivement confrontés. Ce qui est subi dans le pays tout entier par la grande majorité des français, dans les grandes villes comme dans les coins les plus reculés, c’est une remise en cause du bien commun.

 

Le bien commun, c’est d’abord tout l’héritage des dizaines d’années écoulées qui permet à la République de tenir debout, aux citoyens de vivre ensemble. C’est le travail, le salaire, et ce sont les services publics qui ont été ou sont directement visés, notamment l’éducation nationale, les transports, l’énergie, l’information, la justice, les services administratifs, la poste…  et bien sûr la santé avec la sécurité sociale dont le déficit est chanté sur tous les tons[5] pour justifier l’intrusion des assurances privées qui lorgnent sur les dividendes qu’il y aurait à tirer.

 

Mais cela se produit dans une situation tout à fait exceptionnelle marquée par la crise économique et financière qui fait porter directement sur les salariés, les travailleurs, les jeunes comme les retraités, la note de la spéculation financière et des profits que les capitalistes[6] continuent d’accumuler à un pôle de la société lorsque des millions connaissent des difficultés toujours croissantes à l’autre pôle.

 

En résumé, si la politique actuelle est vécue comme insupportable par la grande majorité de nos concitoyens, pauvres et classes moyennes, c’est uniquement parce que des millions sont atteints dans leur vie quotidienne, incapables de plus en plus de se fournir le strict minimum pour vivre décemment. Plus de 7 millions sont assujettis à un revenu inférieur au seuil de pauvreté, soit 884 euros par mois. Depuis la dernière élection présidentielle 833 nouveaux travailleurs pauvres viennent renforcer cette armée forte de 7 millions de membres[7] ! Ainsi, l’expression selon laquelle « entre se nourrir et se soigner, aujourd’hui il faut choisir » revient sur de nombreuses lèvres….

 

 

L’affaire vient de loin

 

Ainsi, partout, la même question formulée de plusieurs façon, mais montrant la même préoccupation : « Comment en sortir ? ». « Quelle solution ? ». « Quelle alternative ? »….

 

D’évidence, il ne suffit plus comme cela fut le cas dans les années 70, puis 80, d’indiquer la gauche comme direction afin d’éviter avec enthousiasme la droite. Qui peut y croire ? Qui pourrait être aveugle au point d’occulter une réalité pourtant bien présente dans la conscience collective ? Les participants à ces réunions auxquelles j’ai participé, plusieurs milliers au total, savent pertinemment que Nicolas Sarkozy n’a malheureusement rien inventé, mais a inscrit sa politique dans une continuité qui vient du début des années 80, accentuant avec un style bien particulier une orientation dégagée avant lui, par tous les gouvernements antérieurs.

 

C’est en 1981–1982 que les premières maternités dans les hôpitaux de proximité ont été fermées par un président de la république, François Mitterrand, incarnant le socialisme vainqueur, et un ministre de la santé, Jack Rallite, donnant corps à l’union de la gauche, personnifiant le parti communiste au pouvoir. Ces attaques de l’union de la gauche contre les services publics s’inscrivaient dans l’orientation alors impulsée par Pierre Mauroy et Jacques Delors d’ouverture aux marchés financiers européens. Un peu plus tard, Georgina Dufoix affirmera que « la santé certes n’a pas de prix, mais a un coût ! »….

 

 

Un front pour résister, oui, mais quel front ?

 

Dans ce contexte, n’est-il pas nécessaire d’analyser sans sectarisme mais avec lucidité les réponses apportées pour défendre et sauver le bien commun, les intérêts vitaux de millions et millions de salariés français ?

 

Plusieurs réponses sont entendues. Sans être exhaustif, les principales méritent le détour :

 

  • « Vous avez mal voté cette fois-ci, il faudra mieux faire la prochaine fois ».

Entendue à Lézignan, cette réponse d’un maire socialiste frise le cynisme. Car, en attendant, ses administrés voient peu à peu leur bien commun, les services publics, réduits à une peau de chagrin. Et la misère s’accroître dans le pays. De toute évidence, les administrés de monsieur le maire ne peuvent attendre la prochaine échéance présidentielle pour remédier à une situation qui les réduit à une catégorie de citoyens de seconde zone. D’autant qu’ils le savent, il n’existe aucune garantie qu’une autre majorité, en l’état actuelle des choses, fasse sur le fond une autre politique. Les voix au sein même du parti socialiste, couvrant celle de vrais militants qui combattent avec la population, sont sur la même longueur d’onde que Nicolas Sarkozy : Claude Evin qui pour la fédération hospitalière de France préconise la fermeture des hôpitaux de proximité, qui en établit même la liste au nom de la rentabilité financière ; Catherine Génisson, député PS, qui dernièrement sur la chaîne parlementaire vantait avec le député UMP Bernard Debré les bons aspects de la « réforme » Bachelot….

 

  • « Il faut intensifier l’action… »

Émanant souvent d’organisateur de la résistance de la première heure, cette volonté de pousser à agir, bien légitime, montre ses limites. A Lézignan comme à Clamecy, à Lure comme à Belley ou à Carhaix, partout des milliers sont déjà descendus dans la rue pour exiger la sauvegarde de leurs services publics, de leurs hôpitaux de proximité menacés de fermetures. Lorsque l’unité des simples citoyens avec les hospitaliers et leurs organisations syndicales et avec les élus s’est réalisée, une force magistrale s’est dégagée. Ainsi, avec les manifestations, des référendums ont parfois été organisés, suscitant des participations dignes d’élections municipales, avec un taux de 95 à 98% pour la sauvegarde des services publics… Déni de démocratie : cette volonté populaire a été bafouée. Et dés que la division s’est imposée, souvent comme produit d’un désengagement des élus, la mobilisation est retombée aussi vite qu’elle était montée. C’est l’absence de perspective qui alors l’emporte.

« Nous voulons toujours sauver nos services publics, on a fait ce qu’on peut, mais aujourd’hui on est coincé… », résument souvent des habitants prêts pourtant à s’engager à nouveau, pour peu que la perspective tracée leur semble efficace….

 

  • « Reconstruire une vraie gauche… »

Mais est-ce bien le problème ? Cette réponse en réalité n’en n’est pas une. Elle omet en effet qu’elle s’adresse à des millions de citoyens plongés dans le désarroi, souvent ni de gauche, ni de droite, mais confrontés à des questions qui ne se posent pas pour demain, mais qui exigent une réponse immédiate pour la sauvegarde des valeurs et du bien républicains. Elle pose en réalité deux questions.

- En attendant une reconstruction hypothétique, faut-il se résigner à la casse qui est engagée ?

- Et à supposer, la « reconstruction de la gauche », comment et pour quoi faire ?

 

 

« Front de gauche » et « Front de classe »

 

Nous avons déjà ici à plusieurs reprises analysé les propositions faites de toute part pour servir de socle à la « reconstruction de la gauche ». Elles devraient, par nature, répondre aux problèmes réels et immédiats que connaissent le plus grand nombre de nos concitoyens. Elles devraient ainsi recueillir l’adhésion des principaux concernés. Mais nous devons constater qu’il n’en n’est rien ! A moins de se cacher la face et de considérer que la vie est autre que ce qu’elle est, nul ne remplit cet objectif. Incompréhension des salariés, plus largement des populations, ou inadaptation des organisations et des réponses apportées dans la situation ?

 

Parmi celles-ci, arrêtons-nous sur quelques-unes qui méritent intérêt.

 

 

Mais une proposition du Parti de Gauche dans le contexte présent mérite cependant réflexion. Il s’agirait de constituer un front large, « un front de gauche », dans la perspective d’inverser le rapport de force à gauche.

Cela pose donc une question essentielle : un « front de gauche », certes, mais pour quoi faire concrètement, apporter quelles réponses à la détresse de millions d’individus qui sont attaqués de toute part, sur le terrain des services publics, mais aussi sur celui de l’emploi et du salaire. C’est à cela qu’il faut répondre pour montrer sa propre utilité et donner du sens à une initiative dont tout le monde sent bien que ramenée à la seule échéance électorale des européennes, elle présente pour les préoccupations immédiates un intérêt des plus limités.

 

Il faut donc partir de la situation réelle.

 

-> Pour ce qui est de la situation du bien commun, des services publics, attaqué chaque jour un peu plus, les choses sont établies.

 

-> Pour ce qui est de la vie quotidienne, la situation est tout aussi, sinon plus préoccupante. Pour l’année qui vient, et la suivante, les pronostics les plus optimistes font état d’un chômeur supplémentaire par minute. A y regarder de plus prés, dans les deux années à venir, le nombre d’habitués des « pôles emploi » risque bien d’augmenter d’un million de nos concitoyens.

 

-> Les licenciements, les blocages de salaires, les destructions d’emploi sont à mettre en rapport avec les fantastiques bénéfices des grosses entreprises – 85 milliards d’euros en 2008 pour les sociétés du CAC 40 – dont Total est un exemple avec ses 14 milliards d’euros de profits dont 38% sont réservés aux actionnaires sous forme de dividende, 60% à l’entreprise sous forme d’investissement et 2% seulement pour les salariés.

 

Dans ce contexte, un front oui, mais pour répondre concrètement à cette situation concrète qui ne peut attendre. Plus exactement, en partant de là et en tentant de dégager la voie pour l’action, la mobilisation, l’unité nécessaire de toutes les populations concernées…

 

  • Celles qui émanent du NPA. Comme le disent ensemble Jean Luc Mélenchon et Olivier Besancenot, peu de choses les séparent.  Tous deux partent de l’attitude à adopter pour les élections européennes. Tous deux se réclament d’une « Europe démocratique et sociale », omettant que cette construction européenne n’a de sens que dans « la concurrence libre et non faussée ».

S’il fallait y revenir, on voit là au regard de la situation réelle faite dans le pays à des millions et des millions de salariés, travailleurs, jeunes, retraités, l’aspect dérisoire de la seule perspective d’élections européennes qui de plus sont abordées sur un programme limité à la remise en cause du traité de Lisbonne lorsque ce sont tous les traités européens qui contiennent le mal dénoncé.

 

L’argument d’Olivier Besancenot pour refuser d’entrer dans le « Front de gauche » de Jean Luc Mélenchon consiste à dire : « et après les européennes, que faire aux élections régionales ? Retourner dans le giron du PS ? ». Question loin d’être absurde puisque pour préserver les positions électorales qui lui restent, le PCF ne peut se priver d’alliance avec le PS. Comme d’ailleurs le PG qui voudrait conquérir quelques élus…

 

« En fait, plus électoraliste tu meurs », aurait-on envie de rétorquer si la chose n’était pas sérieuse. Car en attendant, dans la construction d’une opposition de sa majesté, tout le monde voit bien que la concurrence d’appareils – ou d’appareillons – déroule un tapis royal à Nicolas Sarkozy qui ne peut appliquer la politique qui est la sienne que grâce à l’impuissance de toute opposition sérieuse.

 

  • Une autre proposition existe, qui ne saurait être disqualifiée par la seule identité du Parti Ouvrier Indépendant qui en est le porteur, et qui soit dit en passant n’a rien de plus particulier ni déshonorant que celle des socialistes actuels ou anciens, des communistes, des PG-istes, ou des Npa-istes… Il s’agit de l’organisation d’une grande marche nationale à Paris pour exiger l’arrêt des licenciements et donc la défense des services publics. Une revendication qui en soi mettrait un coup d’arrêt à toutes les mesures gouvernementales.

Evidemment, réduite au seul POI, cette réponse à la situation, réponse sérieuse au regard de ce qui se passe et des effets que pourrait avoir sa réalisation pour entraver la marche du capitalisme dans la destruction des emplois, des salaires, des services publics, n’aurait aucun intérêt si elle devait se limiter au recrutement de quelques dizaines, voire centaines de militants au POI qui en est à l’initiative. Nous avons aussi ici exprimé des analyses sur le POI, le PT, voire l’OCI pour ne pas être suspectés de chercher à rabattre vers cette organisation quelques militants ici ou là. Cela serait d’un intérêt des plus limités. Non, il s’agit ici d’analyser ce qui pourrait se mettre en travers de la politique mise en œuvre sur le terrain de l’emploi, des salaires, des services publics…. D’analyser aussi ce qui pourrait répondre à la volonté de ces millions qui traversent des couches, professions et sensibilités très diverses dans la société et qui pourtant ensemble pourraient constituer une force irrésistible…. D’analyser ce qui pourrait – devrait – s’inscrire dans la continuité du 29 janvier dont l’ampleur des manifestations a surpris, jusqu’aux organisateurs eux-mêmes….

 

Dans ce contexte, la bataille pour l’unité des organisations politiques qui se réclament du mouvement ouvrier, des organisations syndicales, des associations, sans préalable, sans exclusive, pour que soit organisée une grande marche à Paris où par millions le peuple dirait « Ca suffit, interdiction des licenciements » répondrait à la fois à la situation objective et ouvrirait une perspective saisissable à des milliers qui cherchent à agir localement, mais avec la conscience que la question est plus globale, donc exige une convergence des luttes et une réponse commune à tous les comités, toutes les régions, tous les citoyens au quatre coins de l’hexagone…. Au regard de la situation donc, la proposition faite par le POI aux organisations et militants ouvriers, aux simples citoyens, méritent toute notre attention, se révélant nettement plus sérieuse que toutes les élucubrations électorales européennes…

 

 

Un seul Front, de gauche, et de classe ! 

 

Si nous constatons qu’en réalité nul n’a la réponse, mais que du débat démocratique, de l’analyse des propositions faites de part et d’autre peut surgir une proposition mobilisatrice, alors il revient à chacun de s’engager dans cette direction, celle de l’unité, du débat, de la libre discussion pour permettre aux intérêts du grand nombre, au bien commun de l’emporter.

 

Le « Front de Gauche » du PG, s’il est un simple front électoral, ne peut rencontrer les aspirations du peuple. Son intérêt serait sans doute inexistant pour les millions de françaises et de français qui souffrent de la politique mise en œuvre dans le pays. Si par contre il s’engage dans la voie de la mobilisation pour permettre aux millions de sauver leur existence, alors il peut trouver un prolongement sur le terrain électoral du combat engagé au sein de la société pour la défense des intérêts et de la survie du plus grand nombre.

 

Nicolas Sarkozy a proposé de « moraliser le capitalisme ». Il remet donc à l’ordre du jour des mots qui ont un sens. Avec le capitalisme, les classes sociales. Et avec les classes sociales, la lutte des classes.

 

Le « Front de gauche », simple front électoral… Cette perspective est vouée à l’échec.

 

Mais un front unique des organisations, des associations, des syndicats pour la défense immédiate des intérêts du plus grand nombre, forgé dans le combat pour la marche sur Paris de millions, pour dire « assez de licenciements », avec ses prolongements sur le terrain électoral…

 

Un front unique qui pourrait se forger dans l’ouverture par exemple de cahiers de doléances, conformes à notre tradition républicaine, partout où la mobilisation pour la défense des hôpitaux de proximité, du service public de santé, de la sécurité sociale, a battu son plein, pour permettre aux citoyens de faire entendre leur voix et de s’organiser pour le succès d’une grande marche à Paris…

 

Voila qui aurait sans doute un sens réel, saisissable et porteur de succès espérés.

 

Jacques Cotta

Le 14 février 2009

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] Editions Fayard, respectivement novembre 2006 et octobre 2008.

[2] Cette série qui en est à son trentième numéro est co-animée par Pascal Martin et moi-même.

[3] Je me suis rendu successivement à Luçon, Nantes, Bourg en Bresse, Lèzignan, Narbonne, Paris, Lourdes, Saintes, Uzès, Ales, Lisieux, Ruffec, Aubenas, Carhaix, Clermont-Ferrand, Belley, Clamecy, Caen, Lure, Bar-le-Duc, Bordeaux, Montpellier, Draveil, ….. Avant de faire le déplacement au mois de Mars à Orléans, Massy, Grenoble et Marseille… 

[4] Parmi les liquidations engagées par le gouvernement au nom de la « réforme » se trouve en effet l’ensemble de l’édifice social hérité des années 45-47, éléments du programme du conseil national de la résistance que les grandes grèves ouvrières à la libération ont imposés. Parmi ces mesures hier arrachées, aujourd’hui menacées, se trouvent évidemment, l’accès aux soins et la sécurité sociale…

[5] Pour le déficit, le chiffre de 11 milliards d’euros a été avancé. Il serait question dans les mois qui viennent de parler de 13 à 14 milliards. Mais que valent ces milliards comparés aux 200 qui ont été accordés au patronat en exonération de cotisation sociale. Ou au « plan de sauvetage » des banques et des spéculateurs qui a mobilisé en quelques semaines plus de 370 milliards d’euros en France, plus de 1700 en Europe… Le trou de la sécurité sociale a d’autant plus bon dos qu’il est visiblement entretenu minutieusement….

[6] Nicolas Sarkozy a eu un mérite indiscutable dans la crise actuelle : faire une entaille dans la « novlangue » en rétablissant partiellement quelques termes dans leur vérité. Ainsi parle-t-il du « Capitalisme », disant qu’il faudrait le « moraliser ». Ainsi donc, les « Capitalistes » se substituent aux « Libéraux », et avec eux les « classes sociales » et tout bonnement de « la lutte des classes » reprennent leur sens.

[7] Voir « 7 millions de travailleurs pauvres, la face cachée des temps modernes,» et « Riches et presque décomplexés », aux éditions Fayard.

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Commentaires

par regis le Lundi 16/02/2009 à 02:31

J’ai déjà écrit sur ce site que j’adhérais à la proposition d’un « tous ensemble » concret.

1/ je suis et resterais syndicaliste : je ne réponds pas à l’appel d’un parti. Rien ne saurait plus m’irriter que des slogans. Je souhaite contribuer à un « ça suffit ! » tangible.

2/ l’urgence sociale ne peut que crever les yeux de qui, bien évidemment veut voir et je n’ai pas grand mérite en cette matière, issu de famille ouvrière. A ce titre, « Entre se nourrir ou se soigner, aujourd’hui, il faut choisir », je peux témoigner sans exagérer que ce n’est même pas le choix : « on » ne se soigne plus, notamment les dents et l’optique et parfois pire.

« Frères humains qui parmi nous vivez… ».

3/ tout tenter pour mettre un coup d’arrêt aux licenciements ne me semble pas discutable, c’est l’affirmation concrète que « les salariés ne sont pas responsables de la crise », le reste, du pipeau. C’est l’ABC qui ne préjuge pas du reste qui peut être discuté. Vous évoquez les « cahiers de doléances », ma préférence va aux « cahiers de revendications », peut importe…

4/ « Plus de 7 millions sont assujettis à un revenu inférieur au seuil de pauvreté » constatez vous, et combien de millions en plus si on laisse faire CE QUI SERAIT UNE DEFAITE MAJEURE POUR LA CLASSE OUVRIERE ET OUVRIRAIT LA PORTE A….

Qu’on se dise de gauche, du mouvement ouvrier, que l’on pense que cela passe ou non par les européennes, il n’y a que les patrons qui peuvent souhaiter que les choses suivent le cours actuel.   


le peuple, à la guadeloupe... par c_berthier le Lundi 16/02/2009 à 08:12

Le peuple, à la guadeloupe, a commencé à apporter ses reponses unitaires et organisées. Bien peu diffusent ses revendications qui pourraient etre celles de la majorité du peuple français. Ne le laissons pas isolé.  Dans chaque collectivité de la république : dépot des revendications/doléances.
Par ailleurs, chaque greve generale posant la question du gouvernement: ici, quel silence pesant sur la question!
Et parfois, quelle hate à passer à la question du socialisme sans repondre aux deux questions concrètes et immédiates : quelle solidarité, quel gouvernement?


Re: le peuple, à la guadeloupe... par Serge_Gomond le Lundi 16/02/2009 à 15:03

SG : Force est de constater que l’ami C Berthier a raison, ce qui se passe en Guadeloupe est exemplaire. Jégo, dans un premier temps négocie avec les syndicats (y compris les syndicats patronaux) un accord, dont l’essentiel tourne autour d’une augmentation de 200 euros du salaire de base (SMIC), et la prise en charge de cette augmentation par l’Etat ; en répercutant cette augmentation sur les charges patronales (il faut lire, une réduction des charges patronales, donc une prise en charge desdites charges… par l’Etat). Pour les syndicats, c’est Michel Monrose, l’un des leaders de ce mouvement qui en a négocié, très âprement, les termes.

 

AFP : Les négociations menées en Guadeloupe par Yves Jégo ont été rompues cette semaine, après le refus de Paris d'assurer par des exonérations de charges une hausse des bas salaires de 200 euros, que réclament les grévistes ainsi que la baisse de prix des biens de première nécessité. Le gouvernement a renvoyé cette question à des négociations entre partenaires sociaux.

 

Second temps Jégo revient avec des renfort de police (voir les dépêches AFP, publiée en réponse à l’article de Denis, « C'est la LRU qui est en cause »,

 

FORT-DE-FRANCE, Martinique (AFP) - 12/02/09 07:57

Des renforts de gendarmes sont envoyés en Martinique par Jégo, de retour en Guadeloupe… )

 

La crise aux Antilles pourrait gagner la métropole selon 63% de Français.

 

SG : Mais la crise est avant tout identitaire, seconde erreur fatale pour le gouvernement Sarkozy !

 

Ensuite :

 

 AFP Le ton monte aux Antilles françaises après près de quatre semaines de grève générale contre "la vie chère", alors que les négociations sont dans l'impasse et que le gouvernement a promis de faire respecter "l'Etat de droit".

 

En Guadeloupe, où a été lancé il y a près d'un mois le mouvement de grève générale, des milliers de manifestants - 9.000 selon la police, 50.000 selon les organisateurs - ont défilé samedi soir (heure locale), dénonçant le choix de la "répression" et l'emprise de la minorité blanche sur l'économie locale.

 

SG : Il y a 405.500 hab. aux Antilles françaises, quand il est annoncé 50.000 manifestants (il n’est pas question de reprendre les chiffres fournit par la police de sarkozy), c’est à dire un huitième de la population est dans la rue, imaginé ce chiffre de participants à la manifestation  reporté au continent, nous aurions en proportion, plus de sept millions de manifestants dans la rue ! 7 MILLIONS…

Qui dit mieux !

"La Guadeloupe c'est à nous, la Guadeloupe, c'est pas à eux", ont-il scandé, visant les "békés", minorité blanche descendant des colons, et "les gros" propriétaires et entrepreneurs.

Elie Domota, porte-parole du "collectif contre l'exploitation" (LKP), à l'origine de la mobilisation, a accusé les autorités d'appeler à la "répression".

 

SG : Il faut savoir, que les descendants des esclavagistes, sont aux manettes en Guadeloupe ; sont qu’on appelle les blancs. Quand Madame Christiane Taubira, dit qu’il faut arrêter le système des prébendes en Guadeloupe (on pourrait ajouter à cette liste tous les autres territoires des DOM-TOM), ce n’est pas un hasard !

 

AFP : La députée (Parti radical de gauche) de la Guyane française, Christiane Taubira, qui participait à la manifestation, a dénoncé un système de "castes". En Guadeloupe, "on frôle l'apartheid social", avec un système où "une caste détient le pouvoir économique et en abuse", a-t-elle affirmé dans un entretien au Journal du Dimanche

 

En Guadeloupe, comme en Martinique, ce sont toujours quelques familles blanches, descendantes des colons et esclavagistes, qui contrôlent la majeure partie de l'économie.

.

Cherchez l’erreur !


Re: le peuple, à la guadeloupe... par c_berthier le Mardi 17/02/2009 à 15:32

l'erreur?
La voici et sg en témoigne, intuitu personae: faire dévier le débat sur la question coloniale propre "aux iles". Ce n'est pas pour rien - et ce ne me parait pas négatif - que les négociations ont "dévié" vers la question de la vie chère en contournant ce qui aurait pu ouvrir la voie à l'éclatement et à une régionalisation de la règlementation sociale nationale ( allègement de "charges sociales", prime exceptionnelle...). "Béké", il y a bien, mais dans un ensemble ou régnent des cartels financiers dirigés de métropole ou d'ailleurs. 
Il faut faire la lumière sur les superprofits de 20, 50, 100% et plus ) prélevés par les importateurs, notamment sur les produits de consommation courante. La législation de contrôle des prix et des marges et contre la spéculation commerciale issue de l'après guerre doit etre réutilisée sur tout le circuit de la production à la consommation, de la métropole à la guadeloupe, "services", "assurances", "provisions" etc compris.
Gageons que l'on risque d'entendre à ce sujet hurler les prêtres du libre marché et de la concurrence non faussée.
Deux autres secteurs doivent être re-soumis au même contrôle: celui des "intrants" agricoles qui étranglent toute culture locale et celui des produits pour le bâtiment, la construction et l'artisanat.
Enfin, n'oublions pas les produits de la raffinerie SARA qui ne devrait tirer aucun benefice de l'existence d'un marché protégé.
La règle de base doit etre "continuité territoriale" également pour les prix.

Un mot encore pour la scandaleuse offre de la majorité "socialiste" départementale et régionale d'une prime temporaire pour "assouplir" la révolte populaire. Prime refusée car prélevée sur d'autres crédits également et socialement utiles et associée à une réduction des "charges sociales" des employeurs. Drôle de "socialistes", drôles de "républicains" que ceux qui bradent l'acquis de l'impot public de la nation et du versement des salaires indirects qui financent la protection sociale des travailleurs et de leur famille!


Re: le peuple, à la guadeloupe... par Serge_Gomond le Mardi 17/02/2009 à 20:29

Jégo dans une tribune publiée par la "nouvelle Pravda/Le figaro" déclare :

"Mais ne nous méprenons pas: finir la grève, ce n'est pas en finir avec la crise", qui est à la fois "économique", "structurelle" et "existentielle"

Sartre « le pape » de la théorie existentialiste aurait été heureux de l’apprendre.

Crise Identitaire ? C’est pas moi qui le dit c’est  Julien Mérion (politologue et professeur à l’université des Antilles-Guyane) et c’est paru dans "le Monde" La crise aux Antilles « La société civile bouscule la classe politique » Entretien se déroule à Pointe-à-Pitre sous la férule de Madame Béatrice Gurrey ; et que dit cet éminent professeur à son interlocutrice ? Pour lui la crise en Guadeloupe illustre un réveil historique, identitaire, de la société civile.

Mais encore ?

(…C’est une crise profonde, à la fois sociale et intime. Si elle a pris une telle ampleur, c’est qu’elle est porteuse de revendications qui s’appuient sur une réelle légitimité. Dans le collectif Liyannaj kont pwofitasyon (LKP), se sont unis ceux qui ne l’avaient jamais été, sur un terrain social et identitaire et, je dirais, surtout identitaire...)

ça vous suffit comme ça !
Bien sûr, le fait que j’écrive que le PG de Mélenchon est un avatar et une diversion politique, n’a rien à voir avec votre soudaine agressivité ? ça c’est sûr ! Oui, bien sûr !

On peut affirmer certaines choses sans être taxé de ceci ou de cela. Est-ce que tout ce que vous écrivez est référencé avec production de vos sources à l’appui ?

Ensuite, les Blancs au lieu des "Békés", ce n’est pas de mon fait, mais c’est suite à une interview produite par une radio nationale "France-Inter", où j’ai entendu et repris ce mot. Les "Blancs", pour les "Békés", quelle horreur ! Bien que dans ma famille, mes cousines et mes cousins Réunionnais ont la peau noire, je suis un petit blanc, même pas raciste !

Mais il est question de m’accuser "intuitu personae" de déviance sur la question coloniale propre "aux îles". Il faudra que je leur pose la question par téléphone, à mes cousines et à mes cousins des "îles".

Et les politiques dans tout ça ?

Voilà ce qu’en pense Julien Mérion : (…Celle ci paraît perdue face à la situation… Elle n’a pas su anticiper la crise et elle n’a pas mesuré, dans ses premières déclarations, l’ampleur et la profondeur du mouvement. Elle vit la crise avec trois temps de retard : le premier, c’est le retard social. Lez revendications qui ont formulées n’avaient pas été prises en compte dans les orientations politiques et les budgets récemment définis. Le deuxième, c’est un retard sur l’identité. Il apparaît évident que depuis une quinzaine d’années, l’émergence identitaire constitue l’une des clés de compréhension de cette société. Elle se substitue dans une large mesure au mouvement indépendantiste. C’est ce que la classe politique locale n’a pas été capable de porter.

Bien sûr c’est sg qui l’écrit alors ce n’est pas très sérieux tout ça, hein monsieur berthier.

Au fait monsieur berthier, "intuitu personae" est en relation directe avec la personne, devrai-je supposer que je serai directement concerné par les informations que je fournis sur le site ? Et ces informations seraient de mon fait, et seulement de mon fait ?

A l’avenir j’éviterai de vous citer, pas besoin de vous faire un dessin monsieur berthier ?


Re: le peuple, à la guadeloupe... par c_berthier le Jeudi 19/02/2009 à 17:31

Cher camarade,
C'est plutot moi qui devrait être vexé d'être taxé de "Monsieur". J'ai contribué sur la base de ma connaissance profonde de l'Ile de La Réunion ou, avec Chateauvieux, est parti le dernier "béké" à la mode antillaise. J'ignorai tes propres attaches. Mon but n'est pas de blesser , mais le respect.
Mon objet est d'éviter que la "question coloniale" serve de diversion par rapport à la question du réel partage de la plus-value aux Antilles à l'époque du capitalisme financier et des cartels. 
Tu sais fort bien, par exemple, qu'en réglant sa question coloniale, en élisant un gouvernement "socialiste", etc...le peuple de Maurice n'est devenu ni indépendant, ni socialiste.
L'idée est que, de commissions en financements, frets, assurances, services, achats et rachats, etc, les groupes inportateurs ne doivent pas laisser aux non créoles plus d'un quart du surprofit qu'ils réalisent, avec la complicité de la règlementation de l'état et de l'Europe. L'essentiel de ces profits est réalisé off-Guadeloupe.
C'est pour cela que l'orientation "contre la vie chere" adoptée par le LKP va droit au coeur du probleme pour realiser la "continuité territoriale sur les prix avec la métropole" permettant le redémarrage des activités agricoles, artisanales locales et un meilleur niveau de vie. Mais pour cela, il faut rétablir un controle douanier, un controle des prix ( "controle ouvrier  sur les prix...et les comptabilités ici et là-bas", "crédits à bon marché", "planification", etc ça te rappelle rien?).
Et tout ceci n'a rien à voir avec le PG qui est d'une prudence de serpent sur ces questions.
Cordiales salutations socialistes.


par Serge_Gomond le Lundi 16/02/2009 à 18:11

J’ai regardé et fait enregistrer (refus d’avoir à demeure un téléviseur) ton documentaire « L’accès aux soins en danger » de la série « dans le secret de… », et ça m’est resté sur l’estomac, tout ce fric gâché et ces malheureux salariés bafoués et mis au rancart par le cynisme et la cupidité de quelques uns (et unes d’ailleurs), c’est une honte ! Il est question de le regarder à nouveau, la rage au ventre, pour en analyser les moindres faits. Une émission comme celle-là vaut toute les merdes réunies, qu’ils diffusent à longueur d’années dans le poste pour soit-disant "amuser" et distraire le peuple. Mais le peuple en a vraiment marre. Le peuple pense de plus en plus, à savoir, comment faire pour se débarrasser définitivement de sarkozy et de sa smala, comment ? Les Guadeloupéennes et Guadeloupéens, nous ont donné une méthode quasi infaillible, la grève générale de tous les travailleurs ! Voilà comment.

Amitiés à toi Jacques.   


Re: de plus par Serge_Gomond le Lundi 16/02/2009 à 20:10

JC écrit : (…L’argument d’Olivier Besancenot pour refuser d’entrer dans le « Front de gauche » de Jean Luc Mélenchon consiste à dire : « et après les européennes, que faire aux élections régionales ? Retourner dans le giron du PS ? ». Question loin d’être absurde puisque pour préserver les positions électorales qui lui restent, le PCF ne peut se priver d’alliance avec le PS. Comme d’ailleurs le PG qui voudrait conquérir quelques élus…)

 

SG : En fait le PG de Mélenchon s’apparente à est "une diversion politique", une de plus ! Et plus précisément à un avatar du ps ! Aucun intérêt.

 

JC écrit : (…s’inscrire dans la continuité du 29 janvier dont l’ampleur des manifestations a surpris, jusqu’aux organisateurs eux-mêmes…)

 

SG : C’est là le drame, les salariés en ont tellement marre, que la moindre occasion qui se présente à eux pour en faire la démonstration est une aubaine ; et que font les syndicats ? Quasiment rien, ils attendent… Ils attendent quoi ? Pour parler par exemple des "cfdt/cgc/cftc", selon des rumeurs persistantes, voir "le Canard enchaîné" de la semaine dernière, ils (les dirigeants de ces syndicats) attendraient que le gouvernement sarkozy trouve une solution qui leur permettrait de différer aux calendes grecs la journée du 19 mars 2009. Merdiques syndicats de collabos !

 

JC écrit : (…« En fait, plus électoraliste tu meurs », aurait-on envie de rétorquer si la chose n’était pas sérieuse. Car en attendant, dans la construction d’une opposition de sa majesté, tout le monde voit bien que la concurrence d’appareils – ou d’appareillons – déroule un tapis royal à Nicolas Sarkozy qui ne peut appliquer la politique qui est la sienne que grâce à l’impuissance de toute opposition sérieuse…)

 

SG : sarkozy est si sûr de ne rencontrer pratiquement aucune réaction sérieuse de la part de certains syndicats ou des partis institutionnels  à sa politique réactionnaire, qu'il avoue de plus en plus ouvertement, à ses proches, qu'il se représenterait bien volontiers pour un second mandat. Il est tellement persuadé que cette élection ne sera pour lui q'une simple formalité, qu'il pense tout haut à son après "second mandat"  !  


par Anonyme le Mardi 17/02/2009 à 19:09

Guadeloupe : le point sur le mouvement

Combat ouvrier
 
(...) Nous sommes conscients d'être seulement au début d'une lutte qui devra se prolonger pendant des mois et des mois. Ce qu'apprennent aujourd'hui les travailleurs et les pauvres leur servira de tremplin pour de futurs combats. Et quelle que soit l'issue de la lutte actuelle, les faits sociaux, les souffrances, les blessures qui l'ont provoquée aujourd'hui, si elles ne sont pas réparées, provoqueront inéluctablement le surgissement de nouvelles luttes - espérons-le - de plus en plus conscientes, de mieux en mieux organisées. L'avenir n'appartient pas à cette classe de possédants égoïstes qui ont les doigts crispés sur leur coffre-fort, qui ont un portefeuille à la place du coeur. Les êtres humains méritent mieux que cela, une société dirigée autrement que par ces gens-là, une société plus juste et plus fraternelle.
 


Re: par regis le Mercredi 18/02/2009 à 00:06

Quelque chose me gène dans ce texte : en filigrane, je crois entendre que si c’est fichu pour ce coup là, on s’est rapproché du but qui ne peut qu’être lointain. Une vision messianique où le bien cheminera et finira bien par arriver en son apothéose.

Faut-il rappeler que la revendication des 200 euros et le reste c’est ici et maintenant ? Pour simplement vivre décemment…

Et, à cet égard, la situation n’est pas si différente en métropole.

Soutenons donc les guadeloupéens, martiniquais réunionnais, exigeons le retrait des forces de police mais le meilleur soutien c’est de nous mettre à notre tour. De ce point de vue, je déplore que le débat ait glissé de la proposition de départ à la Guadeloupe.


par Anonyme le Mercredi 18/02/2009 à 15:05

Je suis un combattant aux mains nues ! Par Alex LOLLIA

  /* Membre du LKP, roué de coups et traité de sale nègre...
(...) Il faut encore élargir nos rangs et approfondir notre combat. C’est toute la Guadeloupe qui est derrière nous. La victoire est à portée de mains. Nous avons écrit une belle page dans le combat pour l’émancipation : la liberté commence aujourd’hui ! http://ugtg.org/article_747.html


Ma réponse à votre article : par Michèle CAILLET le Mercredi 25/02/2009 à 17:44

Bonjour Monsieur COTTA,

Déjà, je tenais à vous féliciter pour le film que vous avez réalisé "L'accès aux soins en danger" .... excellent reportage !

Mainteant, je vous cite : 

" Le « Front de gauche », simple front électoral… Cette perspective est vouée à l’échec.

Mais un front unique des organisations, des associations, des syndicats pour la défense immédiate des intérêts du plus grand nombre, forgé dans le combat pour la marche sur Paris de millions, pour dire « assez de licenciements », avec ses prolongements sur le terrain électoral…

Un front unique qui pourrait se forger dans l’ouverture par exemple de cahiers de doléances, conformes à notre tradition républicaine, partout où la mobilisation pour la défense des hôpitaux de proximité, du service public de santé, de la sécurité sociale, a battu son plein, pour permettre aux citoyens de faire entendre leur voix et de s’organiser pour le succès d’une grande marche à Paris…

Voila qui aurait sans doute un sens réel, saisissable et porteur de succès espérés. "


Je suis entièrement d'accord avec tout votre article, mais je rajouterai qu'il faut dire, également, haut et fort : "NON AUX FRANCHISES MEDICALES !".

Bonne journée.



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